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 Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson

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MessageSujet: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Mer 12 Mar - 20:01


Two criminals walk in a bar

Ft. Arthur M. Jameson & Aleera D. McPherson



« You can fool some of the people all of the time, and all of the people some of the time, but you can not fool all of the people all of the time.»


Aleera a toujours été fasciné par les self-made-men. Ces hommes (et femmes) partis de rien mais qui, seuls, ont réussi à se hisser au sommet et accomplir leur rêve. Ou du moins accomplir les objectifs qu’ils se sont fixés, et de repousser par la suite leurs limites. Cependant il fallait se rendre à l’évidence, personne n’a jamais réussi vraiment tout seul. Il y a des visionnaires, des personnes tenaces, douées et intelligentes. Mais pour réussir ils ont pu s’appuyer sur d’autres personnes compétentes. Et c’est là leur grand mérite : savoir bien s’entourer. Et il n’y a pas de meilleure manière de s’assurer le concours d’autrui que de faire en sorte qu’il ait à cœur de vous aider.

C’est là qu’on devrait parlé de la notion d’ami.
Être sociale était donc de mise.

Savoir attirer l’attention sur elle, était une chose aisée en soit grâce à son physique avantageux, mais être prise au sérieux était toujours la partie la plus difficile de sa phase d’approche. Du moins au début. Un jolie minois était souvent un signe de stupidité, il semblait impossible pour certains hommes qu’une femme puisse réunir à la fois un beau physique mais une certaine intelligence. Son passé militaire tumultueux lui avait appris à cerner rapidement ce genre de personne, et si à l’époque elle avait passé sous silence les regards moqueurs et les réflexions démontrant leur manque de confiance en ses compétences, aujourd’hui la jeune femme avait réussi à ce faire un petit nom. Ça n’avait pas été facile, car si au départ elle avait commencé à vendre des informations classées secret défense bien à l’abri dernier un écran d’ordinateur, la rousse s’était finalement décidé à se montrer au grand jour, en voulant encore plus. Aleera commença donc à chercher elle-même les informations dont ses premiers clients avaient eu besoin, crapahutant dans des endroits désertiques, dormant dans des caves à même le sol, réussissant à acheter les bonnes personnes, en venant parfois au mains - remercions au passage l’armée qui devait maintenant regretter de l’avoir jeter comme une malpropre - pour recevoir ce qu’elle désirait. Le fait qu’elle n’ai pas essayé de doubler ses commanditaires lui avait donné de bonnes références. D’autres demandes étaient donc arrivées, de natures différentes, et elle était repartis à l’aventure. Après plusieurs années, ‘The Concierge of Crime’ comme se plaisait à l’appeler ses clients avait maintenant une excellente liste de contacts en tout genre, pouvant répondre à n’importe quelle demande si l’envie ne lui manquait pas.

Aujourd’hui, elle s’était réinstallée à Londres, pour quelques vacances bien méritée. Aleera n’avait pas vraiment peur de se faire rattraper par son passé, ayant maintenant en poche d’immenses atouts dont personne ne pouvait se douter. Le sourire aux lèvres presque toute la journée, elle passait son temps à dépenser sous le nez des milliers de caméras de la capitale britannique, l’argent de ses crimes. Après tant d’années à vivre entre avions, voiture et taudis, un peu de confort était le bienvenue. Et elle ne se refusait rien. Cependant ses jours de farniente semblaient goûter à leurs fins quand elle reçut un message pour un contrat, ici-même à Londres. Et pas de n’importe qui, un contrat venant de l’un de ses tout premiers clients. La loyauté dans ce milieu était rare, alors quand on pouvait se rendre service entre criminels ayant un minimum de respect entre eux, elle n’allait pas cracher dessus.

Une robe légèrement habillée, des chaussures à talons, ses cheveux roux détachés cascadant en vague sur son épaule, la jeune femme était prête à reprendre contact avec cette ancienne connaissance. Aleera rentra donc d’une démarche conquérante dans ce bar de la City, dont de nombreux hommes d’affaires avaient fait leurs quartier général pour décompresser après une longue journée passé dans leur bureau. Elle se dirigea d’un pas ferme vers l’une des tables libres, un tout petit peu à l’écart de l’attroupement des costumes-cravates et s’assit dos au mur, le regard tourné vers l’entrée.

Arthur Milligan Jameson. Cela faisait bien des années qu’elle n’avait pas eu de nouvelles de lui. Oh, elle ne s’attendait pas à un coup de file ou une carte de vœux pour Noël étant donné le milieu dans lequel tous deux évolués, mais elle ne pouvait s’empêcher de se demander si le caractère de l’homme avait changé avec le temps. Pour sa part, Aleera avait muri, si à l’époque elle pouvait paraître naïve concernant les codes du milieu criminel, ce n’était plus le cas à présent. Elle n’était plus la nouvelle venue, elle était celle qui connaissait toutes les ficelles. La rousse avait prit en assurance, développer des compétences qu’elle ne pensait pas vraiment avoir, et elle l’avouait, avait développer un certain égo (Mais elle en avait les moyens pas comme certains fanfarons)

De quoi quelqu’un comme Arthur avait-il bien besoin d’aide de sa part. Là était le mystère. Mystère qui allait rapidement s'éclaircir puisque l’irlandais finit par entrer dans le bar à son tour.


 


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« Si l’Angleterre n'a pas apprécié mes compétences, j'ai décidé que d'autres en seraient ravis. Je n'ai plus de pays, plus d'agenda politique, je suis là seulement pour donner au plus offrant ce qu'il désire. La prochaine fois, peut être que l'armée britannique y réfléchira à deux fois avant de se créer ses propres ennemis. »
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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Sam 15 Mar - 16:06



Two criminals walk in a bar
ft. Aleera & Arthur۰


Aleera McPherson.  Je ne devais pas avoir prononcé ce nom depuis de longs mois, voire des années. Non pas que je n’avais pas besoin de ses services, mais j’avais eu d’autres agents entre temps, qui étaient aussi compétents qu’elle, et que j’avais pu soudoyer pour peu. Ils n’avaient pas toutes ses compétences, malheureusement, mais ils faisaient l’affaire. Cette fois, c’était différent. Je savais qu’il n’y avait qu’elle qui pourrait effectuer la mission que je comptais lui attribuer. Et surtout, cette fille me plaisait ! Non pas d’un point de vue sentimental, non rien de tout ça. Simplement, elle avait du cran, elle avait du culot, et elle réussissait toujours ce qu’elle entreprenait. J’aimais les personnes comme celle-ci, parce que je savais que je pouvais leur faire entièrement confiance. Surtout à Aleera. Elle restait muette comme une tombe. Je savais bien que je m’étais dit que plus jamais je ne m’attacherais, de près ou de loin à une femme qui remplissait des contrats pour moi, pour ne pas réitérer l’opération Margaret, mais bon sang… je ne pouvais pas m’en empêcher. Et puis, ce n’était pas vraiment de l’attachement. Si elle échouait, et qu’elle devait y laisser sa peau, je n’en serais pas très affecté, mais je perdrais l’une de mes meilleures alliées. Et c’était ça qui me posait le plus de problèmes.
Néanmoins, j’avais ignoré mes doutes, et je lui avais donné rendez-vous, comme à notre habitude, dans un bar. Evidemment, il nous fallait un endroit bruyant, un endroit bondé, quelque part où personne n’entendrait notre conversation à moins de vraiment s’y intéresser. En somme, quelque part où nous serions tranquilles pour parler affaires. Nous étions tous les deux incognitos à Londres, et nous pouvions nous déplacer librement, mais je souhaitais plus que tout éviter toute once de soupçon. Alors dans un endroit où les gens pourraient être bourrés, même en journée, la couverture ne serait pas détruite.
Quand j’entrai dans le bar, je la remarquai tout de suite. Son apparence jurait avec le reste des clients du bar. Des piliers de comptoir, habillés comme des sacs aux hommes d’affaires de la City, élégants dans leurs trois-pièces à plus d’un millier de livres, elle était la seule femme à oser les couleurs. Personne ne pouvait la louper. En gros, j’allais passer pour un pervers psychopathe, qui allait tirer son coup le soir-même. Génial..
Je m’avançai vers elle, oubliant les préjugés que l’on allait m’attribuer par la suite et, pour sauver les apparences, l’embrassai sur les deux joues,  comme si nous étions plus que de simples « collègues ». Je voyais dans ses yeux qu’elle me jaugeait, et je devais bien avouer que je faisais la même chose. Elle avait un peu changé. Elle paraissait plus adulte, plus mature, beaucoup plus apte à faire ce qu’elle avait choisi de faire. Je ne connaissais d’elle que ce qu’elle avait bien voulu me dire, mais je voyais surtout dans ses yeux qu’elle avait grandi, et que je pouvais encore plus compter sur elle et sur son talent certain.
Je m’assis et commandai une bière, très peu désireux de perdre mes moyens si je buvais trop et trop vite. Nous restions silencieux tous les deux, en nous observant en chiens de faïence, l’un guettant tous les mouvements de l’autre. Et enfin, quand je fus servi et que le serveur nous laissa tranquilles, je pris finalement la parole :

-Tu n’as pas vraiment changé, dis-moi…

D’habitude, je n’étais pas du genre à m’attarder sur les formalités de départ. Je n’aimais pas les conversations, je n’aimais pas parler et prendre des nouvelles des gens, je n’aimais pas les relations humaines. Je considérais que les personnes avec qui je conversais le plus souvent n’étaient que des objets, utiles à ma réussite, mais futiles à mon épanouissement personnel. Là, c’était différent. Aleera était mon égale. Elle n’était pas sous mes ordres, elle ne faisait qu’exécuter un contrat pour moi. Tout était différent. Et de fait, je me comportais différemment également.

-Tu n’as pas été très présente ces derniers temps, je me trompe ?

Je bus une gorgée de ma bière, sans jamais quitter la jeune femme des yeux. Amusé, je me demandais si beaucoup de choses avaient changé depuis notre dernière rencontre. J’essayais de distinguer les différences, comme un enfant qui chercherait les sept erreurs dans un jeu. Je savais qu’elle restait toujours très discrète sur elle, et c’était bien normal de sa part, étant donné qu’elle risquait sa vie pour ses contrats, parfois. En fait, même tout le temps. Quel criminel ne risque pas sa vie, ou du moins sa liberté ? Aucun. En effet. Mais la vie était tellement plus drôle, tellement plus intéressante dans ce mode de vie… dans ce mode de jeu…

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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Sam 15 Mar - 22:50


Two criminals walk in a bar

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« You can fool some of the people all of the time, and all of the people some of the time, but you can not fool all of the people all of the time.»


La jeune femme prit le temps de détailler Arthur quand celui-ci entra. La première impression était toujours importante, surtout quand cela faisait un moment qu’elle n’avait pas vu son ‘ami’. Impeccablement habillé, la tête haute, le regard jaugeant tout ce qui se passait autour de lui, il semblait être rester le même. Aleera ne prit pas la peine de se lever quand il arriva enfin à sa hauteur, lui faisant la bise - qu’elle lui avait retourné par ailleurs, bien qu’un peu étonnée par son geste - coupant court aux regards que certains costumes-cravates n’avaient pas arrêter de lui jeter depuis qu’elle était arrivée et qu’elle avait snobé avec une habitude déconcertante.

Leurs boissons maintenant en main, une bière pour Arthur, un Martini pour la demoiselle - elle n’avait pas osé prendre un whisky en sa présence étant donné qu’elle n’aurait peut être pas choisit le sien, et ne voulait pas le froisser pour ces retrouvailles. Ils s’étaient regarder, détailler, essayant chacun de discerner s’ils avaient bien fait de venir ici dans ce bar, et s’ils pouvaient avoir confiance en l’autre comme leurs dernières fois. Aucune raison pour que cela se passe mal aujourd’hui.

- Tu n’as pas vraiment changé, dis-moi…

« Je vais prendre ça pour un compliment...» Répondit-elle simplement, un petit sourire aux lèvres, le verre tendu en sa direction comme pour porter un toast, tournant un peu le liquide de sa boisson avant d’en prendre une gorgée. Elle ne prit pas la peine de lui dire qu’il semblait aller bien considérant l’affaire ‘Margaret’ dont bien entendu elle avait connaissance.

Il avait raison, du moins en partie. Physiquement, la seule chose qui avait bien pu changé chez elle était la longueur de sa chevelure rousse. Peut être sa façon de se tenir aussi. La jeune femme n’avait jamais été de nature timide, mais si au départ elle préférait rester cacher dans l’ombre, à l’abri des regards, ce n’était plus le cas aujourd’hui. Oh, elle prenait toujours ses précautions pour éviter que son jolie minois se retrouve associé au ‘Concierge of Crime’ mais elle savait pertinemment qu’il s’agissait d’une question de temps. Et en attendant, elle en profitait allègrement. Life is too short.

- Tu n’as pas été très présente ces derniers temps, je me trompe ?

« A Londres ? Non en effet. »

Aleera avait pratiquement passé les quatre dernières années à traverser le monde en long, en large et en travers. De la Russie où elle était encore la semaine dernière pour retrouver la femme d’un milliardaire, en passant par Pékin pour sa première planification d’un braquage de banque, à Damas pour une extraction difficile... Non effectivement, l’Angleterre avait été un peu sa zone noire. Ce qui était parfaitement normal quand on savait les raisons de son départ. Seulement maintenant, elle était prête à tout recevoir. Ses compétences déjà étendues à l’époque s’étaient multipliés, ses capacités avaient été mises en pratique avec un résultat l’étonnant encore aujourd’hui. Des contacts pleins les poches, de l’argent à dépenser et une vengeance bien servi, la rousse n’avait plus aucune raison de rester hors de son pays.

« J’ai voyagé un peu. C’était très instructif. »

Le sous-entendu était facile à repérer. S’il pensait que la jeune femme avait perdu la main et que c’était pour cela qu’on ne l’avait plus vue dans les parages, c’était tout le contraire. S’il avait pu lui faire confiance auparavant, l’étendue de ses nouvelles connaissances pouvait lui être d’autant plus bénéfique.

« Tu n’étais pas vraiment dans les parages toi-même il me semble. » Commenta-t-elle, penchant la tête légèrement sur le côté lui donnant l’image d’une enfant curieuse, mais n’attendant pas vraiment de réponse de sa part.

Il était rare qu’ils échangeaient quoique ce soit de leurs vies personnelles. D’abord parce qu’Aleera n’avait pas grand chose à dire sur sa vie privée n’ayant aucun parent proche en vie, et très peu de véritables amis. Ensuite parce que même si elle en avait une, elle ne prendrait pas le risque de l’étaler devant tout le monde en guise de représailles. Peut être qu’elle devrait inventer une histoire qu’elle changerait à chaque fois qu’on lui pose des questions personnelles pour savoir quelles informations allaient ressortir. Bon moyen de connaître ceux qui sont dignes de confiance et ceux qui ne le sont pas.

Elle n’ajouta rien d’autre, attendant qu’Arthur vienne de lui même aux faits de sa venue. S’il voulait parler un peu avant, pas de problème. Après tout, elle était toujours en vacances.


 


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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Lun 17 Mar - 22:40



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Avec patience, je regardais les beaux yeux verts d’Aleera. Elle semblait amusée de me voir me donner au jeu des conservations quotidiennes des Londoniens lambda. Enfin, j’allais y mettre un terme assez rapidement, malgré tout. Nous n’étions pas là pour discuter de la pluie et du beau temps. Au contraire, j’avais plutôt des choses importantes à soumettre à son expertise unique. Alors qu’elle semblait jouer au même jeu que moi, avec un grand sourire elle me fit explicitement comprendre que pendant son absence, elle n’avait pas chômé. Et en effet, certains de mes contacts en Russie, certains amis de Dimitri, m’avaient clairement parlé de la jeune femme, avec de la surprise et des étoiles plein les yeux. Epatante, éclairée, casse-cou, et surtout très bonne en affaires, tels avaient été les mots employés par mes « amis ». Aucun d’eux n’avait osé dire quoi que ce soit de négatif sur elle. Pas de doute : elle avait su se faire sa réputation en quelques années. Et ce n’était plus la gamine sans expérience que l’on aurait pu croire – alors que même à l’époque déjà, elle ne l’était pas -, désormais, elle était devenue une véritable professionnelle, avec un carnet d’adresses, avec de l’ambition internationale et avec une volonté de fer. Elle ne devait plus avoir grand-chose à apprendre, et elle en savait déjà plus que moi.
Et surtout, elle s’était tenue au courant de ce qu’il s’était passé ces derniers temps, apparemment. Aleera me fixait avec un regard compatissant, mais froid. Un regard professionnel. Elle ne perdait pas le nord, de toutes façons, et je ne devais pas le perdre non plus. Nous n’étions pas là pour faire de la diplomatie. Plutôt pour parler affaires. Néanmoins, j’aimais faire les choses bien, et finir une conversation avant d’en commencer une autre, d’un style bien différent. Elle semblait s’étonner que je n’aie pas été présent, à son instar. J’avais été… disons, occupé. Avec différentes affaires. Des problèmes à régler à la source. Des personnes qui ne se montraient pas dignes de ma confiance. Des agents que j’avais dû rétrograder, dispatcher loin du pays, ou bien tout simplement éliminer. Ce n’était pas franchement la partie de mon boulot que je préférais. Désigner quelqu’un pour tuer quelqu’un d’autre n’était pas mon dada. J’aurais préféré ne pas en arriver là. Mais j’avais une poigne de fer et je souhaitais la garder jusqu’au bout. Et je n’avais qu’une parole. Il n’avait pas à me décevoir, mais il l’avait fait. Tant pis pour lui.

