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 Party time [PV Casey Daisy Evans]

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MessageSujet: Party time [PV Casey Daisy Evans]   Mer 19 Mar - 21:05

               -La même !

     Molly porta deux doigts à sa tempe, mimant un mauvais salut, pour faire comprendre à la table qu’elle avait bien comprit la commande. Plateau dressé haut au-dessus de sa tête, la jeune femme se faufila entre plusieurs personnes, résistant difficilement à la tentation de les délester de leurs portefeuilles. Ce soir elle gagnait honnêtement sa vie  comme serveuse, pas besoin d’avoir les mains trop baladeuses. Même si leur insouciance était abominablement tentante. Quelques sourires échangés lors de ces corps à corps improvisés finirent par lui ouvrir la voie vers le comptoir où elle déposa son plateau dans un claquement sec.

               -File moi à boire Mark !

     La jeune femme se coucha à moitié sur le comptoir, battant des pieds en l'air alors qu'elle fourrageait de l'autre coté à la recherche d'un verre. Un soupire exaspéré lui fit relever la tête, croisant le regard noisette d'un grand blond aux bras particulièrement musclés croisés sur un torse non moins impressionnant. L'irlandaise afficha un, faux, sourire d'excuse essayant visiblement d'imiter un cocker de deux mois réclament une quelconque friandise. La scène resta figée pendant quelques instants avant que l'irlandaise ne se laisse retomber sur le sol alors même que le barman s'emparait d'un verre vide qu'il remplit à moitié d'une bière ambrée. La boisson fut poussée vers elle avant qu'elle ne s'en empare et ne la vide de trois longues gorgées...

               -T'es un ange !

     Elle le remercia d'un clin d'oeil avant de poser le verre et de lui transmettre les commandes qu'elle venait de ramasser. Bien que Mark travaille rapidement, cela lui offrait une petite accalmie durant son service. Les vendredis soirs étaient toujours animés, comme si les clients attendaient d'être là pour se débarrasser de toute une semaine de tension accumulée. L'atmosphère était chaleureuse, pleine de chants, de cris joyeux, de rires, de bruits de verres entrechoqués. La place commençait à être une denrée rare mais cela ne déranger personne, cette proximité forcée ayant plutôt tendance à provoquer de nouvelles rencontres bienvenues. Les seules zones qui semblaient quelque peu épargnées se situaient au niveau du jeu de fléchettes, prudence élémentaire, et au fond même du pub où les gens avaient tendance à danser du moment qu'un groupe était présent. Comme c'était le cas ce soir.

Adossée au comptoir, Molly eut un sourire en coin... Elle ne regrettait aucun de ses choix et même si rien n'était facile pour elle en ce moment, les instants comme ceux-ci valaient bien la peine de se décarcasser ! Une tape sur l'épaule la fit se retourner pour découvrir sa commande prête à être délivrée à la table de jeunes étudiants. Plateau chargé, elle repartie à l'assaut de la foule sans se départir de sa bonne humeur.


               -Chaud devant !

     D'un mouvement fluide, Molly se fondit au milieu des clients festifs pour continuer son travail...

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MessageSujet: Re: Party time [PV Casey Daisy Evans]   Sam 29 Mar - 13:46




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PAS ENVIE D'ÊTRE ICI!} Je voulais allez chez moi, me coucher dans mon lit et dormir. Il était tout juste huit heures. Et pourtant, j’avais l’impression qu’il était vraiment trop tard pour moi. Pourtant, j’attendais que tout le monde finisse de boucler ses papiers. William Horton – un D.S. auprès du Yard depuis une bonne quarantaine d’année – tirait aujourd’hui sa révérence. Étant quand même présente depuis pas très longtemps auprès de l’équipe du Yard, j’y allais d’abord et avant tout pour faire bonne figure. Disons que si Théodore et Gregory n’avaient pas été là, je n’aurais pas attendu. J’aurais filé dans mon lit. La journée de demain serait sans doute longue. On avait bien beau être vendredi, cela ne voulait pas nécessairement que ma semaine était finie. Lundi matin, j’avais promis à Molly Hooper d’aller magasiner avec elle, samedi. Vous auriez sérieusement du voir la tronche de Gregory Lestrade quand je lui avais demandé le week-end de congé. Il m’avait regardé comme si je lui avais annoncé d’un ton très neutre qu’il était tombé de la neige en plein mois de juillet. Après le choc, il m’avait dit qu’il était content que je prenne un peu de temps pour faire attention à moi et à mon moustique. J’avais rougi et j’avais prétendu que j’avais à aller travailler sur le rapport pour le cas qu’il m’avait donné quelques jours plutôt.

Pourtant, au moment où Théo vient cogner à la porte de mon bureau, disons que j’étais loin d’être au plus productive. Les pieds remontés sur mon bureau, j’étais à demi-endormie dans ma chaise de travail. « Productive, à ce que je vois! », avait dit mon cousin. Il était dans la très courte liste de personne qui était au courant de mon état. La rumeur commençait à se confirmer et je sentais de plus en plus de regard se porter sur mon ventre. J’avais doucement essuyé le trait de bave qui avait coulé. « T’es sûr que t’es en état pour venir? » me demanda-t-il alors que je m’étirais. J’étais quand même dans les nouvelles du Yard – avec mes trois mois d’ancienneté. Sauf que… je n’étais pas pour manquer le départ à la retraite d’un employé. La rumeur s’emparait de ceci et ravagerait tout sur son passage. Aux dernières nouvelles, j’étais enceinte de Lestrade et je le cachais alors… si je manquais un party de retraite… je n’osais même pas imaginer ce que la rumeur pourrait faire comme dégâts. Je n’étais pas encore prête… juste une journée encore dans mon placard. Il était confortable mon placard.

Je savais que j’étais enceinte depuis 10 semaines… j’étais à pratiquement 18 semaines de grossesse. Je me comptais sérieusement chanceuse que ça ne se voit pas encore trop. Pour ceux qui me connaissaient, ça commençait à hurler. Pour les autres… disons que si je n’enlevais pas le pull qui allait par-dessus la chemise, je pouvais encore me faire croire que personne ne savait. Et puis, je savais que ma main droite qui avait une nette tendance à se glisser sur mon ventre en cas de choc commençait grandement à confirmer la rumeur par elle-même. « Je vais trouver le moyen d’y aller… mais je ne resterais pas jusqu’à pas d’heure… Molly va torturer mon portefeuille demain… et me faire une garde-robe de ma… » Je fixais en voyant la tête de quelqu’un d’autre se glisser dans l’entrebaillement de ma porte. « PUB! Venez! On vous attend… ». Nerveusement, je passais une main dans ma tignasse rousse. C’est ce que l’on appelle minuit moins une. J’ai soupiré et j’ai ramassé mon imper. J’avais tendance à le trainer. Disons qu’avec la température de Mars, on ne pouvait jamais vraiment savoir quand une bonne couche de pluie pouvait venir se rajouter sur les rues.

La musique, le mixte des parfums dans le pub et la surpopulation chronique du pub me fit presque angoisser à peine l’équipe du Yard avait passé la porte. Je voulais être chez moi… définitivement dans mon lit. Je lançais un regard à Théodore. TUE-MOI! Hurlaient mes yeux. « Chaud devant ! » me dit une serveuse en me poussant pendant que le Yard allait s’assoir dans une table encore inoccupée. Je retirais mon imperméable. Donovan se poussa d’une place pour me laisser une place à ses côtés. Je ne l’aimais pas. Et son parfum me torpillait l’estomac depuis le jour un. Je laissais Théo se glisser entre moi et elle. Mais à peine assis, je me relevais à la recherche de notre serveuse. J’étais loin d’avoir envie de me fondre en explication sur pourquoi je ne buvais pas. Je trouvais la serveuse au bout d’un moment. « Madame… êtes-vous en charge de cette table? » dis-je en désignant la table pleine du Yard.


[hj: je m'excuse... c'est très moyen]

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MessageSujet: Re: Party time [PV Casey Daisy Evans]   Lun 21 Avr - 17:28

     La soirée était plus que prometteuse. Si tout continuait comme cela, elle pouvait espérer de sacrés pourboires, de quoi éviter d'avoir les mains baladeuses pendant quelque temps. Appater le billet n'était pas trop difficile, il suffisait qu'elle laisse son charme naturel d'irlandaise agir... En gros, il suffisait qu'elle reste elle-même : directe, franche et pas forcément toujours polie. Les habitués savaient comment prendre la chose et ne s'offusquaient plus depuis longtemps et les touristes trouvaient cela tout à fait « atypiques ». Des fois qu'elle ne soit qu'une bête de foire à venir voir dans un zoo... Enfin, cela mettait un peu de beurre dans les épinards, elle n'allait certainement pas s'en plaindre maintenant !

     En plus la clientèle du pub ne lui posait jamais soucis, ce qui était un plus indéniable. Outre les étrangers en mal de sensations, ou d'alcool, il s'agissait avant tout de cols blancs ou de yarders... Bon... Elle avait un petit peu plus de mal avec les derniers mais leur présence assurait aux lieux une certaine sécurité. Personne n'avait envie de partir sans payer quand une dizaine de ses voisins était susceptible de vous coffrer sans ménagement. Il en allait de même pour les gestes déplacés, l'un des principaux fléaux des établissements servant de l'alcool. Pourtant, ici, Molly n'avait quasiment jamais eu à se plaindre de cela. Une ou deux tapes sur le postérieur c'était cher payé à coté de ce qu'elle avait du esquiver ailleurs. Et elle n'était ni la plus sexy, ni la plus abordable des serveuses...

     Alors même si elle essayait habituellement de se tenir aussi loin que possible de la police, elle pouvait bien les tolérer ici. De toute façon, elle faisait en sorte de ne pas mélanger ses différentes sources de revenus. Même si profiter d'un client bien éméché pour lui faire ses poches était terriblement tentant, elle ne se le serait jamais permis. Pas dans un établissement où elle travaillait en tous cas. Ailleurs, ça, c'était une autre paire de manches. Il n'y avait donc aucunes raisons que les honorables représentants de la loi ne s'intéressent à sa petite personne. Du moment qu'elle continuait à les approvisionner en liquides ambrés...