- J’ai dû rentrer à Dublin quelques temps. Des histoires de confiance, de fausses signatures et de rapports erronés. De la paperasse et deux employés en moins.

Pas besoin de rentrer dans les détails pour ça. Elle devait bien se douter de ce que je voulais lui dire. Elle connaissait mes méthodes, et ces dernières ne différaient pas beaucoup de celles des autres trafiquants, dans d’autres pays. Mais je voulais à présent en venir au vif du sujet. Pas besoin de lui rappeler tout le contexte de mon entreprise, elle connaissait déjà tout cela par cœur. C’était du temps gagné sur le reste. Il ne s’agissait pas d’éliminer quelqu’un de façon bête et méchante. Cette fois-ci, et si j’avais besoin de ses services, c’était parce que je voulais du suivi. De l’infiltration. Des éléments pour m’aider.

- Je vais avoir besoin de tes services, mais ça tu le sais déjà.

Je lui adressai un sourire cordial, lançai de légers coups d’œil vers les côtés, vers les clients les plus proches de notre table, et également vers le serveur. Personne ne semblait plus préoccupé de nous que cela, et personne ne nous regardait avec trop d’insistance. Parfait. Je continuai :

- Cette fois, ta récompense sera doublée, voire triplée.

Je savais parfaitement que je n’avais pas besoin de l’amadouer comme ceci avec de l’argent. Elle en avait déjà bien assez, mais je savais aussi qu’au moins, les bases étaient posées. En fonction de ce que je donnais pour une mission, elle en connaissait l’importance. Et là… c’était très important.

- Il va s’agir de suivre quelqu’un dans un premier temps, et de me récupérer des informations précises. Tu penses que tu pourrais faire ça sans l’égorger trop vite ?

Je me moquai gentiment d’elle. Je savais que dès qu’il s’agissait de tuer des Anglais, Aleera était tout à fait partante. Néanmoins, là, il fallait qu’elle se modère. Et elle était parfaitement capable de le faire ! J’avais confiance en elle. Et j’espérais que ça ne me fasse jamais défaut !  

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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Mar 18 Mar - 23:19


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Ft. Arthur M. Jameson & Aleera D. McPherson



« You can fool some of the people all of the time, and all of the people some of the time, but you can not fool all of the people all of the time.»


La politesse. C’était quelque chose de rare de nos jours, et encore plus dans le milieu dans lequel tout deux évolués. Et pourtant quelques paroles de bienséances ne faisaient de mal à personne. Cela permettait même parfois de se sortir de situations coquasses. Aleera se rappellera toujours de cette fois, au tout début de sa carrière criminelle quand elle s’était faite prendre la main dans le sac par un sous-fifre. Des banalités, des sourires, une bonne répartie, un échange d’argent plus tard, elle avait pût s’échapper sans trop de difficulté et acheter le silence de cet homme. Bien entendu, ça ne se passait pas toujours ainsi, mais c’était pour dire les bienfaits d’une petite perte de temps si ça pouvait rendre service. Demander des nouvelles des enfants de tel mafieux par exemple, était toujours bien accueilli. Les frivolités faisaient perdre un peu de temps, mais ils étaient parfois indispensables. Et s’il y avait quelque chose qui hérissait au plus haut point la rousse en plus de la trahison, c’est l’impolitesse.

- J’ai dû rentrer à Dublin quelques temps. Des histoires de confiance, de fausses signatures et de rapports erronés. De la paperasse et deux employés en moins.

Au moins il n’avait pas à chercher à être subtile avec elle, connaissant déjà le personnage. Sa réputation durement acquis devait lui être venu à l’oreille s’il ne prenait pas la précaution de savoir si elle était toujours digne de confiance, et croyez le bien, sa loyauté envers la plupart de ses clients n’étaient même plus à faire. Cependant il était aujourd’hui rare pour la jeune femme de s’occuper elle même des affaires concernant des contrats visant la vie de telle ou telle personne. Le plaisir d’avoir assez de contacts et d’argent pour ne plus à avoir à se salir les mains était maintenant chose courante pour elle. Elle servait plus d’intermédiaire à présent. Il lui arrivait cependant d’avoir des demandes spécifiant que ce soit elle même à effectuer la tâche - apparemment c’était plus pour prouver que son client était en contact avec ‘The Concierge in Crime’- qu’elle effectuait rapidement, ne laissant presqu’aucune trace derrière elle, déformation militaire oblige en plus de sa nature perfectionniste.

- Cette fois, ta récompense sera doublée, voire triplée.

C’était presque insultant de commencer un contrat en parlant d’argent. Cela faisait presque prostitution. Pensait-il l’amadouer plus facilement en lui lançant des billets à la figure ? Elle n’était pas de ces petits voyous de bas étages prêt à tout pour quelques centaines de livres sterling. Aleera avait presque envie de lui faire la réflexion mais se contenta d’hausser un sourcil, avant de d’esquisser un sourire.

« Tu sais que mes tarifs ne sont plus les mêmes qu’à l’époque, de pars mon expérience et mes nouvelles compétences. » Fit-elle remarquer en prenant une gorgée de son cocktail, le regard planter dans le sien. « Mais nous verrons cela plus tard, je ne m’inquiète pas à ce niveau avec d’anciennes connaissances telle que toi Arthur. »

Il était rare de tomber sur des clients digne de confiance dès le début. Tout comme il était rare de trouver du personnel compétent. Se mettre sur un terrain d’entente quand on ne connaissait pas où aller la loyauté de cette personne n’était pas choses aisées.  Et maintenant il lui demandait une simple filature, à elle. Cela devait être pour une personne difficile à observer sans se faire repérer ou pour tester la loyauté de celle-ci. D’habitude Arthur ne lui demandait pas vraiment ce genre de travail mais peut être qu’avec les trahisons passés, il préférait donner ce travail en quelqu’un qui ne le poignarderait pas dans le dos.

« Il me faudrait le nom de la personne et les informations qu’il faudrait que je récupère pour me faire une idée du travail à faire. » Répondit-elle simplement, commençant à écrire son contrat mentalement pour qu’ils se mettent d’accord sur les termes. « Une limite de temps ? » C’est plus facile de planifier avec un peu de temps devant soit, surtout si elle devrait éliminer la cible par la suite. « Dois-je m’attendre à quelques surprises en route mon cher ? » Par surprises, elle entendait le fait que cette personne ai engagé des gardes du corps ou quelque chose du genre. La rousse n’aimait pas les surprises de ce genre, non pas qu’elle ne pouvait pas les gérer, loin de là, mais de nature à tout contrôler, l’imprévu n’était pas bienvenue.

Dire qu’Aleera était revenue en Angleterre pour se reposer et la voilà, une semaine après avoir poser pied sur sa terre natale à retourner au travail. Sa façon de parler pourrait faire croire qu’elle n’était qu’une femme au cœur de glace, et elle ne déniait pas ce fait malgré le fait que ce n’était pas le cas. Sinon pourquoi avoir instaurer d’elle même sa règle numéro 3 : Pas d’enfant pour cible, quel qu’elle soit. Car si elle était une criminelle, assassinant parfois des gens, elle était aussi une femme, qui un jour, avait rêvé d’être maman. Un rêve bien lointain.


 

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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Jeu 20 Mar - 15:29



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J'avais rapidement vu les yeux d'Aleera me fusiller sur place, comme si j'avais été insultant. Ce n'était pas le cas. Je ne faisais qu'annoncer la couleur de ce qui allait suivre. Elle devrait le savoir avec moi. C'était vrai que d'habitude, avec les autres, je préférais parler de salaire à la fin de l'entretien, parce que je pouvais les embobiner un peu et les payer moins que je ne le voudrais. Simplement... là il s'agissait d'Aleera. Et il était hors de question que je la fasse tourner en bourrique. Elle était bien trop précieuse à mes yeux pour que je puisse la perdre ; du moins, perdre sa confiance. Alors je faisais toujours très attention à la somme que je choisissais de lui proposer. Si je voyais à son regard que ça ne lui plaisait pas, d'une petite pirouette je réussissais à augmenter le prix, pour ne pas tout gâcher. En réalité, je lui avais dit que son salaire serait doublé, voire triplé, mais c'était idiot de dire ça, je m'en rendais compte à présent. Evidemment, elle avait grandi, elle avait changé, elle était devenue excellente, alors ce n'était pas les petits tarifs que je lui avais accordé il y a si longtemps qui seraient en vigueur maintenant. D'ailleurs, Aleera me le fit vivement remarquer, en reprenant la parole. Je souris. Elle ne perdait pas le nord, elle non plus. Je me demandais ce qu'elle pouvait bien faire de tout son argent. Enfin... ce n'était pas mes affaires. Mais je devais bien avouer que je me posais beaucoup de questions à son sujet. Et en la regardant de plus près, je remarquai rapidement où partait une partie de ses salaires.

Ensuite, elle abattit toutes ses questions sur moi, d'un seul coup. Elle m'amusa beaucoup, parce qu'en soit, elle n'avait pas beaucoup changé. Elle voulait toujours tout savoir du premier coup, elle ne supportait pas le suspense. Elle n'avait aucune patience, quand il s'agissait de savoir ce qu'elle aurait à faire. J'espérais simplement qu'elle ait plus de patience en mission... sinon je pouvais toujours demander à quelqu'un d'autre de m'aider. Je retins rapidement ses questions : le nom, les infos à rapporter, le temps imparti et les surprises. Bien. Je devais utiliser ces demandes avec soin. D'abord le nom n'était pas spécialement important, le surnom de ma cible était plus intéressant.

- Tu l'as peut-être déjà rencontré... il s'agit de l'un de mes ennemis récents, mais je suis sûr qu'il en a d'autres que moi. On l'appelle l'Estonien. La quarantaine, cheveux courts, yeux bleus. Beau gosse typé slave. Il n'y en a pas des masses comme lui. J'ai un dossier dans ma sacoche avec des photos, des lieux réguliers où il se rend et son adresse principale, qu'il a dû cependant fuir.

Je me délectais de tout ce que je disais. C'était tellement bon de se sentir aussi puissant que je l'étais. Je n'avais qu'à demander quelque chose, et quelques minutes après je l'avais déjà. Je demandais un nom, une adresse, un numéro de téléphone, et mes agents se chargeaient pour moi de travailler. Je me la coulais douce, certes, mais c'était tout un boulot de diriger cette toile, ce réseau. Et j'aimais ça. J'étais né pour ça. Je mourrai pour ça, de toutes façons.

- Je vais avoir besoin de toi pour me ramener toutes les informations qu'il a pu donner sur moi. Et à qui il les a données, surtout. Je sais que tu en es capable, sans le tuer... du moins au début!

Je lui fis un clin d'oeil, avant de boire une gorgée de ma bière. Je laissai le liquide pétillant couler le long de mon œsophage avec délice, avant de faire claquer ma langue dans un état de plénitude qui m'était propre. Je ne m'inquiétais jamais, j'étais sûrement l'homme le plus zen de la Terre. Sauf bien entendu, lorsque je m'énervais après des agents, ou même des clients.

- Tu as autant de temps qu'il te faudra, mais j'attends de toi que tu sois quand même rapide. Je ne veux pas trop attendre avant de savoir qui je dois soudoyer ou exécuter...

Après tout, il s'agissait quand même de mon business et, à plus grande échelle, de moi-même. Je n'avais ni envie de me retrouver en prison, ni envie de mourir. Et je savais que je m'étais attiré les foudres de certains mafieux. Tout le monde ne m'obéissait pas encore, malheureusement alors je n'étais pas tranquille. Néanmoins, je ne m'en faisais pas trop. Personne n'oserait faire d'attentat contre moi, pour l'instant. Je n'avais pas de grosse affaire en cours, ce serait idiot de m'attaquer maintenant. Quitte à me tuer, autant le faire pendant que j'étais sur un cas difficile, pour me décrédibiliser et me faire honte.

- Quant aux surprises... je ne pense pas qu'il y en aura de remarquables. Il est un peu con ce type, même s'il ne faut pas se fier à ce jugement, au contraire. Il est peut-être idiot, mais futé. Il sait comment se cacher et il connait les techniques des filatures. C'est pour ça que j'ai fait appel à toi. Il ne te connait pas, du moins je ne le pense pas. Et tu as un style bien à toi... qu'il n'aura jamais vu avant.

En effet, la jeune femme n'avait sûrement pas eu affaire à lui, sinon j'en aurais eu vent auparavant. Et puis, c'était un gage de qualité, et je voulais absolument que cette mission soit menée à bien jusqu'au bout.

- Il ne te causera pas de soucis, je ne pense pas. C'est un gros machiste, si tu veux tout savoir, alors fais quand même attention à toi.

Je détournai le regard. Non pas que je ne voulais pas qu'il lui arrive quelque chose, mais je serais bien embêté... de plus, elle me manquerait, malgré tout !

- Et tu pourras le tuer si tu veux. En faisant passer ça pour un accident, ce sera parfait.

Je souris, en me réjouissant immédiatement du fait qu'il allait peut-être – et sûrement – mourir. J'espérais qu'elle le fasse, vraiment. Ou alors, elle le renvoyait vers moi, et j'allais le tuer moi-même. Ou bien le soudoyer tellement fort qu'il n'aurait pas le choix et se soumettrait. Ce serait la plus grande humiliation possible pour lui. Mais c'était le genre de type à qui je ne faisais pas confiance du tout, même en étant sous mes ordres. Aleera jugerait bien s'il était possible de le tuer ou non. Elle savait toujours quoi faire, cette femme !

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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Ven 21 Mar - 0:29


Two criminals walk in a bar

Ft. Arthur M. Jameson & Aleera D. McPherson



« You can fool some of the people all of the time, and all of the people some of the time, but you can not fool all of the people all of the time.»


Si au début, Aleera était rentré dans cette vie mouvementée de criminelle, c’était pour se venger de ce qu’elle avait vécue lorsqu’elle était au service de l’empire britannique. Elle avait rêvée de cette profession depuis qu’elle avait pût comprendre les histoires que lui raconter son paternel de son temps dans l’armée. Il l’avait fait rêvasser doucement des liens d’amitié, de fraternité entre lui et ses amis soldats. Lui avait fait miroiter devant ses yeux la possibilité d’acquérir une véritable famille - là leur ne comportant que deux - et c’était cela qu’elle avait voulu, avoir des personnes sur qui avoir confiance, pouvant confier ses doutes et pouvant elle-aussi devenir soutien moral dans les moments difficiles, sa vie ayant toujours été un brin difficile même heureuse. Et ce n’avait été qu’un mirage quand la rousse était enfin entré dans ce monde rempli de testostérone. Des remarques déplacées concernant sa féminité, mais surtout les gestes inacceptables à son égard, pour finir par une trahison des plus impardonnable. La jeune femme avait donc quitter le pays sans un regard en arrière, rien ne la retenant. Des informations pleins les poches et des compétences pouvant être bénéfiques pour d’autres, elle s’était juré de se faire justice soit-même... Et en y regardant bien, elle y était arrivée.

Maintenant, elle ne dénierait jamais le fait que l’argent était important. Aleera était une femme qui n’avait pas forcément eu tout ce qu’elle désirait dans son enfance et se rattraper à présent en achetant des choses parfois extravagantes, bien qu’inutiles. Surtout dans les endroits où sa nouvelle profession l’avait emmené. Aujourd’hui, pratiquement réinstaller dans une véritable demeure qui lui appartenait, elle dépensait sans compter le fruit de son labeur. Et même si toutes les dépenses des derniers temps n’avaient fait qu’écorcher la somme qu’elle avait su mettre de côté, il n’en n’était pas moins certain qu’elle préférait ne pas avoir des soucis financiers dans le futur. De plus, ses capacités devaient être payer en conséquences, ce qu’elle trouvait cela parfaitement normal. Tout le monde payait pour un certain type de travail, elle-même devait parfois dépenser pour du matériel ou embaucher du personnel pour l’aider dans certains cas. Et croyez-le, si la rousse était perfectionniste dans le choix des candidats pouvant rentrer dans son cercle, ceux réussissant à passer ce cap étaient payer rubis sur l’ongle. Elle n’était pas une ‘patronne’ désagréable’, mais elle attendait un minimum de politesse et de professionnalisme - qu’elle leur rendait. Tout cela lui permettait d’avoir leur loyauté, après tout, si on appréciait son boss, et qu’on était traité comme des rois, la question de trahison ne se poser pas.

Connaissant les manières d’Arthur, Aleera savait parfaitement qu’elle ne risquerait aucune trahison, aucune volonté de lui planter un couteau dans le dos. D’après ses précédents contrats. Et à l’entente des paroles de l’Irlandais, c’était quelque chose qui n’avait pas changé. Peut être qu’elle avait bien fait de répondre à son appel.

- Tu l'as peut-être déjà rencontré... il s'agit de l'un de mes ennemis récents, mais je suis sûr qu'il en a d'autres que moi. On l'appelle l'Estonien. La quarantaine, cheveux courts, yeux bleus. Beau gosse typé slave. Il n'y en a pas des masses comme lui. J'ai un dossier dans ma sacoche avec des photos, des lieux réguliers où il se rend et son adresse principale, qu'il a dû cependant fuir.

L’Estonien. Aleera avait peut être entendu ce nom, dans une vague conversation lorsqu’elle était encore en Russie pour ce milliardaire cherchant son épouse kidnappé par un groupe ennemi. Malgré sa curiosité la rousse n’avait pas trop fait attention, étant plus préoccupé par son plan d’extraction. Peut être aurait-elle dû y prêter plus d’attention.

« J’ai peut être eu quelques échos à son sujet, il faudrait que je demande à mon groupe de petits princes...» Répondit-elle simplement, un léger sourire pensant à ses petits informateurs disséminés de part le monde, devenue un peu plus leur maman - s’occupant d’eux et répondant à presque tous leurs maigres désirs en échange de leur compétences - que leur patron. « Cependant, ne t’attends pas à ce que j’utilise mes charmes féminins contre lui. » Finit-elle, lâchant un léger rire désabusé, buvant une fois de plus une gorgée de son Martini. Il n’était pas rare que certaines personnes évoluant dans ce milieu utilise ce stratagème vieux comme le monde pour se rapprocher d’une cible, mais la rousse pensait qu’il s’agissait d’un plan bien mal monté, et vieux comme le monde. Seuls des novices pouvaient espérer arriver à leur fin ainsi, et Aleera ne s’abaisserait pas à ce niveau même pour tout l’argent qu’on pouvait lui promettre. Elle possédait trop de dignité pour cela. Même au début de sa carrière. « Je prendrais ton dossier en partant. » Inutile de sortir ce genre de chose à la vue d’un bar bondé, même si la moitié des hommes présents étaient bien partis pour rentrer un verre de trop dans le nez.

Il lui demandait donc une filature mais surtout des connaître les informations le concernant en possession du fameux estonien. C’était une excellente tactique. Beaucoup de criminels en puissance voulaient jouer les gros durs, se disant qu’il était plus simple d’éliminer la potentielle menace que de savoir si vraiment il en s’agissait d’une. Et c’était là leur erreur. Une erreur de débutant. Aleera n’était pas étonné qu’Arthur ne fasse pas la même erreur, son petit empire lucratif n’avait pour l’instant pas trop été inquiéter grâce aux bonnes décisions qu’il avait prise. Presque toutes des bonnes décisions. Parfois l’imprévue ne venait pas du plan, mais de la mise en pratique de celui-ci, et des personnes exécutantes.

« Je pourrais prendre un peu mon temps donc, ne t’inquiètes pas, je pense que cette affaire sera vite réglée. » Ce n’était pas de l’arrogance dans ses mots, juste une confiance totale en ses compétences. Et généralement si elle disait qu’elle règlera rapidement le problème de l’irlandais, elle le ferait. Elle ne balançait des mots en l’air. Jamais. « Je te ferai part de ce que j’aurai recueilli et sur d’autres cibles potentiels en contact avec ton... ennemi. »

La collecte d’information lui coûterait peu, l’élimination de la cible, s’il lui donnait ce contrat, en revanche, serait un peu plus élevé. La mort de plusieurs feraient encore monter les enchères. Mais ça, c’était seulement s’il voulait qu’elle s’en occupe. La jeune femme pouvait comprendre qu’il choisisse d’autres personnes pour cela, mais elle doutait qu’il décide de lui donner si peu à faire dans ce genre de cas. Sauf s’il voulait faire des économies. On devait toujours payer pour un travail de qualité.

- Quant aux surprises... je ne pense pas qu'il y en aura de remarquables. Il est un peu con ce type, même s'il ne faut pas se fier à ce jugement, au contraire. Il est peut-être idiot, mais futé. Il sait comment se cacher et il connait les techniques des filatures. C'est pour ça que j'ai fait appel à toi. Il ne te connait pas, du moins je ne le pense pas. Et tu as un style bien à toi... qu'il n'aura jamais vu avant. [...] Il ne te causera pas de soucis, je ne pense pas. C'est un gros machiste, si tu veux tout savoir, alors fais quand même attention à toi.

Oh, il savait trouver les mots pour la motiver. Rien que le fait de le qualifier de machiste, il devait savoir qu’elle ne lâcherait pas le morceau et ferait de son mieux pour le faire tomber, connaissant son passé sur le sujet. Quand au fait qu’il savait se cacher et était un brin paranoïaque concernant des personnes pouvant le suivre, ce ne serait pas un problème. Elle n’était pas un vulgaire détective privé se trimbalant maladroitement un énorme appareil photo, Aleera avait des techniques bien à elle pour connaître les faits et gestes de ce genre d’énergumène.

« Je sais quoi faire, il ne saura pas ce qui lui tombe dessus, crois-moi. Et merci de t’inquiéter, c’est adorable. » Finit-elle avec un clin d’œil taquin, sachant parfaitement où il venait en venir. Un brin de flirtation ne faisait de mal à personne, surtout quand on connaissait le genre d’homme qu’était Arthur, il ne cherchait rien de ce genre - et la rousse non plus, on ne mêle pas affaires et plaisir - mais elle ne pouvait pas mentir sur le fait qu’en plus d’avoir de l’argent, il était aussi physiquement très plaisant. Et qu’il était l’un des premiers clients qui l’avait lancé. Ça lui ferait mal devoir se séparer de ce lien étrange entre eux. Espérons qu’il ne rompt pas ses manières dans le futur. Une trahison de sa part lui ferait plus de mal que de devoir l’éliminer de ses propres mains.

- Et tu pourras le tuer si tu veux. En faisant passer ça pour un accident, ce sera parfait.

« Tu me dira ce que tu veux faire de lui une fois que tu auras toutes les informations requises à son sujet. Je pourrais l’éliminer selon tes désirs, cela dépendra de ce qu’on apprendra sur lui. » Ne pensons pas à cela tant que l’on avait pas toutes les données pour prendre cette décision. « Personnellement, tu connais ma position quand cela concerne la punition de ce genre d’hommes. J’espère pour toi que tu ne sera jamais dans ma liste de personnes indésirables. Crois-moi quand je te dit que ça me chagrinerait grandement...»

Ses dernières paroles avaient été dites de manière sérieuse mais de l’espérance pleins ses yeux de jades sur le fait qu’il ne devrait pas lui venir à l’esprit de lui tourner le dos. La trahison lui faisait perdre toute notion de calme et un désir de vengeance de sa part n’était pas une bonne idée.


 


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Dim 23 Mar - 20:20



Two criminals walk in a bar
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Aleera me faisait sourire. Elle ne pensait tout de même pas que je voulais qu’elle couche avec l’Estonien ? Il n’était pas digne d’elle. Personne ne l’était, assurément. C’était elle qui décidait de cela, bien sûr, mais ce sale type ne méritait rien de mieux que sa main. Néanmoins, je ne gardais pas en mémoire que sa remarque sur ses charmes féminins. Elle allait demander à ses « petits princes ». C’était sympathique comme nom, pour parler de ses agents, de ses alliés. Je devrais en trouver un comme ça, moi aussi, pour pouvoir les nommer sans vraiment les évoquer. Mais c’était féminin de faire ça… Après tout, même si elle était l’une de pires criminelles que j’avais pu voir de toute ma vie, Aleera restait une femme avant tout. Une femme avec une sensibilité, une coquetterie, des envies particulières…
Quand elle évoqua le temps qu’elle pourrait prendre, je tiquais un peu. Elle pouvait prendre son temps, certes. Mais je risquais gros avec l’Estonien. Je ne voulais pas qu’il dévoile quoi que ce soit à qui que ce soit. Ce type était un salaud, et il détenait trop d’informations sur moi, à n’en pas douter. Tout dépendait du type d’informations qu’il avait. Si c’était des broutilles, j’en jugerais moi-même. Si c’était trop important, il finirait au cimetière. Mais pour cela, il fallait qu’Aleera fasse son boulot. Et assez rapidement malgré tout ! J’étais certain qu’elle n’avait pas plus envie que moi de me voir couler.

- Je sais quoi faire, il ne saura pas ce qui lui tombe dessus, crois-moi. Et merci de t’inquiéter, c’est adorable.

Je lui fis un sourire charmeur, comme il était de mise entre nous. Depuis le début, il en était question, de ce jeu du chat et de la souris. Sans toutefois jamais dépasser la limite que nos professions nous imposaient. Et ce n’était pas plus mal. On ne couchait pas avec les gens avec qui on travaillait. Même en mission. Je m’étais imposé cette règle à la mort de Margaret. Plus jamais d’histoire avec une femme pendant une mission. Et Aleera ne dérogerait jamais à la règle. Elle m’était bien trop précieuse. Elle était trop douée pour que je puisse me permettre de la perdre, de quelque moyen que ce soit. Néanmoins, parfois, il fallait bien jouer un rôle, que ce soit pour elle, ou pour moi. Nous étions dans un bar, il fallait que l’on soit en quelques sortes « sous couverture » pour ne pas éveiller l’attention sur nous. Et si les autres clients nous voyaient flirter, ils ne pourraient croire que nous n’étions que deux trafiquants et tueuse à gage/espionne/femme à tout faire… D’ailleurs je ne savais même pas comment la qualifier. Mieux valait prendre son surnom… the Concierge of crime… Un nom brillant pour une femme brillante.  

- Tu me dira ce que tu veux faire de lui une fois que tu auras toutes les informations requises à son sujet. Je pourrais l’éliminer selon tes désirs, cela dépendra de ce qu’on apprendra sur lui.
- On en reparlera en effet. Je n’ai pas envie de l’évoquer ici.. trop de monde…

Je jetai un coup d’œil autour de moi, l’air détaché, pour vérifier que personne ne nous épiait. Un homme, au comptoir, fixait plutôt les jambes d’Aleera. Il n’y avait aucun doute sur ses intentions, et j’avais tout intérêt à le surveiller, s’il les regardait trop ou s’il s’approchait de nous. Il avait l’air déjà bourré, et ce n’était pas le moment de venir nous embêter…

Personnellement, tu connais ma position quand cela concerne la punition de ce genre d’hommes. J’espère pour toi que tu ne sera jamais dans ma liste de personnes indésirables. Crois-moi quand je te dit que ça me chagrinerait grandement...

En parlant du loup… je savais très bien ce qu’elle réservait aux obsédés sexuels, machos, ou autres connards qui osaient profiter des femmes. Nous partagions les mêmes positions elle et moi, et je n’acceptais ça de personne. Qu’il travaille ou non pour moi. Tous mes agents étaient clean à ce propos et l’Estonien méritait de se faire émasculer.

- Tu sais bien que je serais aussi déçu que toi de ne plus pouvoir te voir, ou te parler, Aleera. Tu m’es très chère, ne l’oublie pas. J’apprécie le travail bien fait, le tien tout particulièrement.

Je lui fis un clin d’œil, surenchérissant ainsi l’ambigüité de la conversation. Je la vis me sourire en retour, et je redevins sérieux, en conservant mon sourire. Du coin de l’œil, je surveillais toujours le pochtron, qui ne semblait même pas capable de bouger. Un ennui en moins, au moins.

- Je ferais en sorte que jamais je ne me retrouve sur tes indésirables. Mais dans ce cas, fais la même chose pour moi. Abîmer un si joli visage me ferait beaucoup de mal…

Toute trahison était punissable. De la pire façon possible. S’il y avait bien un vice que je ne supportais pas, c’était d’être trahi. Bien sûr, je savais que ce n’était pas la façon de faire d’Aleera. Je connaissais sa loyauté et sa franchise. Je savais aussi qu’elle m’avait simplement prévenu pour bien faire, mais qu’elle était confiante : elle savait d’avance que jamais je ne ferais preuve d’une quelconque impolitesse envers elle. C’était à mon tour de la prévenir. Et maintenant, nous étions à armes égales. Comme avant.

- D’autres questions ? Des précisions peut-être ? Je ne pense pas avoir oublié quoi que ce soit, même si ça peut arriver…

Faisant mine de réfléchir, sachant parfaitement que je n’avais rien omis, puisque ce n’était jamais le cas dans ces moments-là, je me grattais le menton, en détournant la tête de ma camarade. Toujours aucun signe d’animosité près du bar, ni ailleurs. Les gens étaient vraiment naïfs. C’était pour cette raison que je les adorais autant. Ils ne voyaient rien de ce qui pouvait se tramer près d’eux. Et quand un drame lié à l’alcool les toucherait, il viendrait blâmer les producteurs… sans savoir que bien pire se cache. Quelle folie…

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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Lun 24 Mar - 21:45


Two criminals walk in a bar

Ft. Arthur M. Jameson & Aleera D. McPherson



« You can fool some of the people all of the time, and all of the people some of the time, but you can not fool all of the people all of the time.»


Aleera ne fit qu’hocher la tête distraitement aux paroles d’Arthur, sirotant son martini. Ses yeux se posèrent malgré elle autour d’elle, de manière distraite, semblant prendre en compte tout son entourage. Même habillée ainsi et semblant détendue, la jeune femme était toujours en état d’alerte. Déformation professionnelle. On arrivait pas où elle était arrivé sans faire attention à tout. La rousse n’avouerait cependant jamais les nombreuses erreurs qu’elle avait commises au tout début de sa carrière. Comme le fait de trop boire d’alcool et de finir dans le lit de son client. La criminelle avait eu de la chance d’être tomber sur un homme plutôt charmant qui avait tout de même quelques principes malgré le fait d’être lui même hors-la-loi. Un éminent homme d’affaires des Emirats. Elle avait même garder contact avec lui après la fin de son contrat et avait toujours plaisir de le rencontrer pour un dîner lorsqu’ils étaient dans le même pays. Juste dîner maintenant que l’homme était marié. Elle aimait le fait qu’il tienne sa promesse envers sa femme - charmante elle aussi soit dit-en-passant - et qu’il ne cherche pas autre chose que de prendre des nouvelles d’elle, ou d’échanger quelques informations qui pourraient être utiles pour l’un ou l’autre. Ce genre d’hommes était rare.

Arthur était un peu du même acabit. Le genre d’homme à ne pas facilement promettre quelque chose, mais une fois une promesse dite, il s’y tenait. Les hommes d’honneurs ne courraient pas les rues en tant normal, mais dans sa vie mouvementée encore moins. C’était pour cela qu’Aleera avait toujours apprécié l’irlandais - sans compter le fait qu’il payait bien. Se retourner contre lui n’était même pas venu à l’esprit de la rousse. Il lui avait donné sa chance et l’avait presque lancé, et même s’il était stricte et coléreux parfois quand des choses ne se passaient pas comme prévu, il n’avait jamais été irrespectueux envers elle ou tenter de la doubler. Aleera aimait à penser qu’après tout ce chemin ensemble, ils étaient amis. Une amitié étrange certes, mais une amitié tout de même. Un lien presque fraternel qui expliquait pourquoi même si elle l’avait toujours trouvé bel homme, rien ne pourrait jamais se passer entre eux aujourd’hui... Peut être à l’époque, avant l’affaire Margaret, mais plus à présent. Ce n’était pas plus mal. Et ça ne l’empêcherait sûrement pas de flirter ou d’avoir quelques petits gestes affectifs dans sa direction.