     Molly vidait son plateau, ramassant au passage billets et pièces lorsqu'une voix la fit se retourner. Une rouquine a l'air vaguement mal à l'aise se tenait face à elle.. Elle se souvenait de l'avoir dépassée quelques instants auparavant, avec tout un autre groupe de clients fraîchement arrivés. Mais la demoiselle n'était pas une habituée, elle s'en serait souvenue. Surtout de ses cheveux en fait, une telle couleur était définitivement rare, même dans un pub qui affichait clairement ses préférences irlandaises... Glissant son plateau désormais vide sous son bras, elle prit le temps de localiser la table que lui désignait la policière.

     Techniquement parlant, elle n'était pas dans sa zone... Mais le pub était plus que rempli et elle avait l'habitude de gérer ce type d'affluence. Quelques secondes plus tard, elle porta deux doigts à sa bouche et siffla, attirant immédiatement l'attention de plusieurs personnes, dont une petite blonde énergique, Lucy, l'autre serveuse. Entre échanges de regards et gesticulations, le dialogue fut rapide et l'accord conclut. Molly put se retourner vers Casey en affichant un grand sourire...


               -Yep, vous allez devoir me subir ce soir. J'peux faire quelque chose pour vous ?

     L'irlandaise avait bien remarqué que la rouquine faisait partie d'une bande de yarders. Elle en reconnaissait certains mais c'était surtout leur langage corporel qui les trahissait... Pas que le respect de la loi transpirait de leurs actions mais il y avait une certaine rigidité qui criait « officiers ». A moins qu'elle n'ait développé un sixième sens pour les remarquer à force de chercher à les éviter, ou à force de se faire courser par eux... La jeune femme observa un peu mieux sa nouvelle cliente, la sentant un peu gênée, mal à l'aise. Elle avait franchement l'impression qu'elle aurait préféré être n'importe où ailleurs que dans le pub bondé...

               -Pourquoi ? Vous avez besoin d'une commande spéciale ?

     L'irlandaise pencha un peu la tête de coté, intriguée... Ils n'étaient pas arrivés depuis suffisamment longtemps pour avoir à se plaindre du temps de service... Par contre il n'était pas rare qu'on vienne la voir un peu à l'écart pour certaines occasions, comme les anniversaires par exemple. On lui donnait alors des instructions particulières : un cocktail spécial, voir si des gens pouvaient chanter, empêcher untel de payer les consommations...

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Party time [PV Casey Daisy Evans]   Jeu 8 Mai - 1:44




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Juste aucune envie d'y être } « Yep, vous allez devoir me subir ce soir. J'peux faire quelque chose pour vous ? » Subir, c’était le bon mot. Qu’est-ce que Matthew et moi faisait-on ici? Matthew ne buvait pas depuis près d’une dizaine d’année – depuis qu’il s’était enfoncé sur sa spirale après sa rupture avec sa première et seule petite amie sérieuse. Et moi… moi, j’étais enceinte, j’avais autant de sens d’être ici qu’un éléphant avait de raison pertinente d’être ici. J’avais un petit trésor qui se cachait dans mon ventre et malgré l’avancée de ma grossesse que je réussissais encore à camoufler sous un assortiment de polar, je ne voulais pas vraiment que ma grossesse s’ébruite. J’étais encore loin d’être prête à ce que tout le monde sache pour mon état. La simple pensée d’avoir des questions sur le père faisait en sorte que je n’étais pas pour être en mesure de montrer mon ventre. Voilà pourquoi j’en arrivais à avoir l’air aussi ridicule. Debout devant la serveuse qui venait tout juste de siffler une autre serveuse en désignant la table des agents du Yard. Visiblement, je me doutais qu’elle ne devait pas à la base avoir notre table mais une petite partie de moi n’en avait rien à cirer. Je ne voulais pas paraître bête comme mes pieds. J’avais une très sérieuse tendance à l’être ces temps-ci. C’était une espèce de mélange d’hormones et de fatigue causée par mon état et mon horaire de travail qui n’avait sérieusement aucun sens. J’allais justement me rendre dans des explications quand elle rajouta d’une voix enjouée avant même que je puisse répliquer quoique ce soit : « Pourquoi ? Vous avez besoin d'une commande spéciale ? » Une commande spéciale. Je souris. Est-ce qu’elle pouvait me vendre une porte de sortie en même temps. J’avais les traits un peu tirés. Avec mes pensées d’un optimisme qui aurait été plus appliqué à une hospitalisation aux soins intensifs qu’à une fête de retraite, je commençais à me dire que je pourrais peut-être la soudoyer pour qu’elle me renverse un breuvage dessus question que je puisse m’enfuir entre mes draps. Au diable le respect pour ce bon vieux Bob. Il n’était pas dans mes pantalons et il ne comprendrait sans doute pas ma situation. Je jetais un regard rapide à la table. Je ne voulais juste pas que les collègues m’entendent dire que je ne pouvais pas boire… mais juste ici quand même relativement loin de la table j’avais peur qu’ils m’entendent. « Vous voyez le petit brunet avec les cheveux en pagaille? » dis-je en choisissant de commencer par mon cousin. Lui aussi ne pouvait pas boire. Lui aussi ne voulait pas créer un tollé autour de la table et avoir besoin d’expliquer qu’il avait suivi le programme avec les étapes des AA. M’assurant qu’elle l’avait bien en tête, je dis : « Il ne peut pas boire… et je… » je passais doucement ma langue sur mes lèvres. Ça ne voulait pas sortir quand c’était question de moi. J’étais enfoncée beaucoup trop loin dans mon déni à savoir que je n’étais pas enceinte pour le dire comme ça à une étrangère que je ne connaissais pas. Si ma mère avait attendu que je sois passé la 15e semaine pour avoir un semblant de confirmation de mon état imaginer un peu ce qu’un parfait étranger avait droit comme traitement. « Je ne peux pas boire moi plus. D’alcool, je parle. » Merde, je me sentais comme une gamine qui avait été prise la main dans l’armoire d’alcool de ses parents. Bien sur que je l’avais fait avec mon copain. « Est-ce que y’a moyen d’avoir deux cocktails spéciaux qui n’ont pas d’alcool… et qui n’ont pas trop l’air féminin… » Dis-je avec un petit sourire. J’avais de la difficulté à simplement supporter le regard de la femme et je fixais honteuse le bout des chaussures de l’autre. Je ne voulais pas d’un arc-en-ciel de couleur dans un verre. Déjà que je me compterais comme particulièrement chanceuse si je ne vomissais pas pendant la soirée ou ne m’endormirais pas sur la table. Le mélange de parfum commençait déjà à me lever le cœur. C’était bien partie comme affaire pour moi. Pourquoi j’étais ici… finalement secondant à la tentation et ne pouvant me résigner à l’idée de ne pas avoir de porte pour pouvoir m’enfuir d’ici, je passais une main dans mes cheveux et j’articulais lentement : « est-ce que je peux vous payer cinquante livres pour que vous me renversiez un breuvage dessus d’ici une trentaine de minutes pour que je puisse m’enfuir? ». Putain, je devais avoir l’air d’être la personne la plus bête de l’univers. J’étais tellement fatiguée et j’avais l’impression que ça avait été une grossière erreur de venir. J’aurais dû répondre à Matthew que je n’étais pas en état de venir. Ça me semblait tellement absurde que je passe pleine d’espoir cette demande. Ils étaient gentils les autres agents du Yard. Mais la dernière fois où j’avais mis les pieds ici, Jesse était encore vivant. Même si ça ne faisait pas des lustres, il y avait d’étranges souvenirs douloureux d’associer à cet endroit et je n’arrivais pas simplement pas à faire comme si je ne ressentais rien présentement. J’avais envie de m’enfuir le plus loin possible d’ici.