- Je ferais en sorte que jamais je ne me retrouve sur tes indésirables. Mais dans ce cas, fais la même chose pour moi. Abîmer un si joli visage me ferait beaucoup de mal…

Un éclat coléreux traversa ses yeux de jade à la manière dont il avait énoncé ce fait. Bien que tous deux savaient de quoi il en retournerait si l’un deux trahissait l’autre, la rousse n’avait pas pût empêcher ce genre de réaction sur son visage de poupée. En l’observant bien, il était facile d’oublier qu’elle n’était pas juste une magnifique femme, il ne fallait pas oublier que son corps était entraîner pour que rien ne puisse lui barrer le passage. Aleera pencha légèrement la tête sur le côté, telle une enfant curieuse pour effacer son émotion précédente, ayant parfaitement compris qu’il n’avait fait que dire à son tour les conséquences d’une possible trahison qui n’arriverait pas.

« Je serais extrêmement curieuse de savoir qui tu engagerai pour ce travail...» Demanda-t-elle dans un petit rire finissant son verre d’alcool.

De part son expérience, elle était certaine qu’Arthur allait cherché quelqu’un de doué, au moins autant qu’elle, et ce ne sera pas chose aisée, le cercle évoluant la rousse étant plutôt restreint. Après il ne fallait pas oublier que certains tueurs à gage ne veulent pas de contrat concernant un de leur confrères. Et pour finir, il fallait que l’irlandais trouve quelqu’un de confiance pour cette mission. Sans compter le fait qu’Aleera ne partirai pas sans faire de bruit. Bref, si un jour la criminelle venait un jour à trahir son ami, il aurait sûrement plus à perdre qu’elle.

Ses yeux se posèrent d’ailleurs sur un des énergumènes au bar semblant en plein rêve, son regard fixé sur ses jambes dénudées comme si c’était la première fois qu’il voyait une femme dans une robe. Aleera ne poussa qu’un léger soupir dédaigneux avant de se pencher un peu plus vers son interlocuteur, mettant en avant ses atouts féminins sans pour autant être vulgaire, faisant un travail magnifique pour que les quelques scrutateurs dans sa direction comprennent qu’ils n’avaient aucune chance, et qu’elle avait déjà sa cible.

- D’autres questions ? Des précisions peut-être ? Je ne pense pas avoir oublié quoi que ce soit, même si ça peut arriver…

Aleera passa une main dans sa chevelure rousse, remettant derrière son oreille une mèche rebelle, la mine un peu pensive. Si elle avait des questions au beau milieu de son contrat, elle pouvait toujours lui passait un coup de téléphone, ce n’était pas comme si ils étaient des étrangers.

« Ce n’est pas dans notre contrat, mais j’aimerai savoir ce qui se trame dans les rues de Londres, j’étais tellement occupée à l’étranger que je ne me suis que très peu informé de ce qui se passait ici. Je sais que si quelque chose de majeur s’était passé, je l’aurai su mais peut être quelques informations sous la table t’étaient-elles arrivés aux oreilles ? » Demanda-t-elle avant de se pencher encore plus vers Arthur, semblant pour ceux de l’extérieur, flirtant avec lui pour garder les apparences mais surtout pour éviter de dire tout haut ses questions. « Genre, si nos chers services secrets ont des informations sur moi dont je n’aurai pas eu vent. Ou s’ils savent que c’était moi derrière l’extraction du ‘petit Pazzi’ ou le coup à Anvers. Des choses comme ça. Nos informateurs étant différents, nos informations risquent de ne pas être les mêmes. Et j’aimerai mieux savoir si les organisations à trois lettres de notre chère patrie me tomberai dessus si je file l’Estonien sans que je sache que... Oh, ils ont finalement réussi à avoir ma photo. »

L’extraction du ‘Petit Pazzi’, le fils d’un chef de mafia Italienne était arrivé aux oreilles de beaucoup de beau monde. Les rumeurs selon lesquelles la rousse avait réussi à mettre à terre toutes les personnes le protégeant - MI6/CIA/FSB bref, choisissez vos initiales - sans en tuer aucun et parvenant à le faire sortir du pays avait bien booster sa notoriété. Cependant le fait que certains avaient vu son visage était dangereux pour elle. Et le fait que lors du vol de millions de diamants à Anvers avait failli tourner au désastre à cause d’une taupe ne l’avait rendu que plus paranoïaque. Bref, la taupe n’était plus de ce monde et aucun agent n’avait parlé d’elle mais dans le doute, elle préférait poser la question, quitte à payer pour recevoir des réponses. Et son réseau de ‘petits princes’ ne s’occupaient pas vraiment de ce qui se passait en Angleterre.


 


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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Sam 29 Mar - 9:16



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Qui oserait toucher à mon Aleera ? Qui oserait la trahir ? J’espérais bien que personne ne le ferait, parce que si elle se faisait inculper, je perdrais ma plus puissance et ma plus fidèle alliée. Je pourrais exécuter sur le champ la personne qui me la ferait perdre… seulement si ça permettait à Aleera de sortir de prison. Je plissais les yeux. Elle était comme la petite sœur que je n’avais jamais eu et pour moi, c’était plus qu’un lien professionnel, c’était un lien familial que l’on partageait. Elle ne s’en rendait peut-être pas compte, mais je la protégeais beaucoup plus que les autres agents que j’employais pour faire le sale boulot. Elle ne le savait peut-être pas, mais j’avais suivi bon nombre de ses aventures. Je reconnaissais sa patte, je reconnaissais sa marque, et surtout, je voulais me tenir au courant. Mais heureusement pour elle, Aleera était une personne difficile à traquer et à tracer. Elle se débrouillait comme une reine pour se cacher et pour changer d’identité. Sans conteste, c’était la meilleure. Il fallait aussi dire qu’elle avait reçu la meilleure éducation possible également. L’armée lui avait fourni la formation de choc, elle l’avait gardée pour mieux se venger. Et Dieu savait qu’elle voulait se venger, quand elle avait débuté dans le milieu. Ses yeux brûlaient, ses muscles se tendaient, tout son corps criait à la revanche, à la vengeance. Et si elle s’était un peu calmée et assagie de ce point de vue-là, je savais néanmoins qu’elle détestait encore ce pays, et qu’elle voulait encore lui en faire voir de toutes les couleurs !

Lorsqu’Aleera me demanda ce qu’il se tramait dans les rues de Londres, pour savoir si elle était au courant de tout ou bien si j’aurais eu vent de quelque chose de nouveau, de caché et de secret, je fus obligé de froncer les sourcils, ne serait-ce que deux secondes. Je ne comprenais pas son but. Pour ne pas nous faire remarquer, elle plaqua un sourire faux sur ses lèvres, mais son regard montrait une légère pointe d’inquiétude. Que voulait-elle ? Il ne se passait jamais rien de particulier à Londres. Du moins, pas quand elle était absente ! Je ne voyais pas en quoi je pourrais l’aider. Cependant, elle étaya sa demande :

- Genre, si nos chers services secrets ont des informations sur moi dont je n’aurai pas eu vent. Ou s’ils savent que c’était moi derrière l’extraction du ‘petit Pazzi’ ou le coup à Anvers. Des choses comme ça. Nos informateurs étant différents, nos informations risquent de ne pas être les mêmes. Et j’aimerai mieux savoir si les organisations à trois lettres de notre chère patrie me tomberai dessus si je file l’Estonien sans que je sache que... Oh, ils ont finalement réussi à avoir ma photo.
- Oh.. je vois.

Alors c’était ça ! Enfin, ne croyait-elle pas que je l’aurais mise en garde plus tôt que ça, si j’avais su quoi que ce soit ? Si j’avais entendu dire ou vu que des gens connaissaient son visage, je ne l’aurais pas mise sur ce coup là. Elle n’avait rien à craindre, du moins pas à Londres. Et puis, s’il y avait vraiment besoin de la protéger, je pourrais lui coller quelques types pour sa sécurité, bien que je fusse sûr et certain qu’elle refuserait. Elle n’aurait pas le choix. Si je disais qu’elle devait être accompagnée, alors elle le serait ! Point final. Néanmoins, je réfléchis plus profondément.  Comment s’était-elle débrouillée pour que des gens voient son visage ? Elle avait de la chance d’avoir un visage assez commun, malgré le fait qu’elle soit tout de même unique en son genre. Peut-être fallait-elle qu’elle change de couleur de cheveux, de coupe, qu’elle se maquille d’une façon différente ? Elle savait bien quoi faire pour sa propre sécurité, de toutes façons, pourquoi m’inquiétais-je ?

- Eh bien, je ne crois pas avoir entendu parler de quoi que ce soit. Mes informateurs savent ce que tu représentes pour mon entreprise et moi, et ils m’en auraient parlé…

Elle m’avait donné des noms d’affaires. Le « petit Pazzi » et le coup d’Anvers. Evidemment que je connaissais ces affaires. Pas en détails, bien entendu, parce que ce n’était pas mon domaine, mais tout bon trafiquant en avait eu vent. Toutefois, je ne savais pas que ça avait été plus dangereux que la normale, pour elle. L’histoire de l’extraction avait même été racontée dans le monde entier, selon moi. Tout le monde la connaissait, elle était mythique. Mais seuls les plus grands savaient de qui il s’agissait. Les petits sous-fifres de bas étage de connaissait pas le surnom de cette grande dame du crime.

- Le coup d’Anvers, c’était toi ? C’était brillant. J’espère que tu as gardé une part du butin pour toi, Aleera. Ce serait dommage de ne pas profiter de diamants.

Je lui fis un léger clin d’œil. J’avais l’humour et le flirt un peu lourd, parfois, et elle le savait. Je ne doutais pas une seule seconde que ça la ferait rire. Quant à l’affaire en question, elle avait beaucoup remué la presse anglaise. Les bijoutiers de la capitale britannique avaient peur que le voleur – ou la voleuse dans le cas présent – se déplace. Mais jamais mes informateurs ne m’avaient dit qu’éventuellement, les services secrets auraient eu des informations à propos de l’auteur de ce chef d’œuvre. Aleera pouvait dormir sur ses deux oreilles, et partir en mission sereinement.

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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Lun 31 Mar - 15:47


Two criminals walk in a bar

Ft. Arthur M. Jameson & Aleera D. McPherson



« You can fool some of the people all of the time, and all of the people some of the time, but you can not fool all of the people all of the time.»


L’idée que quelqu’un hors de son cercle de relation puisse connaître son visage voir même son vrai patronyme, lui était insupportable. Ce n’était pas qu’elle avait été moins perfectionniste ou qu’elle avait baisser sa garde pendant ses quelques dernières missions, mais il semblerait que les taupes et autres divers informateurs avaient réussis à se frayer un chemin parmi de nombreuses organisations criminelles. Et forcément, comme Aleera prenait la moitié de ses contrats grâce à ce milieu, que parfois le commanditaire lui imposait de prendre avec elle quelques uns de ses éléments - la ralentissant grandement au passage - et que ceux-ci n’écoutaient jamais ses instructions... Tout cela avait fragiliser son anonymat.

Les seules personnes en qui elle avait totalement confiance aujourd’hui se compter sur les doigts de la main. Arthur en faisait partie bien évidemment, et ses ‘petits’ princes - son groupe d’informateurs, hackeurs, majordomes que la rousse avait trié sur le volet et qui facilitait grandement la vie de la jeune femme. Elle avait confiance en eux, et n’avait pas peur que des informations filtrent par eux parce qu’en tant que geek ou nerd confirmés, il était rare de les voir à l’extérieur de leurs apparement, voir même à la lueur du soleil. Les voir interagir avec d’autres personnes en dehors d’eux, n’était pas arriver depuis des années. Toute la journée, enfermés, ils n’avaient besoin que de leurs ordinateurs high tech, les dernières consoles vidéos du marché, et tout autre petites demandes qu’ils auraient satisfaites pour qu’ils restent tranquillement dans leurs tanières. Bien évidemment, ils pouvaient toujours communiqués des dossiers la concernant, mais Aleera faisait en sorte de les faire se monitorer entre eux, et vérifier elle-même parfois que rien ne soit dévoilé.

- Eh bien, je ne crois pas avoir entendu parler de quoi que ce soit. Mes informateurs savent ce que tu représentes pour mon entreprise et moi, et ils m’en auraient parlé…

La rousse répondit par un hochement de tête songeur face à ces paroles. En y repensant, elle se doutait bien que l’irlandais lui aurait fait part de ce genre de chose avant même de la contacter pour ce contrat. De part sa nature discrète, il n’aurait pas fait appel à Aleera pour un futur contrat - malgré leur passé commun - s’il avait le simple doute qu’on puisse remonter jusqu’à lui à cause d’elle.

« N’en tire pas la conclusion que j’ai foiré quelque part à cause de cete question. Tu sais que certains commanditaires m’imposent leurs petits personnels parfois, et ceux eux qui ne me facilitent pas la tache ou qui font tout capotés. »

La criminelle n’avait pas à se justifier de ce qu’elle avait demandé mais elle voulait faire comprendre à Arthur qu’elle était toujours aussi douée et qu’elle ne pouvait pas prévoir les imprévues de personnes qui devaient la coller en permanence pendant des situations délicates. Il s’agissait aussi de lui préciser encore une fois qu’elle travaillait beaucoup mieux quand elle était seule, qu’elle n’avait pas besoin de se soucier des faits et gestes d’autres personnes, et que sa mission se passerait mieux ainsi.

- Le coup d’Anvers, c’était toi ? C’était brillant. J’espère que tu as gardé une part du butin pour toi, Aleera. Ce serait dommage de ne pas profiter de diamants.

« C’était moi effectivement...» Répondit-elle avant d’afficher une mine offensée quand il sous entendit qu’elle aurait garder une partie des diamants. Son contrat avait été de voler tel diamantaire, à cette date et heure précise pour la simple et unique raison qu’il détenait à ce moment précis des millions en pierres précieuses, et de donner le butin à son commanditaire. « Pour qui tu me prends ? » Après quelques secondes d’un regard calme, un fin sourire se dessina doucement sur ses lèvres pulpeuses. « Bon d’accord, j’avoue, j’en ai pris quelques uns, mais il y en avait tellement dans cette valise, qu’un de plus ou de moins... Et puis tu sais ce qu’on dit sur les femmes et les diamants...»

Diamonds are the girls best friend. Bon d’accord, elle n’en n’avait pas pris qu’un seul de diamant, mais une bonne dizaine, pas forcément les plus gros mais les plus beaux aux yeux de la jeune femme. Ce n’était pas du tout son domaine de prédilection mais elle en savait assez pour savoir lesquels avaient le plus de valeur, de par leur pureté, l’absence de défauts... Et elle avait choisit de beaux spécimens, dont certains avaient finis en bijoux. Un collier, des boucles d’oreilles, et une bague. Aucune femme ne pouvait résister à des diamants, même les femmes comme Aleera.

« Ca me fait vraiment plaisir de voir que tu vas bien Arthur...» Elle sortit cette constatation avec spontanéité - fait rare pour sa part, un regard presque protecteur sur l’irlandais, même en sachant qu’il pourrait être offensé par un tel regard et lui répondre quelque chose du genre ‘Je ne suis pas une petite chose fragile, arrêtes de me regarder ainsi.’ « Désolé de ne pas avoir donner trop de nouvelles, mais tu sais ce que c’est avec ce travail....»


 


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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Sam 5 Avr - 14:17



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Ce qui était bien, avec ma chère Aleera, c’était qu’elle ne se vantait pas de ses talents. Elle restait modeste et surtout, elle ne faisait pas parler d’elle. Un atout considérable pour nous autres trafiquants ! C’était pour cette raison que je n’avais jamais su que c’était elle, l’auteur de cette si belle réussite. Elle avait le talent et la classe des grands de notre temps. Et elle était vraiment douée. C’était cela, en réalité. Un don. Qui n’était pas offert à tout le monde. Elle avait eu cette chance à la naissance et l’avait révélée au grand jour dès qu’elle avait pu. Et son avenir était tout tracé : elle allait continuer d’être celle que l’on appelait « the Concierge of crime » jusqu’à sa retraite.. ou jusqu’à sa mort !

Avec un regard espiègle, elle me confirma qu’elle avait participé au vol plus qu’elle ne voulait le dire, et qu’elle avait récupéré quelques diamants. Je n’étais pas idiot, et puis… qui ne le ferait pas ? Elle avait voulu démentir quelques instants avant, en faisant semblant d’être vexée, mais je n’étais pas dupe. Et Aleera était une grande actrice, mais pas assez douée pour ça à mon goût. Elle était meilleure en casses qu’en jeu de scène. Et je la préférais aussi quand elle m’aidait à accomplir une tâche ou une mission.

- Et puis tu sais ce qu’on dit sur les femmes et les diamants...

Je ne connaissais que trop bien leur amour des diamants. J’avais été amoureux, un jour moi aussi. Et j’avais dû apprendre à connaître les goûts des femmes, leurs envies et leurs volontés. J’avais dû trouver des idées de cadeaux que je n’avais jamais offerts, j’avais été obligé d’imaginer des rendez-vous galants qui n’avaient jamais eu lieu, et j’avais pensé à une vie de famille, ou bien simplement de couple, qui ne serait jamais possible. Margaret avait succombé trop rapidement pour que je puisse l’aider à s’en sortir, d’une façon ou d’une autre, et mon seul amour s’était envolé avec elle. Je n’avais rien pu faire, et j’avais dû dire adieu à toute possibilité d’histoire et de relation. Si aujourd’hui, je ne souffrais plus en me disant que je ne la reverrais jamais, ce n’était pas non plus une joie immense de penser que je pourrais trouver quelqu’un d’autre. Margaret était quelqu’un de formidable… et personne ne pourrait l’égaler. Aleera peut-être, au niveau du talent. Mais pas au niveau du relationnel. Et puis… c’était une protégée, pour moi, une agent qui travaillait pour moi et sur qui je veillais. Margaret était beaucoup plus que ça ! C’était comme si elle faisait partie de la firme, au même rang que moi.

Pour chasser mes idées noires, je secouai la tête, et c’est alors qu’Aleera reprit la parole, pour me déclarer qu’elle était contente de voir que j’allais bien. Je souris, en la remerciant, même si je ne savais pas exactement pourquoi elle me disait cela. Que moi je lui dise, ça me paraissait normal, parce qu’elle risquait sa vie jour et nuit, à tout moment, pour notre bien à tous, pour nous aider etc… mais qu’elle me le dise, je ne trouvais pas ça très normal. J’étais confortablement assis dans un bon fauteuil pendant qu’elle travaillait, et elle me disait qu’elle était contente que j’aille bien ? C’était le monde à l’envers, mais je n’allais pas lui faire la remarque. Elle aurait tôt fait de s’énerver, si je lui avouais.

- Désolé de ne pas avoir donner trop de nouvelles, mais tu sais ce que c’est avec ce travail....

D’un signe de la main, je lui fis rapidement comprendre que je ne lui en voulais pas. Ce n’était pas un problème de ne pas donner de nouvelles. Au contraire, comme mon credo le disait : « Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ! » Si je n’entendais pas parler d’elle, c’était plutôt bon signe, puisque cela signifiait qu’elle n’avait pas été arrêtée ou tuée. L’auteur de l’acte aurait tôt fait de se vanter auprès de tout le monde, et les journaux en parleraient également, ces vautours. Alors au contraire : moins elle me donnait et mieux c’était. Même si je savais qu’elle ne disait pas ça dans ce sens-là, mais plutôt dans un sens amical.

-Oh tu me connais, ma grande, je ne suis pas non plus prolixe quand il s’agit de parler de moi.

Le problème, c’est qu’il y avait aussi un manque de temps très frustrant. Même si je n’étais pas toujours sur le terrain, je ne pouvais pas me permettre de faire de grandes pauses. Je ramenais toujours du travail chez moi et je bossais dessus jusqu’à très tard dans la nuit parfois. Et quand je prenais des pauses, je voulais penser un peu à moi, et moins à mes agents et autres « aides ». Aleera passait au second plan, mais de son côté, elle n’avait sûrement pas le temps non plus. D’ailleurs, elle se débrouillait toujours pour être difficile à contacter, et elle avait raison. Quand on voulait absolument la joindre, on y arrivait. Sinon, on désespérait et on attendait qu’elle réapparaisse sur la surface du globe.

-Je pense qu’on n’aurait pas eu grand-chose à se dire non plus, si ? La routine, en somme…

Un nouveau sourire, et je bus une longue gorgée de ma bière, qui la termina. Je n’étais pas non plus pressé de partir, j’avais tout mon temps. Quand j’étais en mission, pour rechercher un agent, pour sécuriser mon business, j’avais tout le temps qu’il fallait, sans problème !

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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Lun 14 Avr - 22:10


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« You can fool some of the people all of the time, and all of the people some of the time, but you can not fool all of the people all of the time.»


La discussion du contrat maintenant close, Aleera pouvait se permettre de se montrer plus mondaine. Ce n’était pas sa faute si elle était curieuse même pour des choses concernant des banalité. C’était tout de même une femme, et bien qu’elle le nierait jusqu’à son dernier souffle, elle était un peu commère parfois. Pas dans le sens où elle répéter tout ce qu’elle pouvait entendre de la bouche de quelqu’un, mais surtout dans le fait qu’elle aime se tenir informer de tout et de rien. Qui sait, parfois les informations recueillies au détour de frivolités se révéler importants par la suite. Et la rousse s’en était rapidement aperçue. D’où le fait qu’elle était pratiquement charmante avec son entourage et qu’on appréciait discuter avec elle. La séduction ne passe pas forcément par le corps sculpté de la jeune femme, parfois un sourire et quelques mots suffisent à faire délier les langues, et elle était particulièrement douée pour cela.

- Oh tu me connais, ma grande, je ne suis pas non plus prolixe quand il s’agit de parler de moi.

« Vraiment ? J’ai cru me souvenir de t’avoir vu sur quelques clichés dans les pages mondaines d’un magazine....»

Cela avait était dit encore une fois sur un ton taquin, mais elle ne pouvait s’en empêcher dans ce genre d’occasion. Après tout ce n’était pas tous les jours qu’elle pouvait avoir des nouvelles de ses anciens clients - Arthur était plus un frère d’arme tout de même - dans les pages d’un quelconque magazine. Seulement voilà, l’irlandais en dehors d’être le chef d’un trafique d’alcool et de drogue, il était aussi le PDG de la fameuse firme de whisky Jameson. Évidemment parfois il devait se montrer lors de divers galas de charité dû à son statut, pour donner une bonne image de son entreprise, pour acquérir de nouveaux investisseurs et tout le reste. Bref, il se devait d’avoir une certaine image publique, malgré son caractère plutôt secret. Cela devait être un calvaire pour lui de devoir serrer des mains à tant de monde, son masque de jeune célibataire richissime souriant à droite à gauche. Aleera elle n’avait pas se problème, restant tout le temps dans l’ombre. Elle pouvait ce qu’elle désirait, quand elle le souhaitait, personne ne connaissant son visage ou sa profession. Si la rousse voulait se promener tranquillement dans une des innombrables capitales qu’elle avait visité, elle le pouvait sans hésitation.

«... et contrairement à toi, je ne peux pas utiliser cette méthode pour dire à tout le monde que je suis toujours vivante. »

Rester dans l’ombre, se fondre dans la masse. C’était devenue sa vie depuis des années maintenant. Et si au niveau du compte en banque cela était plus que lucratif, niveau relationnel, c’était devenu chaotique. Non pas que la criminelle raffolait particulièrement des contacts humains - bien que parfois, il fallait bien se satisfaire physiquement, elle était humaine pas un robot - pouvoir parler en toute honnêteté sans se soucier du fait qu’on pourrait se retourner contre elle, était devenu rare, voir quasiment inexistant. Et c’était maintenant pour cela qu’elle semblait retenir la compagnie d’Arthur en ce moment.

« Tu n’as jamais voulu tout arrêter ? Prendre ta retraite et passer le flambeau ? » Demanda-t-elle subitement après quelques secondes de silence.

Aleera pensait à cela de plus en plus. Si aujourd’hui, elle était dans la fleur de l’âge et au maximum de ses capacités, elle savait que cela ne durerait pas. Elle vieillissait, et son corps allait bientôt en faire de même. Bien que la rousse avait toujours été sportive, et se maintenait en force, il ne s’agissait plus que d’une question de temps avant qu’elle ne puisse plus se permettre d’exécuter de telle mission comme l’extraction de prisonnier gardé par le gouvernement britannique. La jeune femme avait toujours été un peu narcissique et le seul fait de penser qu’elle ne pourrait plus faire ce dont elle excelait la rendait presque taciturne. De plus son horloge biologique semblait la prévenir que si elle voulait un enfant, ce serait bientôt trop tard. Étant une femme, bien évidemment elle y avait pensé. Vider tous ces comptes en banque et partir dans un pays chaud avec des plages paradisiaques pour prendre sa retraite, se former une nouvelle identité banale et fonder une famille. Seulement lorsque l’on était dans le milieu dans lequel elle évoluait, tôt ou tard, le passé finirait par la rattraper. Et si elle pouvait paraître froide, distante et implacable, le fait que le blâme retombe sur un enfant qui n’avait rien à voir avec les actions immondes qu’elle avait pu faire - et il y en avait des masses - elle ne se le pardonnerait jamais. Aleera s’était presque persuader qu’elle finirait vieille fille dans le meilleur des cas... ou morte dans l’exercice de ses fonctions.


 


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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Mar 15 Avr - 22:40



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Evidemment, la conversation allait rapidement tourner à l’amusement, avec Aleera. Je le voyais dans ses petits yeux malicieux. Elle était prête à tout savoir de moi, tout ce qu’elle avait loupé, tout ce qui manquait à son analyse, tout ce qui ne se disait pas, mais qu’elle voulait quand même savoir. Je ne pouvais pas l’en blâmer. Elle n’avait pas été présente sur nos îles pendant un long moment. Mais ça ne changeait rien au fait qu’elle n’avait pas spécialement besoin d’être présente pour se tenir au courant de ce qu’il s’y passait. Quand elle m’indiqua qu’elle m’avait vu dans les pages mondaines d’un certain papier, j’étouffai un petit rire. Parfois, effectivement, il m’arrivait de m’adonner à ce genre de façons et de gestes. Il fallait bien non ? J’étais officiellement un PDG, après tout, et certains magazines tueraient pour avoir quelques mots de l’enfant Jameson. Pour eux, je n’étais qu’un objet, un trophée qu’ils arboraient sur leurs murs en photo, sur leurs pages de couvertures, dans leurs pages même. Je les observais de loin se marcher dessus pour être le premier à avoir un scoop sur mon compte. Dommage pour eux. Ma vie de PDG était nettement moins originale que ma seconde vie, dont ils ne soupçonnaient même pas l’existence. J’aimais ces combats de coqs. Je les aimais à la folie.

- Oh tu sais… parfois, je dois bien faire mon travail !

Un clin d’œil plus tard, et je vis que nous nous étions compris. C’était ça, la vie avec Aleera. Les mots n’étaient pas forcément toujours nécessaires et elle comprenait vite et de façon aisée ce que je pouvais bien vouloir lui faire comprendre. Elle était vive d’esprit, elle était clairvoyante, elle était intelligente. Bref, l’alliée parfaite.

- Et contrairement à toi, je ne peux pas utiliser cette méthode pour dire à tout le monde que je suis toujours vivante.
- Ah le commun des mortels… cette douceur et cette candeur ! Tu as de la chance Aleera, crois-moi !

Malgré le fait que j’avais dit cela sur un ton jovial, le même ton taquin qu’elle, et que j’étais prêt à éclater de rire devant tant de puérilité, je ne pus m’empêcher de remarquer dans son regard que quelque chose clochait. Cette conversation était amicale et avait un ton bon enfant, au départ, et pourtant, j’avais l’impression qu’elle allait devenir plus lourde. Lourde, dans le sens où nous allions aborder des thèmes un peu moins sympathiques. Et soudain, la sentence tomba. Une retraite ? Mais nous étions encore jeunes pour ça. Certes, nous avions assez d’argent pour finir notre vie d’une façon tout à fait correcte, ce n’était pas non plus envisageable. Que ferions-nous de tout le temps qu’il nous restait ? Personnellement, je ne me voyais pas passer du bon temps, allongé dans un transat, les doigts de pied en éventail. C’était inconcevable, j’aimais trop mon travail – celui de PDG ou bien celui de trafiquant – pour pouvoir y mettre un terme. Et surtout, la firme Jameson était une entreprise familiale. Mon père était mort, ma mère était morte, je n’avais pas de frère, ni de sœur, et pas de grand ami de confiance. Encore moins d’enfants, ou plutôt d’héritiers. Je ne pouvais pas tout abandonner comme ça. Aleera le pouvait, mais elle n’avait pas autant de responsabilités que moi, si ce n’était qu’elle gardait tous les secrets d’un nombre considérable de criminels. Si elle le désirait… je pouvais la protéger de tout ce beau monde si elle prenait sa « retraite » quelque peu anticipée, mais je perdrais alors ma meilleure agent et alliée. Et elle le savait parfaitement. C’était une perspective qui me déplaisait énormément !

- Je vais te parler très honnêtement, Aleera : tu est talentueuse, la plus douée de ton genre. Et si tu décides de tout quitter – et je le comprendrais, et l’accepterais, sois en sûre ! – le monde des méchants perdra quelqu’un de précieux.

Ce n’était pas des compliments en l’air. C’était réel et je le pensais sincèrement. Dans ses yeux brilla un éclat de gratitude, mais elle ne prit pas la peine de me remercier. Bien sûr, ce n’était pas ce que je voulais : de la gratitude et des remerciements. Je m’en foutais pas mal de tout cela. Je voulais seulement qu’elle réfléchisse, même si, la connaissant, c’était quelque chose qu’elle avait dû mûrement penser.

- A quoi est dû ce si soudain revirement ? Tu as rencontré quelqu’un ?

Loin de moi l’idée de vouloir faire ma grand-mère cancan, mais j’étais le seul à qui elle pouvait annoncer quelque chose de pareil. Même si ce n’était pas le cas, au moins, j’essayais de creuser une piste, pour qu’elle me donne des informations. Et en effet, si elle avait rencontré quelqu’un, pendant ses longs voyages, alors je pourrais tout à fait comprendre qu’elle veuille s’exiler de ce monde à présent. Elle voulait peut-être faire ce que je n’avais pas fait en rencontrant Margaret. Laisser la personne qu’elle aimait en dehors de toute cette vie, pour ne pas la perdre. Et si ce n’était pas cela… alors elle en avait peut-être tout simplement marre. Elle envisageait peut-être une reconversion. Enfin, la jeune femme devait quand même être au courant que les reconversions après ce métier étaient difficiles à perpétuer. Les gens t’en veulent toujours, et te courent toujours après.

- J’espère simplement que tu ne prendras pas de décision à la légère, d’accord ?

Toujours soucieux pour mes amis. Du moins ceux que je considérais comme tels. Autant dire qu’ils pouvaient se compter sur les doigts d’une seule main. Aleera était en tête, elle avait de la chance. Elle serait toujours la numéro une pour moi. Et quoi qu’elle décide de faire, je la soutiendrais dans ses choix. Hors de question que je la laisse tomber et que je la laisse sans protection. Oh… je savais ce qu’elle me répondrait : « Je n’ai pas besoin de toi pour assurer ma protection, Arthur. ». Ce à quoi je répondrais : « Mais tu sais bien que je ne t’écoute jamais ! » Uh. Mon esprit nous faisait parler comme si nous étions un vieux couple.. c’était quelque peu… dérangeant !

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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Mer 16 Avr - 17:08


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« You can fool some of the people all of the time, and all of the people some of the time, but you can not fool all of the people all of the time.»


Son confident. Il semblerait que c’était ce qu’Arthur était devenu. Bien entendu il avait toujours été l’un des seuls à qui elle pouvait tout dire, mais en ce moment même, ce titre était plus que valable. Parce que c’est ce qu’elle faisait maintenant. Elle déballait certaine de ses émotions qu’elle ne pourrait pas partager en temps normal. Dans ce bar, après avoir conclu son contrat, la criminelle n’était qu’une femme se reposant sur l’opinion de son ami le plus intime.