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MessageSujet: Re: Party time [PV Casey Daisy Evans]   Jeu 15 Mai - 15:43

     Soyons honnêtes, Molly avait déjà vu des clients bien plus heureux d'être là. Casey avait juste l'air fatiguée et vaguement... Piégée. Voila. Elle avait probablement du être traînée à la suite de ses collègues et se retrouvait à subir une ambiance qu'elle ne semblait pas apprécier. L'irlandaise n'allait pas non plus lui en vouloir... Elle éprouva une légère forme de compassion, sans trop s'y attarder. Après tout, rien ne l’empêchait de s'imposer et de dire clairement non aux autres si elle n'avait pas envie de passer la soirée dans un environnement surpeuplé et bruyant. D'un autre côté la jeune femme s'inquiétait des conventions sociales comme de sa dernière chemise... Il y avait peut-être quelques obligations ou une certaine forme de tact qui lui échappaient complètement ? Probablement même...

     Visiblement l'idée d'un cocktail spécial semblait plaire à sa cliente. A moins que cela ne lui ait donné une idée ? En tous cas son comportement changea et elle perdit ce petit coté résigné qu'elle arborait un peu plus tôt. Ba, si elle pouvait se rendre utile, pourquoi pas ? L'irlandaise se rapprocha de Casey, se penchant un peu vers elle pour mieux entendre ce qu'elle avait à lui dire. Dans un autre contexte cela aurait pu faire très « conspiration » mais dans un pub surpeuplé cela signifiait juste que l'on avait envie de communiquer sans se péter une corde vocale dans le processus.

     Molly regarda discrètement vers la table du Yard pour essayer d'identifier le dit « petit brunet avec les cheveux en bataille »... Il lui fallut quelques instants pour le localiser mais la jeune femme finit par acquiescer d'un brusque mouvement de la tête avant de reporter son attention sur la conspiratrice. L'irlandaise prit soin de garder une attitude neutre en entendant qu'aucun des deux ne pouvait boire d'alcool. Elle n'avait rien à dire à cela, hormis qu'elle était désolée pour eux... Mais s'ils ne buvaient pas, que ce soit par choix moral, religieux ou pour des raisons de santé, c'était leur affaire. Ils n'avaient certainement pas à se justifier... Mais la serveuse pouvait mieux comprendre la gêne de la rouquine. Cela ne devait vraiment pas être agréable de venir dans ce genre d'endroit si on avait pas le droit de boire, sans compter qu'il y en avait toujours un pour essayer de savoir le pourquoi du comment...