- Ah le commun des mortels… cette douceur et cette candeur ! Tu as de la chance Aleera, crois-moi !

La rousse s’empêcha toute réflexion face à cette phrase, sachant pertinemment qu’il ne serait pas nécessaire qu’elle fasse une remarque, Arthur saurait lire dans son expression ce qu’elle pensait vraiment. Ce n’était pas étrange en réalité que l’homme en face d’elle puisse aisément déduire ses pensées, observer avec facilité sa façon de penser uniquement en la regardant. La criminelle n’était pas quelqu’un de facile à lire en soit, mais leurs passés communs et leur lien familial et affectif bien qu’étrange leur permettaient de communiquer sans prononcer un seul mot. Dans leur milieu trouver quelqu’un avec lequel on pouvait se mettre à nu était exceptionnel, et quand on le trouver, on le garder et protéger précieusement. Faire confiance était devenu une faiblesse qu’on ne pouvait pas se permettre. Mais même en étant un assassin sans remord, on ne pouvait s’empêcher de chercher un brin de réconfort à la simple pensée d’avoir quelqu’un qui pourrait se soucier d’elle, et Arthur était vraiment la seule personne qui rentrer dans cette description.

- Je vais te parler très honnêtement, Aleera : tu es talentueuse, la plus douée de ton genre. Et si tu décides de tout quitter – et je le comprendrais, et l’accepterais, sois en sûre ! – le monde des méchants perdra quelqu’un de précieux.

Aleera avait bien entendu le compliment et y avait répondu avec un sourire en coin, bien qu’un peu amère. Le fait qu’on ne se souviendrait d’elle que pour les quelques coups exceptionnels qu’elle avait exécuter avec brio était peut être plaisant, mais bien triste. Personne ne se souviendrait de la véritable Aleera McPherson, personne ne la connaissait réellement aujourd’hui à part une poignée d’individus chanceux. Elle était remplaçable. Et pour une jeune femme telle qu’elle, un brin narcissique par dessus le marché, c’était démoralisant.

- A quoi est dû ce si soudain revirement ? Tu as rencontré quelqu’un ?

Cette fois-ci, elle n’empêcha pas un rire de sortir de ses lèvres. C’était une excellente théorie, mais non. Cela aurait été un véritable privilège malgré les dangers et les prises de tête d’une telle rencontre avec la vie qu’elle menait mais il semblerait que coté sentimentale, Aleera était dans un gouffre dont elle ne sortirait sûrement jamais. Au moins elle ne briserait pas la vie de quelqu’un ainsi. C’était le seul, et vrai cadeau qu’elle pouvait offrir.

« Rencontrer quelqu’un ? Avec ce que je fais ? Comment veux-tu que je rencontre quelqu’un d’un temps soit peu intéressant pour que je décide de tout quitter ? »

Cela pourrait être un client, mais la rousse ne prendrait plus le risque de mêler travail et plaisir. et puis généralement, beaucoup de ses clients étaient soit mariés - et être la maîtresse était hors de question, elle avait un minimum de décence et de morale malgré ce qu’on pouvait penser d’elle - soit des hommes dont elle ne supportaient pas leurs comportements ou leurs stupidités, les mettant hors compétition d’office. Elle en avait déjà eu à l’armée, et cela l’avait mené à ce qu’elle était dorénavant. Non merci. Peut être essayer de regarder du côté des femmes devrait traverser son esprit même si elle savait qu’elle ne pourrait se passer de la présence réconfortante d’un homme dans sa vie. Peut être avoir une dame de compagnie pour éviter de se sentir seule et pouvoir partager son quotidien. Ça serait peut être plus facile s’il n’y avait rien de physique pour pouvoir apprécier des pleinement la compagnie. Ça existait encore ce genre de chose, dame de compagnie ?

- J’espère simplement que tu ne prendras pas de décision à la légère, d’accord ?

Aleera avança doucement sa main pour attraper celle d’Arthur pour la serrer doucement. Vu de l’extérieur on pourrait voir l’image d’un couple se disant quelques mots doux, mais il s’agissait là d’un signe de remerciement pour le soutient qu’elle savait que l’irlandais lui donnerait si elle en faisait la demande. Un soutient infaillible même si la rousse savait avec certitude que la voir partir de ce milieu rendrait un peu plus difficile son trafique à lui.

« Ne t’inquiète pas pour cela, c’était juste des pensées qui me reviennent souvent en tête en ce moment. Tu sais très bien que je prendrais tout en compte si j’en arrive un jour à devoir arrêter... Et tu serais le premier à le savoir. C’est juste... » Elle poussa un petit soupir avant de détourner légèrement les yeux. « Mon dieu, je n’arrive pas à croire que je vais t’avouer ce que je vais dire. » Fit-elle dans un petit rire mal à l’aise avant de reprendre. « Bien qu’aujourd’hui je semble encore jeune, je suis aussi une femme et mon horloge biologique commence à me rappeler que je ne le serai peut être plus longtemps. »

Elle était belle la tueuse à gage, capable de tout faire en ce moment même. On aurait presque dit une adolescente, honteuse d’avouer quelque chose d’aussi trivial pour le commun des mortels. Mais la criminelle espérait qu’Arthur ne la juge pas pour ce genre de faiblesse. N’importe qu’elle femme pensait un jour à avoir un enfant avant qu’il ne soit trop tard. Même Aleera. Et les dangers de son métier lui rappelait constamment qu’il serait sage qu’elle se retire maintenant qu’elle était au sommet, avant qu’elle ne chute misérablement.


 


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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Lun 21 Avr - 22:16



Two criminals walk in a bar
ft. Aleera & Arthur۰


Incroyable, cette sensation que j’avais. La conversation avait basculé, comme ça, d’un rien à un autre. Tantôt nous parlions de mon affaire, tantôt de nos vies privées. Alors qu’on ne devrait pas d’ailleurs, nous devions en savoir le moins l’un de l’autre, pour ne rien avoir à dévoiler, si jamais nous venions à être capturés. Déjà, je lui faisais une fleur en utilisant mon vrai prénom, Arthur, en sa présence, alors qu’avec tous les autres, je n’utilisais que Milligan. Mais c’était mon côté fleur bleue. Je l’aimais bien, la petite Aleera, et j’aimais bien me dire qu’elle était une sorte de meilleure amie, de proche, vers qui je pouvais me tourner, si j’en avais besoin, professionnellement ou personnellement. Tout comme elle avec moi !

Bien sûr, j’avais vu son demi-sourire quand je l’avais complimentée. Bien sûr, j’avais vu qu’elle était un peu courroucée à mes mots. Quelque chose clochait, et si je n’arrivais pas à déterminer quoi, j’imaginais aisément ce qu’elle pouvait se dire. Qu’elle était plus que ça, plus que talentueuse et plus qu’excellente. Pourtant, c’était déjà pas mal, elle devrait être fière d’elle. Elle nous avait tous tirés d’un pétrin plus ou moins énorme, un jour ou l’autre. Moi j’étais vraiment content de l’avoir de mon côté. Et je ne doutais pas une seule seconde que tous les choix qu’elle ferait dans sa vie, dès à présent, seraient les bons.

Le rire que laissa échapper Aleera quand j’évoquais une possible rencontre me fit rapidement comprendre qu’elle n’avait pas laissé de place à l’amour, dans son business. C’était bien dommage, même si je comprenais aisément qu’elle ne désire pas faire du mal à quelqu’un, si jamais il lui arrivait quelque chose.

- Rencontrer quelqu’un ? Avec ce que je fais ? Comment veux-tu que je rencontre quelqu’un d’un temps soit peu intéressant pour que je décide de tout quitter ?

Je haussai les épaules. Pourquoi pensait-elle que son métier et de nouvelles rencontres n’étaient pas compatibles ? Elle pouvait toujours en faire, mais ne rien continuer par la suite. Ce n’était pas proscrit. Je ne comprenais pas vraiment pour elle riait et pourquoi elle pensait que cette idée était saugrenue. Elle pouvait séparer vie privée et vie professionnelle… même si je savais que c’était difficile pour nous. Alors oui, tout quitter, pourquoi pas ? Elle pouvait être tombée éperdument amoureuse, même si ce n’était pas son genre. Ça arrivait à tout le monde !

- Quoi ? Je ne sais pas, tu aurais pu trouver ton âme sœur dans la rue, dans un café, dans un bar…

Je lui fis un léger clin d’œil en évoquant notre situation actuelle, dans un bar, avant de continuer sur ma lancée :

- Ça aurait pu arriver, avoue-le ! Tu es une femme, tu aimes les hommes, il y a un moment où forcément, tu flashes sur quelqu’un !

Je trouvais ça très amusant de parler de relations amoureuses avec Aleera. Je ne pensais pas qu’on en arriverait là. Quand je lui avais demandé de me rejoindre dans ce bar, je savais que nous allions rire tous les deux, et nous amuser, mais je n’imaginais pas une seule seconde que nous puissions parler de cela… Et pourtant…

Quelques instants plus tard, alors que je lui disais que je ne voulais pas qu’elle prenne de décision à la légère, la rousse me prit délicatement la main et je souris, appréciant le moment, en tant qu’ami, évidemment. Je savais tout ce qu’elle voulait me faire passer dans ce geste, tout ce qu’elle avait envie de me dire, sans me le dire. Et je compris tout du premier coup. Elle me remerciait : de comprendre, d’être là pour elle, de la soutenir. Elle savait où me trouver bien entendu, si jamais elle avait d’aide, si elle avait besoin de conseils. Je ne pouvais pas la laisser tomber ainsi, juste parce qu’elle souhaitait changer de vie. Bien sûr que ça me rendrait malade qu’elle quitte le business. Bien sûr… Mais je n’allais pas la blâmer pour ça, non, vraiment pas. Je n’étais pas comme ça. Je ne coupais pas non plus les ponts d’un coup d’un seul. Parfois, je pouvais ne pas donner de nouvelles pendant des semaines, voire des mois, mais je n’oubliais jamais personne !

Aleera était soudainement très hésitante. C’était la première fois que je le voyais ainsi. Grand dieu, que se passait-il dans sa tête rousse ?  Elle me faisait presque peur, là. Elle allait se mettre à nu, et je n’étais pas prêt à entendre des choses comme ce qu’elle allait me dire. C’était horrible, parce que je ne voulais pas apprendre des nouveautés sur elle, pas de ce genre là. Même si j’étais évidemment prêt à l’aider, à l’aider à s’arrêter et à retrouver une vie normale, je ne pouvais l’imaginer comme une simple femme. Et pourtant, c’était ce qu’elle s’apprêtait à me dire. Elle n’osait même plus me regarder tellement elle était angoissée et honteuse. Elle n’avait vraiment pas à l’être.

Ce qu’elle me dit alors me cloua sur place. Elle pensait que vieillir allait la changer, allait l’empêcher d’exaucer quelques souhaits, quelques rêves… Mais elle pouvait faire ce qu’elle voulait. Trouver quelqu’un, se marier, faire des enfants, peu importait. Elle ne perdrait jamais sa place. Certaines personnes voudraient le dépasser, mais personne ne pourrait la surpasser. Si elle se tenait au courant, par mon biais par exemple, elle ne perdrait rien, elle resterait au courant. Et nous resterions en contact sans problèmes. Je n’allais jamais la laisser derrière moi et l’oublier. Elle pouvait me faire confiance… et elle le savait !

- Pour moi tu seras toujours jeune, ma belle !

Je la flattais un peu parce qu’elle en avait besoin, mais je n’en pensais pas moins. Elle avait quelques années de plus que moi, mais je faisais tellement plus vieux qu’elle. Je lui donnerais à peine vingt-cinq ans, alors qu’elle en avait plus de trente-cinq. Elle prenait soin d’elle, malgré le métier qu’elle faisait et j’adorais cette femme. Je trouvais ça triste qu’elle pense des choses pareilles… malheureusement, c’était bien vrai. Elle allait vieillir. Et malheureusement, le corps féminin n’était pas éternel. Sa main était toujours sur la mienne, et j’inversai les prises en la prenant alors dans la mienne et je la serrai du plus fort que je pouvais.

- Tu veux mon avis ? Fonce ! Fais des enfants et élève-les ! Reste informée dans notre domaine et demande moi toutes les informations que tu voudras ! Et quand tes gamins seront grands, reviens travailler ! Emploies quelqu’un pour t’aider !

Avec un grand sourire, je lui trouvais de nombreux moyens de continuer le travail. Elle n’avait qu’à trouver un assistant, ou mieux, une assistante. Une femme aussi douée qu’elle, qui pourrait faire son travail le temps où elle serait absente. Une femme qui pourrait être sa représentante. Et comme après elle serait plus âgée et aussi moins agile qu’avant, elle pourrait la garder.

- On peut trouver plein de solutions, Aleera. Je veux pas que tu quittes la profession, mais je ne veux pas que tu renonces à tes rêves de maternité…

J’étais sincère et évidemment elle le comprit, je le remarquai à ses yeux brillants, remplis d’étoiles. Notre conversation était complètement partie en cacahuète, et je ne pensais pas que nous en arriverions là. J’étais devenu une sorte de conseiller matrimonial, alors que je détestais parler de choses comme ça, depuis toujours et encore plus depuis que Margaret était … partie…

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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Mar 29 Avr - 1:39


Two criminals walk in a bar

Ft. Arthur M. Jameson & Aleera D. McPherson



« You can fool some of the people all of the time, and all of the people some of the time, but you can not fool all of the people all of the time.»


Se mettre à nue, parler de ce qu’elle éprouvait, parler de ses sentiments à coeur ouvert, n’était pas vraiment dans les attributs de la jeune femme. Depuis son adolescence, elle avait appris à ne rien laisser transparaître sur son visage de poupée de porcelaine. Aleera savait pertinemment que ce genre comportement où l’on affichait clairement ses pensées n’était pas le bienvenue dans un domaine comme l’armée. Déjà le fait qu’elle soit une femme était un handicap, elle n’avait pas voulu leur donner une raison de plus de se faire éjecter. Bien que l’on dise que tout le monde avait une chance pour un poste au sien de l’armée britannique, la vérité était qu’ils étaient hypocrites et pensaient qu’une femme ne pouvait pas faire un travail où l’on demandait d’être intelligent et en bonnes capacités physiques. Alors la rousse avait façonné ce masque presque glaciale pour se protéger, qu’elle avait amélioré au file du temps. Seulement si elle était l’une des meilleures agents criminelles, elle était aussi une femme. Inutile de préciser qu’il fallait parfois qu’elle se comporte comme telle. Il ne fallait quand même s’attendre à ce qu’elle verse une larme. Il semblerait que ce soir Arthur ai le statut de confident, et conseiller, bien qu’il n’était pas vraiment certain qu’elle écoute ces arguments étant donné les relations désastreuses que posséder l’Irlandais. Une oreille attentive à ses complaintes était tout de même la bienvenue.

- Quoi ? Je ne sais pas, tu aurais pu trouver ton âme sœur dans la rue, dans un café, dans un bar… La criminelle ne fit que lever les yeux face au clin d’œil qu’il lui offrit, un léger sourire aux lèvres cependant devant son manège. Il était rare de voir l’héritier Jameson aussi ouvert et taquin envers quelqu’un, et elle avouait elle même qu’elle appréciait cette attention à son égard.Ça aurait pu arriver, avoue-le ! Tu es une femme, tu aimes les hommes, il y a un moment où forcément, tu flashes sur quelqu’un ! Tu veux mon avis ? Fonce ! Fais des enfants et élève-les ! Reste informée dans notre domaine et demande moi toutes les informations que tu voudras ! Et quand tes gamins seront grands, reviens travailler ! Emploies quelqu’un pour t’aider !

Forcément il avait raison, il était évident qu’elle allait trouver toujours quelqu’un qui l’attirerait ne serait-ce que physiquement. Elle était humaine et avait des besoins. Mais aller plus loin qu’une simple rencontre d’un soir ne lui était jamais venue à l’esprit. Enfin, si ça avait le cas, cette pensée n’était pas rester longtemps dans sa petite tête rousse. Parce qu’elle était professionnelle, perfectionniste et qu’elle pensait à tout. Et forcément un petit ami, voir un mari, ne rentrait sûrement pas dans l’équation. Il aurait fallu qu’elle lui cache son passé - ou son présent si elle décidait de continuer - dans le cas où la criminelle choisirait quelqu’un de banale pour mener cette vie familiale. Ou il fallait quelqu’un qui est dans le milieu dans lequel elle évoluait et qui connaissait donc les règles du jeu. Si elle choisissait la seconde option, Aleera était certaine qu’il fallait s’attendre à des répercussions un jour ou l’autre. On oublie jamais ceux qui sont doués, et si la rousse arrêtait du jour au lendemain, beaucoup allait se demander où elle était passée, et tôt ou tard, on la retrouverait bien malgré elle et ses contacts pouvant la protéger. Et dire non à des gens dangereux, hauts placés et ayant les moyens de rayer sa vie aussi facilement que de passer un coup de téléphone, était hors de question. Bref, tout ça était un cercle vicieux dont elle ne trouverait certainement jamais de solution la satisfaisant pleinement.

- On peut trouver plein de solutions, Aleera. Je veux pas que tu quittes la profession, mais je ne veux pas que tu renonces à tes rêves de maternité…

Il avait inversé la prise de leurs mains, serrant la sienne dans une poignée de fer comme pour lui confirmer ses dires. Son regard de jade se fixèrent sur leurs mains enlacées et plus précisément sur sa main à elle. Celle-ci était fine, pâle et petite en comparaison. Il était presque ironique de penser que cette main pouvait apporter douleur, torture et mort aussi simplement qu’elle pouvait apaiser.

« Oh tu sais ce n’est pas aussi simple. Tu connais mon côté perfectionniste, j’ai trop de questions sans réponses pour me lancer comme ça, sur un coup de tête. Le seul fait d’avoir un père serait pas mal déjà, même si j’avoue que je peux toujours trouver facilement, je n’ai pas envie d’élever un enfant seule. Et je parle d’une figure paternelle et pas de nourrice. Je n’ai pas envie de re-créer le schéma de mon enfance même si elle aurait pu être bien pire. » La vie avec son père avait été... bien. Mais sans plus. Elle avait eu le stricte nécessaire mais on pouvait dire qu’elle venait d’un milieu un peu défavorisé. Qui l’aurait cru en la voyant aujourd’hui, surtout si elle disait avoir gradué avec les honneurs de la prestigieuse Université de Cambridge. « Et même si cela arrive finalement, qu’est ce que je vais faire quand les autres ne voudront rien savoir quand je leur dirais que je quitte le métier. Tu es peut être compréhensif, et j’apprécie vraiment ton soutien, mais tu sais qu’ils ne renonceront jamais à de telles capacités de ma part, quitte à employer des moyens drastiques. Je sais que je suis douée, mais si je dois protéger un enfant dans le lot, je doute y parvenir, même avec toute la volonté du monde...»

Elle était douée pour se cacher, pour se défendre et abattre ses ennemis, mais elle était réaliste aussi. Peut être que finalement il ne s’agissait que d’une lubie, une obsession parce qu’elle savait parfaitement qu’elle n’y aurait pas droit. Après tout, on veut toujours ce qu’on ne peut pas avoir, c’était bien connu. Il y aura toujours quelqu’un pour la chercher et la faire sortir de sa cachette, un des nombreux gouvernements qu’elle avait hérissé avec ses missions parfaitement exécutées, les criminels qu’elle avait aidé et qui voudraient encore de ses services, bref, si elle devait faire la liste, elle serait longue.

« Peut être que je rêve de cela parce que je sais que je n’y ai pas droit. » Aleera eut un léger sourire douloureux à cette pensée, sa main se crispant malgré elle à ce sentiment désagréable qu’elle avait du mal à reconnaître après tant d’années à tout réprimer. Elle le cacha avec un petit rire qui sonna faux même à ses oreilles. « J’ai été faite pour apporter la mort apparemment, pas la vie. Je dois faire la crise de la quarantaine avec quelques années d'avance, ça va sûrement passer... »

Ou pas.


 


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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Dim 4 Mai - 16:08



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En quelques secondes, la conversation avait basculé dans un tout autre domaine, et c’était très étrange pour moi d’en parler. Toutefois, je sentais aussi une émotion nouvelle naître en moi. Je voyais Aleera être en proie aux doutes, et je ne l’avais encore jamais vue comme telle. On aurait dit qu’elle ne savait plus où elle en était, elle qui était si sûre d’elle, si confiante à toute heure du jour et de la nuit. Et pour cause, nous parlions d’un sujet qu’elle ne maîtrisait pas, du moins pas totalement ! Que pouvais-je y faire ? Rien, bien malheureusement. Mais en moi montait l’envie de la protéger envers et contre tous. Je lui avais donné mon point de vue : il fallait qu’elle se fasse une vie de famille si elle en souhaitait une. Et s’il fallait qu’elle soit hors de portée de tout le monde, et que quelqu’un la protège, voire donne sa vie pour la protéger, je n’hésiterais pas. Je la protégerais, et je mettrais tous mes hommes sur le coup. Si d’autres criminels n’hésiteraient pas à tuer mes agents, ils n’oseraient rien me faire. D’ailleurs, savaient-ils que je connaissais Aleera ? Pas sûr !

En parlant de cette dernière, elle semblait toute perdue, et c’était tellement étrange de la voir ainsi. Elle gardait le même regard que d’habitude, une sorte de regard froid et enjôleur en même temps, un regard qu’elle m’accordait également, mais plus pour conserver son rôle, son personnage, plutôt qu’en raison de mes actes. Et pourtant, je savais lire un peu en elle. J’avais appris à le faire, et je m’en tirais plutôt bien. Toutefois, elle me paraissait un peu… emmêlée, cette fois ! Et en effet, elle évoqua tout cela en reprenant la parole, et je la laissais faire sans l’interrompre.

- Oh tu sais ce n’est pas aussi simple. Tu connais mon côté perfectionniste, j’ai trop de questions sans réponses pour me lancer comme ça, sur un coup de tête. Le seul fait d’avoir un père serait pas mal déjà, même si j’avoue que je peux toujours trouver facilement, je n’ai pas envie d’élever un enfant seule. Et je parle d’une figure paternelle et pas de nourrice. Je n’ai pas envie de re-créer le schéma de mon enfance même si elle aurait pu être bien pire.
- Je suis certain que des tas d’hommes ont le même désir que toi, là-dehors.. tu trouveras, Aleera.

Je bluffais un peu, évidemment. Quel homme sain d’esprit voudrait faire un enfant avec une femme qui assassinait des gens sur commande ? Il faudrait qu’il ne soit pas au courant, ou alors qu’il soit du métier. Moi-même, j’étais dans le même bazar. Je ne voulais pas de femme, donc c’était réglé, mais si un jour, l’envie me prenait de fonder une famille, je ne pourrais pas, rien que parce que j’avais une double vie, comme nous tous. Comment faire comprendre à une femme « normale » que je trafiquais mon propre alcool, que je trafiquais de la drogue, et qu’en plus, parfois, il me prenait l’envie d’assassiner les gens qui me devaient de l’argent depuis trop longtemps ? Aucune personne saine d’esprit ne pourrait comprendre cela. Personne à part Margaret. Elle était la seule à avoir été dans notre combine. Et maintenant, elle était morte !

- Et même si cela arrive finalement, qu’est ce que je vais faire quand les autres ne voudront rien savoir quand je leur dirais que je quitte le métier. Tu es peut être compréhensif, et j’apprécie vraiment ton soutien, mais tu sais qu’ils ne renonceront jamais à de telles capacités de ma part, quitte à employer des moyens drastiques. Je sais que je suis douée, mais si je dois protéger un enfant dans le lot, je doute y parvenir, même avec toute la volonté du monde...

Cette fois-ci, je baissais clairement les yeux, sans savoir quoi lui répondre. Evidemment que tout le monde n’était pas aussi ouvert d’esprit que moi. Notamment, certains de ses patrons au Moyen-Orient, ou en Russie. Elle avait de la chance de m’avoir, parce que j’étais l’un des seuls à comprendre ce qu’une femme pouvait ressentir. C’était beau ça… Il faudrait peut-être que j’arrête de me mettre à leur place, je commençais à devenir comme elles. Bref. Personne ne la laisserait quitter le métier, c’était pour cette raison que je lui avais dit de garder un œil sur nous, et que dès qu’elle pourrait, elle devrait reprendre, en se faisant assister. Comme un temps partiel, en quelques sortes. C’était le seul moyen pour que ça fonctionne !

- Repense à ce que je t’ai dit. Prends un assistant, apprends lui le métier maintenant et laisse le faire pendant que tu t’occuperas de ton gamin. Et ensuite, tu pourras revenir de temps en temps. Tout le monde sera content, non ?

Bien entendu, j’y mettais toute la conviction nécessaire, mais je connaissais Aleera, et je savais que ce ne serait pas suffisant. Elle était difficile à convaincre de toutes façons, je le savais bien. Et je savais aussi que j’aurais besoin d’arguments plus poussés que ça. Il lui faudrait presque une certification de la part de tous ses employeurs qu’ils n’allaient pas lui faire de coup bas. Et pourquoi ne pas leur demander après tout ? Ils étaient humains, eux aussi, ils pouvaient comprendre !  Peut-être même que certains avaient des enfants ! Elle devrait tenter le coup. Et je surveillerais ses arrières, coûte que coûte. Moi, je ne prendrais pas le risque de la perdre.

- Peut être que je rêve de cela parce que je sais que je n’y ai pas droit. J’ai été faite pour apporter la mort apparemment, pas la vie. Je dois faire la crise de la quarantaine avec quelques années d'avance, ça va sûrement passer...

Je la fixai, sans sourire, sans la suivre dans son rire faux, sans mettre montrer un brin d’amusement. Je restais sans voix, les lèvres pincées par la tristesse que je pouvais entendre dans sa voix. Je serrai un peu plus fort sa main dans la mienne, pour essayer de lui redonner le courage qu’il lui manquait un peu, même si je savais que c’était peine perdue. Pourquoi donc perdre espoir à ce point-là ? Elle allait trouver une solution ! Elle pouvait trouver toutes sortes de façons de tuer un homme, elle devrait d’ailleurs écrire un livre là-dessus, si c’était légal, et de fait, elle pourrait trouver une solution pour allier vie professionnelle et vie privée.

- Toute femme est née pour apporter la vie, ne dis pas de bêtises. Il faut juste que… tu trouves comment t’organiser !

Evidemment, je manquais autant de conviction qu’elle, et je savais moins bien qu’elle le cacher, mais je ne pouvais pas m’empêcher d’être un peu déçu qu’elle abandonne ainsi. Elle m’avait maintes et maintes fois prouvé qu’elle pouvait faire des choses extraordinaires… et il n’y avait rien de plus extraordinaire que de donner naissance à un enfant. Elle devait me prouver qu’elle pouvait le faire !

- Ecoute Aleera, tu as encore un peu de temps devant toi pour réfléchir, non ? Penses-y à tête reposée. On peut se revoir très vite si tu as besoin d’en parler. Ne prends pas de décision à la légère c’est tout.

Je m’interrompis quelques instants pour relever ses beaux yeux vers les miens, et je repris, très sérieusement :

- Je te soutiendrai quoi que tu fasses ! C’est ce que font les amis.

Si on pouvait vraiment nous appeler ainsi, des amis. J’aimais croire que c’était le cas, mais dans nos métiers respectifs, rien n’était jamais sûr, tout était éphémère. Et c’était bien dommage.

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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Lun 2 Juin - 18:47


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« You can fool some of the people all of the time, and all of the people some of the time, but you can not fool all of the people all of the time.»


Aleera se rendait bien compte de l’image peu fabuleuse qu’elle renvoyait en ce moment. La criminelle si forte et fière, se comportait maintenant comme une adolescente, incertaine de ses choix et de se qu’elle désirait réellement. C’était juste qu’elle n’avait pas l’occasion de parler à cœur ouvert avec quelqu’un près à l’écouter, pas quand il s’agissait de ses états d’âmes. Le travail passait toujours en priorité, forcément au bout d’un moment à cacher ses émotions, cela finissait par déborder, et la voilà maintenant à tout débiter à Arthur. Le pauvre devrait se demander ce qui était arriver pour qu’elle en arrive à presque faire une crise de nerf. Ou essayer de se dépatouiller de cette situation en espérant qu’elle ne fonde pas en larmes. La rousse était peut être à fleur de peau, mais pas au point de pleurer, merci bien.

- Je suis certain que des tas d’hommes ont le même désir que toi, là-dehors.. tu trouveras, Aleera.

« Ça t’intéresserai toi ? D’avoir un petit héritier pour ton empire ? Un héritier avec moi bien entendu...» Demanda-t-elle dans un petit sourire pas du tout sérieuse de la proposition.

Déjà, même si elle pensait qu’il serait un père de famille aimant et protecteur, elle ne pouvait pas passer à côté du fait qu’eux deux ensemble serait plus qu’étrange et improbable. Non pas que physiquement il n’était pas le rêve de beaucoup de femmes - dont elle même - c’était juste... Il s’agissait d’Arthur, son frère d’arme, son confident, celui sur lequel elle pourrait compter pour n’importe quoi. Elle n’allait pas se porter vers l’inceste, même s’il ne partageait pas le même sang, c’était tout comme.

« Je suis certaine que beaucoup d’hommes veulent fonder une famille Arthur dear, mais avec quelqu’un comme moi ? Sûrement pas, et ça ne m’étonne pas le moins du monde. »

Non elle ne se dévaloriser pas, c’était juste la vérité pure et dure. Personne de saint d’esprit ne voudrait partager sa vie avec une femme, certes magnifique, mais dont elle passait ses journées à planifier des actes plus illégales et horribles les uns que les autres. La criminelle remarqua le regard de l’irlandais se baisser à son dernier commentaire, sachant pertinemment qu’il ne pouvait pas réfuter ce qu’elle venait de dire. Si lui était compréhensif, ses autres commanditaires ne le seraient peut être. Au bien sûr, certains le seraient sûrement, ceux qui ont une famille eux-même et qui connaissent la valeur de ce qu’elle voudrait avoir pour elle. Mais les autres s’en ficheraient éperdument et ne penseraient qu’à la perte que ça leur engendrerait si elle quittait le métier, ne serait-ce que pour une année.

- Repense à ce que je t’ai dit. Prends un assistant, apprends lui le métier maintenant et laisse le faire pendant que tu t’occuperas de ton gamin. Et ensuite, tu pourras revenir de temps en temps. Tout le monde sera content, non ?

« Un assistant ? » Demanda-t-elle surprise par ce commentaire avant de lever les yeux au ciel devant une telle ânerie. « Ce n’est pas un travail de secrétaire, je ne peux pas passer une annonce dans le journal pour me remplacer pour ce genre de boulot Arthur. Et même si je trouvais quelqu’un, tu imagines le nombres de semaines, de mois, voir d’années pour le former correctement. Sans penser au fait que les autres ne seront peut être pas chaud pour embaucher quelqu’un qui leur est inconnu. Trop de variables à gérer, trop de possibilité de déloyauté... Non, ce n’est pas possible...»

Aleera était le genre de personne à penser à tout. Les détails, la mise en place, vraiment tout. Perfectionniste jusqu’au bout des ongles. Elle aimait le travail bien fait, et il était extrêmement rare qu’elle se trompe quand elle engageait quelqu’un en amont pour un contrat défini. Le seul fait de penser qu’elle devrait former une tierce personne pour que celle-ci arrive à penser de la même façon qu’elle, sans compter sur un entraînement militaire de haut niveau ne faisait que lui confirmer sa pensée. La rousse semblait remarquer que son ami n’était pas du tout amusé de son côté quand elle parla de la crise de la quarantaine. C’était pour cela qu’elle appréciait les moments avec lui, il pouvait être renvoyer l’image dans un homme sans cœur dans les affaires, mais quand on le connaissait, et surtout quand on était considérer comme une de ses personnes proches, il devenait un véritable ours en peluche, pleins de conseils affectueux. Bien entendu, la jeune femme n’allait jamais avouer cela, même sous la torture. Elle aimait à penser qu’elle avait la chance et le privilège de voir la facette douce du mafieux, et elle n’allait pas gâcher cela. Jamais.

L’ancienne militaire envoya un sourire fin et rempli de gratitude en direction de l’irlandais - sourire qu’elle n’offrait que très rarement - à l’entente de son dévouement envers elle pour trouver une solution à son petit problème. Elle serra à son tour la main qu’il avait étreint pendant son discours, avant de l’approcher à ses lèvres pour lui déposer un baiser au creux de son poignet. Cela pouvait avoir une connotation sexuelle pour ceux qui regarderaient dans leur direction, mais ça ne l’était pas. Il ne s’agissait que d’un geste de remerciement envers quelqu’un qu’elle appréciait plus que tout. Son frère.