               -Vous inquiétez pas, je vais vous trouver quelque chose. Les autres ne s'en rendront même pas compte...

     L'irlandaise lui fit un sourire rassurant avant de lui offrir un clin d'oeil complice. Elle connaissait bien le barman qui officiait ce soir et si elle lui demandait de faire quelque chose dans ce genre, il n'y aurait aucun soucis. Elle prendrait juste la précaution de marquer discrètement les verres pour qu'ils ne les mélangent pas par inadvertance.

               -Un virgin mojito, ça vous irait ? Ca reste frais, neutre et un poil mentholé. Et à moins d'y goûter y'a aucun moyen de savoir si c'est alcoolisé ou pas... Et je peux trouver quelque chose de plus « classique » pour votre brunet...

     C'était le genre de cocktail parfait pour ce type de supercherie... Et ils devaient bien avoir au moins un type de bière sans alcool... Il suffirait de la servir en verre plutôt que directement à la bouteille, cela éviterait d'attirer l'attention sur lui. L'irlandaise fut surprise par la seconde demande... Casey était vraiment une cliente particulière... La jeune femme fronça les sourcils avant d'essayer de mieux observer la rouquine, cherchant quelque chose sur son visage qui puisse lui indiquer les raisons d'une tactique aussi drastique.

               -J'suis jamais contre un bon pourboire...

     Elle baissa un peu la tête pour pouvoir lui parler en la regardant dans les yeux, une trace de préoccupation.

               -C'est juste une excuse pour partir plus tôt dont t'as besoin ou d'une sortie de secours ?

     Visiblement Molly se demandait si Casey avait besoin de fuir le pub sans se faire voir... Une vraie fuite. Ce n'était pas parce que c'était une table du Yard que cela ne voulait pas dire que la rouquine n'avait pas à fuir quelqu'un. Genre relation abusive ou quelque chose d'autre. Dans les deux cas l'irlandaise l’aiderait sans soucis...

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MessageSujet: Re: Party time [PV Casey Daisy Evans]   Mer 21 Mai - 0:54




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Juste aucune envie d'y être }Je m’étais piégée moi-même. Personne ne m’avait forcé à venir. Lestrade aurait fortement compris que je file à la maison. Il n’attendait que ça que j’admette que j’étais en train de craquer et que j’étais peut-être un peu en train de surestimer mes forces au travail. Matthew avait même proposé que je retourne à la maison mais c’était moi qui avais choisi de venir parce que je voulais absolument éviter les ragots. Je n’avais pas choisi d’être enceinte. Je n’avais pas choisi d’être toute seule. Mais le fait été que tant et aussi longtemps que je pouvais éviter la plus petite question sur mon ventre arrondit et les raisons qui expliquait sa présence, le mieux je me sentirais. Le père était mon plus grand problème. J’angoissais juste à l’idée que son nom puisse être prononcé. Je n’avais toujours pas accepté d’en parler avec John à qui j’avais une conscience qui était à demi-aveugle… quoi que quand j’y pense, pour un ancien docteur, j’étais plutôt médiocre pour écouter ce que mon corps pouvait bien vouloir me dire et pour ensuite le répéter à un docteur qui serait en mesure de m’aider parce qu’il n’avait pas complétement abandonner toute forme de pratique après la mort de son conjoint. Alors imaginer à quel point je me demandais un effort surhumain en demandant doucement à quelqu’un, s’il y avait un moyen de s’arranger pour me trouver quelque chose qui me permettrait d’avoir l’air complêtement normale dans mon équipe.« Vous inquiétez pas, je vais vous trouver quelque chose. Les autres ne s'en rendront même pas compte... » me dit-elle. J’eus une espèce de sourire soulagée. J’étais une conspiratrice de bas étage. Je n’avais sérieusement pas tendance à raconter des trucs pour tenter de me sauver de situation. Sauf que le mensonge était exactement la bonne chose à faire. Je préférais que l’on s’imagine que j’étais en train de conspirer avec la serveuse pour faire n’importe quoi ou que j’étais une alcoolique anonyme non assumée plutôt que de voir la vérité sortir au plein jour. « Un virgin mojito, ça vous irait ? Ca reste frais, neutre et un poil mentholé. Et à moins d'y goûter y'a aucun moyen de savoir si c'est alcoolisé ou pas... Et je peux trouver quelque chose de plus « classique » pour votre brunet... » J’étais vraiment contente qu’elle ait quelque chose à m’offrir. Mojito. Ça serait parfait parce que le gout de la menthe serait juste correct selon moi pour ne pas trop me lever le cœur. Quelque chose qui serait complètement essentiel lorsque je serais encore plus prisonnière entre l’horrible odeur du parfum de Donovan et le parfum simplement envahissant des autres membres de l’équipe. Si je mangeais des pâtes blanches deux fois par jour et des rôties blanches, ce n’était sans doute pas parce que j’étais complètement fan des saveurs ces temps-ci. Avec un véritable sourire, je finis par articuler doucement : « Merci beaucoup. Pour moi ça serait parfait… et tant que vous puissiez lui trouver quelque chose qui le fera pas taquiner par le restant de l’équipe… Il faut aussi s’assurer que le vieux grincheux, là, ne paie pas. C’est sa fête de retraite. Et je crois que j’ai tout dit pour les autres membres de l’équipe… deux clients difficile et un qui n’a pas le droit de payer. » dis-je d’une petite voix.

Mais voilà que l’on en venait à mon inconscient qui avait parlé avant. Je n’étais pas raisonnable. Les gens comprendraient si je disais que j’étais fatiguée. J’étais arrivée au travail tôt le matin. J’avais couru entre deux scènes de crimes. Et puis c’était normal qu’une recrue se fatigue… mais non, je m’acharnais à avoir plus l’air d’une super héroïne. J’étais attardée. Profondément attardé. Alors comment aurais-je pu m’attendre qu’une serveuse dans un pub crache sur une petite fortune que j’étais en train de lui proposer en plus du restant du pourboire qu’elle pourrait avoir de la part des autres membres du Yard. « J'suis jamais contre un bon pourboire... » dit-elle d’une voix douce. Elle se pencha toute fois vers moi. On devait avoir l’air d’être en train de planifier l’impossible Mais voilà que d’une toute petite voix, elle me dit. « C'est juste une excuse pour partir plus tôt dont t'as besoin ou d'une sortie de secours ? ». Je sentis presque mes yeux se remplir d’eau d’un coup sec. J’avais envie de fondre en larme maintenant, ici… toute suite. « C’est une excuse pour partir plutôt. » murmurais-je. J’étais complètement exaspérée. Je savais que l’équipe du Yard était une équipe fantastique et que j’avais de la chance. Mais sérieusement, je sentais ma patience qui fondait comme de la neige au soleil. Lestrade, Mary, John, Matthew, ma mère… Ils avaient tous raison. J’étais sérieusement en train de me tuer au travail. Sans que j'y pense j’ouvris la bouche et boum… « Je suis enceinte, je suis claquée, je veux aller dormir et j’ai déjà mal dans le dos. La majorité de mes collègues ne savent pas. Je dois juste faire acte de présence… mais tuez-moi… j’arrive pas à trouver toute seule. » avouais-je d’une voix exténuée. J’avais tout déballé en l’espace de quelques secondes à une parfaite étrangère. La fatigue commençait à rentrer de manière sérieuse. J’avais presque les larmes aux yeux. Et je réalisais que j’étais à deux pas de la majorité de mon équipe. Je touchais du bois. Faites que personnes dans l’équipe ne l’ait vu. Je vous en supplie. Je ne voulais pas me retourner mais pour l’instant, je ne voyais pas l’équipe. J’échappais un long soupire avant de murmurer d’une voix complètement tétanisée : « Dites moi qu’ils ne m’ont pas entendu dire ça… je vous en supplie. Ça va être ma fête. » Je passais une main dans mon visage en espérant que ça camouflerait les larmes qui menaçaient ardemment de couler.


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MessageSujet: Re: Party time [PV Casey Daisy Evans]   Mar 27 Mai - 14:19

     Visiblement sa cliente n'avait pas l'air de trouver ses suggestions complètement mauvaises. L'irlandaise fut soulagée de décelée un début de sourire... Elle n'en était pas encore à sauter de joie, peut-être une fois qu'elle se serait enfuie du pub, mais le principe des cocktails sans alcools camouflés en vrais cocktails semblaient la rassurer un peu. C'était regrettable qu'elle ne soit pas libre de faire ce qu'elle voulait avec sa tablée... Elle risquait probablement de se faire charrier jusqu'à ce que mort s’ensuive... Comme quoi tous les lourds avaient encore de beaux et longs jours devant eux malheureusement...

     Elle repéra la « star de la soirée » qui avait effectivement l'air d'avoir largement mérité sa retraite. Donc des collègues de bureau. Du Yard. La jeune femme pouvait comprendre. La police était le genre de milieu où les femmes n'étaient pas forcément accueillies comme elles le devraient. Sans taquineries incessantes ni le besoin de devoir systématiquement faire cent fois plus ses preuves que ses collègues. Le fait d'avoir ses organes reproducteurs à l'extérieur de son corps ne certifiait pas pour autant d'une grande efficacité dans son travail... C'était la conclusion sur laquelle elle sautait naturellement, que le groupe n'était pas tendre avec la rousse et son brunet pour des raisons caricaturales. Parce qu'elle ne les connaissait pas vraiment et avait aussi eu à souffrir de ce genre de comportements. Mais son erreur de jugement la poussait à se montrer plus protectrice envers Casey qu'elle ne l'aurait été en temps normal.


               -Ca roule, Grincheux gardera ses pennies...

     Apprendre qu'elle cherchait juste une excuse, et que ce n'était donc rien de plus grave, soulagea donc Molly. La faire sortir du pub allait être bien plus facile et bien moins stressant... Mais elle ne s'attendait pas à la confession qui suivit. La jeune femme aurait du s'en douter, la plupart du temps les femmes qui refusaient de boire de l'alcool le faisait pour des raisons de santé. Genre attendre un bébé... C'était effectivement une excellente raison. Pour ne pas boire et pour avoir envie de se trouver à des kilomètres d'ici. Pas étonnant qu'elle soit fatiguée aussi...