« Qu’est ce que je ferai sans toi ? » Demanda-t-elle à moitié sur le ton de la plaisanterie bien qu’on sentait la véracité de ses propos.



 


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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Jeu 12 Juin - 22:29



Two criminals walk in a bar
ft. Aleera & Arthur۰


Il fallait bien dire que j’étais un peu éberlué par la scène qui se déroulait devant mes yeux. Mais j’étais plutôt étonné de réussir si bien à gérer la chose. Aleera était loin d’avoir un caractère facile et j’aurais pensé qu’elle ne supporte pas le moindre commentaire. Pourtant, elle semblait m’écouter comme si je disais la messe. C’était plutôt agréable en fait. Et puis… j’avais l’impression de l’aider, comme ça, même si je savais bien que je ne lui prêtais pas main forte à proprement parler. Pour tout cela, je ne pouvais pas l’aider évidemment. Ce n’était pas de moi dont elle avait besoin, mais de quelqu’un qui puisse la satisfaire pleinement, avec un enfant.

« Ça t’intéresserai toi ? D’avoir un petit héritier pour ton empire ? Un héritier avec moi bien entendu... »

A ces mots, je faillis m’étouffer avec ma propre salive, avant de me rendre compte qu’elle plaisantait. Néanmoins, elle l’avait quand même dit, et immédiatement, mon cerveau se mit à tourner et à imaginer un enfant aux cheveux roux dans mon duplex. Très étrange, définitivement. Je ne m’étais jamais imaginé entouré d’enfants. Dans le milieu, avoir des enfants était quelque chose de risqué, voire même de mortel et d’impossible, de fait. Heureusement qu’Aleera m’avait fait une boutade, d’ailleurs. Si elle avait été sérieuse, je ne savais franchement pas comment j’aurais pu me sortir de ce pétrin. Parce qu’il était hors de question qu’elle et moi, nous fassions une chose pareille. J’avais trop de respect pour elle, et je savais qu’il en était de même pour elle, bien entendu.

« Je suis certaine que beaucoup d’hommes veulent fonder une famille Arthur dear, mais avec quelqu’un comme moi ? Sûrement pas, et ça ne m’étonne pas le moins du monde. »

J’avais baissé les yeux en remarquant qu’elle avait raison, malheureusement. Cependant, je trouvais rapidement les mots justes et l’humour qu’il fallait pour lui répondre :

« Comment ça « quelqu’un comme toi » ? Je ne vois pas du tout le problème, tu es une meurtrière… et alors ? A prendre ou à laisser ! »

Cette fois, c’était moi qui plaisantais. Mais après tout, l’amour était aveugle, disait-on, et peut-être qu’elle saurait trouver quelqu’un qui accepterait son métier. Bien sûr, je savais que c’était impossible, aucune personne saine d’esprit ne pouvait accepter une chose pareille. J’avais eu de la chance d’avoir Margaret… mais elle était morte maintenant et je n’avais pas le choix, je devais finir ma vie seul. Aucune autre femme ne voudrait de moi, pas même dans le métier.

Lorsque je lui parlais de l’assistant en question, je crus qu’elle allait me tuer. Elle sembla considérer la question quelques secondes avant de finalement me répondre que ce n’était pas quelque chose que l’on pouvait annoncer dans le journal et trouver en moins d’une semaine. Je le savais bien, mais ça n’empêchait pas. J’avais des contacts un peu partout, je pouvais lui trouver la perle rare, et elle en serait peut-être satisfaite ! Je pouvais l’aider pour ça, je n’allais pas la laisser tomber, ce n’était pas mon genre. Elle ajouta par la suite que même si elle trouvait, il lui faudrait former la personne… et ça prendrait beaucoup trop de temps pour elle. Je levai les yeux au ciel, exaspéré. Elle était toujours si pressée. Bon, évidemment, elle n’avait pas le choix, il fallait qu’elle se grouille, si elle voulait un gamin. Mais j’essayais de lui trouver des solutions, et il fallait bien passer par toutes sortes d’idées non ?

Plus tard, quand Aleera eut fini de me raconter tout cela, et que je n’avais pas spécialement bronché, je remarquais que sa main était toujours dans la mienne. Je n’avais pas bougé, ni changé de position et de fait, elle n’avait pas bougé non plus. Je posai quelques instants les yeux sur nos deux mains, et son regard suivit le mien, certainement, puisqu’elle resserra son emprise sur ma main, avant de la porter à ses lèvres pour m’embrasser le poignet. Je la regardais faire avec un sourire, aussi sincère qu’il était faux. Sincère pour elle. Faux pour les autres. Pour sauver les apparences. Notre discussion avait pris une tournure vraiment étrange, et je me disais que les autres personnes présentes dans ce bar devaient vraiment se  dire que nous étions ensemble. Si c’était ce qu’il fallait faire pour être tranquille… alors tant mieux, nous le faisions à la perfection.

« Qu’est ce que je ferai sans toi ?
- Franchement ? Je ne sais pas ! On a tous besoin d’un Jameson miniature chez soi, je devrais penser à exporter ça, tiens ! »

Je préférais continuer sur le ton de la plaisanterie, sachant que pour elle, avouer quelque chose de ce genre-là était comme un sacrifice. Pourtant, elle me connaissait, elle savait que j’étais bénéfique pour elle, autant qu’elle l’était pour moi. Et puis… je n’étais pas du genre à aller raconter des choses sur les autres. Et il était hors de question que je laisse apercevoir à mes ennemis qu’elle avait des failles. Sinon, je la perdrais. Et je ne voulais pas la perdre. Ça n’allait pas arriver de si tôt, de toutes façons. S’il fallait que je la protège, dans le futur, alors je le ferais. Sans problèmes.

« Je pourrais te retourner la question… que ferais-je sans toi ? »

Même si je disais cela vraiment d’un point de vue « travail », je le pensais aussi un minimum pour ce qui concernait nos vies privées. En plus d’être une excellente alliée, c’était une excellente amie, après tout…

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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Dim 24 Aoû - 17:14


Two criminals walk in a bar

Ft. Arthur M. Jameson & Aleera D. McPherson



« You can fool some of the people all of the time, and all of the people some of the time, but you can not fool all of the people all of the time.»


La discussion qui au début devait être une sorte de petite réunion d'informations c'était transformé en quelque chose de beaucoup moins formel. C'était même devenu un peu trop personnel. Ce n'était pas dans le genre d'Aleera de se pencher sur ses problèmes ou ses envies – enfin quand elle disait 'envie', la rousse penser à ceux dont elle ne pouvait assouvir sans penser avoir certaines conséquences, quand elle avait envie d'une voiture, d'un verre, d'un vêtement, rien de plus simple, mais avouer que parler d'enfant n'entrer pas vraiment dans la même catégorie. La criminelle savait pertinemment pourquoi ses pensées intimes avaient refait surface en présence de l'Irlandais. C'était tout simplement parce qu'il s'agissait de la seule personne en qui elle avait totalement confiance. Ou du moins autant qu'on peut avoir confiance en un trafiquant de drogue et d'alcool quand on était une tueuse à gage.

« Comment ça « quelqu’un comme toi » ? Je ne vois pas du tout le problème, tu es une meurtrière… et alors ? A prendre ou à laisser ! »

Elle eut un petit rire. Arthur avait dit cela comme s'il ne s'agissait d'une petite tare dont elle pouvait se défaire facilement. Alors que ce n'était pas le cas. La jeune femme s'empêcha de penser à se présenter ainsi, si un jour elle avait envie de mettre en pratique sa pensée. Imaginant la scène du 'Bonjour, je m'appelle Aleera, je suis une criminelle internationale spécialiser dans le meurtre de personnes gênantes, qui sait pratiquement tout faire et tout obtenir. Oh et je suis extrêmement riche, je cherche un géniteur pour un enfant, vous êtes partant ? Ne vous inquiétez pas, j'ai juste besoin de vous pour me féconder, après nous ne nous reverrons jamais.'  Le pire c'est que douée comme elle l'était, elle était certaine qu'en disant cette tirade, elle trouverait quand même des candidats.

« J'évite de parler de mon travail dans mon temps libre. » Se rendant compte de l'absurdité de sa réponse, Aleera haussa un sourcil amusé avant de reprendre. «  Enfin dans le peu de temps libre que je possède. Maintenant que j'y pense, je n'ai jamais eu besoin de dire quoi que ce soit quand j'ai envie d'être... Divertie. »

C'était sa façon d'échapper à la conversation qui devenait trop sérieuse à son goût. Surtout quand le sujet principal, c'était elle. Un peu d'humour, une image un peu frivole et hop, elle partait dans une tout autre direction pour empêcher de montrer son malaise. Car si la rousse était peu habituée à montrer ses émotions, elle était en revanche une experte pour les cacher. Son mentor s'en était assuré quand elle avait commencé dans le milieu. La jeune femme s'arrêta à cette pensée. Il y avait longtemps qu'elle n'avait pas pensé à Hank Baxton. Pas depuis leur dernière conversation houleuse qui s'était terminé... plutôt mal. La rousse secoua la tête pour enlever toutes pensées concernant cela , renfermant le milliardaire dans un recoin de son esprit. Elle avait déjà assez de problèmes comme cela, inutile d'en rajouter.

« Qu’est ce que je ferai sans toi ?

Franchement ? Je ne sais pas ! On a tous besoin d’un Jameson miniature chez soi, je devrais penser à exporter ça, tiens ! »

Aleera eut un petit rire. Elle pouvait se le permettre avec Arthur. Ça avait un effet libérateur de pouvoir se comporter telle une jeune femme ordinaire, s'amusant, et riant. Ce n'était pas toujours évident de se comporter tel le parfait soldat, le visage impénétrable, regardant toujours derrière son dos dans la possibilité de se faire doubler, devant penser à toutes les situations possibles. Bref, il s'agissait d'un travail terriblement harassant. Alors quand elle pouvait être un peu elle-même, elle ne se gêner pas pour l'être, seulement d'habitude, ce n'était pas en compagnie de personnes qu'elle connaissait. Sauf avec l'homme en face d'elle.

Il n'était pas rare que la jeune femme entendent certaines rumeurs sur eux dans leur milieu. Tout cela parce que la criminelle était souvent en sa compagnie, mettait les contrats du jeune Irlandais en priorité, répondez n'importe quand à chacun de ses appels, et avait même quitter un puissant et riche homme d'affaire qui lui avait tout appris sur le métier pour le suivre lui. Bon d'accord, vu son cet angle, elle comprenait pourquoi. Était-ce si difficile que cela qu'une belle femme comme Aleera et un bel homme comme Arthur puissent être juste amis. Meilleur amis. Confidents à leurs heures perdues.

« Je pourrais te retourner la question… que ferais-je sans toi ? »

«  Tu ne serai pas aussi riche et respecté que tu le serai aujourd'hui... » Répondit-elle sans avoir à réfléchir, affichant une mine taquine. «  Et puis avoue que tu t'ennuierai... »

Aller fini de morfondre. Elle pourrait toujours mettre sa pensée à plus tard.


 


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MessageSujet: Re: Two Criminals Walk In A Bar | Ft. Arthur M. Jameson   Sam 30 Aoû - 8:34



Two criminals walk in a bar
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Evidemment, j’amusais Aleera avec ma réponse. C’était le but que je recherchais de toutes façons. Nous avions besoin tous les deux l’un de l’autre, c’était une évidence. Elle avait besoin de moi pour travailler, même si elle avait d’autres clients. Et j’avais besoin d’elle pour m’aider dans des tâches que je ne pouvais confier à personne d’autre qu’elle. Je mettais ma plus grande confiance en elle. Elle était la meilleure dans ce domaine, et j’étais vraiment heureux et fier d’avoir cette relation si peu commune avec elle. Rares étaient ceux qui pouvaient se vanter de vraiment connaître la Concierge. J’en faisais partie. Et je n’étais pas près de casser ce lien.

En lui demandant ce que je ferais sans elle, je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit modeste. Je pensais qu’elle allait me dire ce que je croyais qu’elle allait me dire : que je serais probablement mort et enterré, ou alors que mon entreprise deuxième du nom aurait coulé. Ç’aurait été vrai, et légitime, qu’elle me dise une chose pareille, parce que moi-même, je le pensais. Sans elle, il était clair que je n’aurais pas été aussi bien loti. Les autres auraient pu faire ce que je voulais. J’avais eu mon nombre de désistements dans l’équipe, de gens qui m’auraient trahi éventuellement. Si jamais je n’avais pas eu Aleera, je n’aurais pas pu mettre la pression à tous mes agents, et aussi à mes potentiels clients. Là, je n’avais qu’à faire mention d’elle une seule fois, et ils prenaient peur. Elle était renommée… et ils savaient ce qu’elle était capable de faire. A eux,… ou à leurs familles ! Et bien souvent, dans les mafias, ou rien que dans les organisations criminelles et illégales, la famille, c’est l’entité la plus chérie au monde. Parfois, peu importe l’argent tant qu’on a l’amour et la famille. Je n’avais plus ni l’un, ni l’autre et je n’avais plus rien à perdre, à part ma double entreprise. Résultat : j’étais prêt à tout. Et j’avais Aleera de mon côté. Autant dire que j’avais gagné, pour l’instant. Et même si j’appréciais l’idée qu’elle veuille un enfant, et que je l’encourageais à le faire… je devais bien dire également que ça m’inquiétait légèrement, tout cela.

Néanmoins, je ne m’attendais pas à cela. Je ne m’attendais pas à sa réponse, même si j’aurais dû le deviner.

«  Tu ne serai pas aussi riche et respecté que tu le serai aujourd'hui... Et puis avoue que tu t'ennuierai... »

J’aurais pu tout parier, et j’aurais tout perdu. Non vraiment, ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais. Et pour cause : alors que je pensais qu’elle allait presque me railler, elle était plutôt gentille à la place. En effet, personnellement, l’argent ne m’attirait pas tant que ça. Ce n’était pas important pour moi, parce que je n’avais personne avec qui le partager. Evidemment que j’aimais bien me dire que j’étais riche, mais ce n’était pas non plus quelque chose que je désirais plus que tout au monde. En réalité, je ne savais pas ce que je voulais, ce que je désirais. Le respect, par contre, c’était quelque chose que j’appréciais, et que j’aimerais avoir, oui. Et garder surtout. L’avoir, je l’avais, de tous mes collaborateurs et de tous mes clients, bien sûr. Le garder, c’était une autre affaire. Être tendre ne forçait pas le respect, c’était pourquoi je tenais tous mes agents avec une main de fer. Sauf Aleera, bien sûr, mais je n’avais pas besoin de ça avec elle.

« Tu as sûrement raison, oui… On forme une belle paire, tous les deux finalement ! »

D’ailleurs, elle avait raison : sans elle, je m’ennuierais vraiment énormément. Parce que je n’aurais pas ce petit côté tentateur quand elle était près de moi. Je n’aurais pas cette envie démesurée de jouer avec elle, de la taquiner et de me faire taquiner. C’était tellement agréable de partager avec elle, après Margaret… alors qu’il ne se passait rien avec elle, évidemment. Et heureusement ! Bien sûr que l’idée m’avait traversé l’esprit, j’étais un homme avant tout, et je n’avais pas le calme légendaire des gentlemen anglais. Non, j’étais irlandais et j’avais le sang chaud. Mais ce n’était rien. Absolument rien et surtout ça ne signifiait rien. Pour moi, mais sûrement aussi pour elle. Sinon, nous ne serions pas en train de discuter aussi librement sur l’enfant qu’elle aimerait avoir.

« Toi aussi tu t’ennuierais un peu, non ? Je t’apporte de très bonnes affaires, quand même ! »

Cette fois-ci, c’était à mon tour de ne pas être modeste. Enfin, pour le coup, c’était un peu gratuit, parce qu’elle n’avait rien fait. Mais j’aimais croire qu’elle avait des préférences dans ses affaires et que de fait, elle aimait bien les miennes. Ça avait un effet aussi apaisant qu’agréable et je me disais clairement qu’elle allait me répondre qu’en effet, elle adorait résoudre mes affaires. Peut-être que je me trompais, toutefois, et ça n’allait pas me déranger non plus…

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