     Et au bord des larmes. Cette constatation fit un peu paniquer l'irlandaise qui avait plus l'habitude des rixes et des entrées par effractions que des amies qui pleuraient sur son épaule. Elle jeta un rapide coup d'oeil à la tablée, constatant qu'ils étaient tous trop occupés à rire bruyamment pour avoir entendu la rouquine. Cela ne l'empêcha pas de la réorienter légèrement en attrapant son bras afin qu'elle leur tourne complètement le dos. L'un des policiers leva bien le nez vers elles pendant un bref instant mais il se retourna rapidement vers l'un de ses voisins pour discuter de façon animée.


               -Nope, z'ont rien vu, rien entendu...

     L'irlandaise fourragea dans une de ses poches avant de presser quelque chose dans la main de Casey. Un mouchoir. Froissé mais à l'air inutilisé, ce qui était relativement rassurant. Elle offrit un rapide sourire contrit, quoi qu'un poil crispé, à la policière. Elle n'allait certainement pas lui offrir les sempiternelles « Oh ! Mais c'est merveilleux ! Toutes mes félicitations !! » que la plupart des individus femelles avaient tendance à offrir à leurs congénères atteintes d'un cas avéré de reproduction effective. Molly ne savait rien de la vie de sa cliente. Rien ne disait que la grossesse était désirée. La seule chose qu'elle pouvait déduire, sans trop de grosses difficultés, c'était que les hormones devaient déjà jouer plein pot...

               -Vous voulez venir au comptoir pour vous assurer qu'on merde pas et que vous reconnaîtrez bien votre verre ?

     Le ton n'avait rien d'agressif, alors qu'il lui était arrivée de rembarrer certains clients trop pointilleux avec quasiment les mêmes mots. L'irlandaise lui offrait juste un échappatoire pour quelques instants si elle ne voulait pas retourner à la table immédiatement. Histoire qu''elle puisse se reprendre un peu. Ou pleurer un coup en toute discrétion. C'était comme elle le sentait...

               -Puis vous pouvez aussi en profiter pour choisir pour les autres. Des fois que vous ayez des messages subliminaux à faire passer...

     Molly lui fit un clin d'oeil malicieux, espérant un peu alléger l'atmosphère.

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MessageSujet: Re: Party time [PV Casey Daisy Evans]   Lun 23 Juin - 10:03

« Ca roule, Grincheux gardera ses pennies... » dit-elle d’une petite voix. J’étais heureuse qu’au moins tous les détails techniques soient réglés. Sauf que je n’avais pas nécessairement planifier la suite. L’orage s’était levé d’un coup sec dans ma tête. Et vole en éclat jolie apparence de bonheur que je faisais l’effort. Je venais de tout déballer à une barmaid qui sérieusement ne devait rien en avoir à cirer de comment je me sentais dans ma tête. Voyant ma réaction, elle m’attrapa par le bras. Je me laissais faire comme une petite poupée de cire. En meilleure conspiratrice que moi, elle jeta un coup d’œil sur le dessus de mon épaule et d’une voix rassurante elle me confirma que : « Nope, z'ont rien vu, rien entendu... » et je ne pus m’empêcher de soupirer de soulagement avant de penser aux horribles conséquences qu’auraient pu avoir le fait d’avouer ma grossesse ici. J’étais loin d’être certaine que j’étais prête à simplement penser aux conséquences. « Parfait… c’est mieux comme ça… » dis-je d’une voix blanche. Non, ce n’était pas nécessairement vrai. Il aurait probablement été mieux qu’ils entendent et qu’ils comprennent que « Je vais bien » était un gros mensonge dans mon cas. Que le sourire que j’abordais au boulot était un mensonge. Que quand je demandais comment allait ton épouse, je souhaitais ta mort en secret. Mais c’était aussi dans la liste des choses que je n’arrivais pas à faire que je n’arrivais pas à dire. J’étais bien seule avec mon secret – ça aussi c’était un autre beau mensonge. J’avais parfois envie de prendre leur bonheur et de leur foutre royalement dans le cul. Allez être heureux ailleurs. Leurs rires au lointain me faisaient suer. Je tentais un coup d’œil par-dessus mon épaule. Matthew me regardait. C’est vrai que j’étais partie de la table depuis un moment, mais je n’avais pas la force d’y retourner. Pas la force d’aller me coincer entre Matthew et Donovan. Pas la force de tolérer les odeurs et les rires. Ma main alla doucement se caler contre mon petit ventre. Je fermais les yeux en réfléchissant à comment j’allais nous sortir de là – lui et moi. « Vous voulez venir au comptoir pour vous assurer qu'on merde pas et que vous reconnaîtrez bien votre verre ? Puis vous pouvez aussi en profiter pour choisir pour les autres. Des fois que vous ayez des messages subliminaux à faire passer...» Elle était tellement gentille. Je saisis le mouchoir, mais je ne m’en servis pas toute suite. Tout délicatement, j’entrepris de le défroisser. Avec une lenteur telle. Mon monde ne s’était pas écroulé quand j’avais dit que j’étais enceinte. Comme il ne l’avait pas fait avec Molly plutôt cette semaine. Sauf que c’était des gens en qui j’avais conscience. Des gens qui assistaient à ma transformation, à ma fatigue et à ma bataille à tous les jours pour prétendre que j’allais bien. Et voilà qu’elle m’offrait l’échappatoire tant désirée! « Ouais… mais je vous fais confiance, vous savez? », articulais-je en la suivant toute fois d’un pas assuré. Juste cinq minutes loin de l’équipe. Juste cinq minutes pour que mes larmes retournent se cacher là où elles appartenaient de droit. Juste un court, très court instant. Elle m’offrait une minuscule échappatoire. Quelque chose de petit qui me permettrait de me ressaisir autant qu’une gifle l’aurait fait. Je voulais qu’elle comprenne que j’avais toute même confiance en ses capacités. Je savais qu’elle ne se serait pas plantée dans ma commande. Et puis, l’équipe du Yard niveau alcool était quand même assez barbante. Une bande d’hommes aussi virils que le voulait le cliché. Aussi macho que le voulait la putain de rumeur. De la bière. Je venais de temps en temps. Assez souvent pour savoir que c’était ce liquide amer et ambré qui gagnait toujours. Ils étaient prévisibles et monotones. Ils en étaient ennuyeux et ennuyants. Aucun n’était Jesse. Jesse m’avait déjà trainé ici de force. Il aimait ce pub – surtout quand il y avait des matchs de foot. On avait vécu tous notre mariage dans Londres. Je l’ai suivi et je me suis appuyée de mon côté du bar – côté client. Avec le mouchoir, j’ai tamponné le côté de mes yeux. Dieu merci que je ne me maquillais pas. « Et puis, si on leur sert autre chose que de la bière, c’est un peu la cata. On ne veux pas d'agent du Yard qui se battent pour le pichet, n'est-ce pas... », dis-je avec un petit sourire... Le masque était de retour, du moins pour l'instant. « Je crois que votre meilleur c’est la noire maison… enfin, c’est celle que mon mari préférait… » et la dernière phrase m’avait échappé. Elle avait glissé de mes lèvres sans que je ne la planifie. Tout était calculé avec moi. Pour que le masque tienne le plus longtemps possible. Pour que je puisse panser mes plaies sans avoir l’air d’être complètement déboussolée dans l’équipe. Être une femme dans cette équipe, ce n’était pas facile. On était quoi? Trois peut-être quatre si on comptait la stagiaire. Et la stagiaire ne venait pas dans les pubs parce qu’elle avait ses trucs et elle ne faisait pas de terrain. Alors, je voulais me fondre à l’équipe et me surpasser. Sauf que mon masque craquait. Mon masque s’effritait un peu plus à chaque jour.

[HJ: je m'excuse pour l'attente... je suis impardonnable. Je suis installée dans ma famille d'au pair... je vais revenir de manière progressive - j'ai genre 20 réponses à faire au total]

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MessageSujet: Re: Party time [PV Casey Daisy Evans]   Sam 12 Juil - 14:55

     Molly n'avait jamais été enceinte et elle n'avait que très peu d'amies féminines... Elle avait donc allègrement esquivé ce genre d'affaires jusque-là. Et c'était bien la première fois qu'elle le regrettait. La jeune femme savait que ses consoeurs pouvaient devenir étrangement émotives pendant cette période mais elle ne savait vraiment pas à quoi s'attendre exactement. La soudaine crise de larmes et la rapide recomposition de l'agent du Yard avaient de quoi la déstabiliser. Mais l'irlandaise n'en montra rien, restant vaillante face à la situation. Elle ne savait pas comment s'occuper de femmes enceintes mais elle avait une certaine expérience avec les copines-au-coeur-brisé. Elle allait donc la traiter sur la même base...

     Déjà, lui offrir un minimum d'intimité sans pour autant l'abandonner dans un coin sombre. L'idée du comptoir semblant lui plaire, cela faisait déjà un souci en moins... Ensuite, d'habitude, elle adaptait le choix du programme télé et la saveur du pot de glace, la bouteille de whiskey étant en option. Ici elle ne pourrait certainement pas utiliser les mêmes astuces, et certainement pas la dernière. Si elle ne savait pas vraiment ce qui entourait cette grossesse, et elle ne voulait pas vraiment savoir non plus, il lui semblait bien que la rouquine était décidée à prendre soin de son passager clandestin puisqu'elle évitait l'alcool... Donc pas d'alcool, pas de glace et si on enlevait la rediffusion du match de rugby, elles risquaient de provoquer une mini émeute dans le pub. Elle allait donc faire office de divertissement...

     L'irlandaise lui offrit un sourire malicieux en entendant la remarque de la rouquine. C'était gentil à elle de dire qu'elle leur faisait confiance... Il y avait une certaine liberté à se confier à de parfaits inconnus. Probablement parce qu'il n'y avait plus le risque de les recroiser. On pouvait parler librement, vider son sac sans réelles craintes d'être jugé car on pouvait, justement, se foutre complètement du dit jugement. Il n'y avait pas non plus le risque que certains secrets s'ébruitent... C'était d'ailleurs pour cela que les gens travaillant dans les pubs ou bars finissaient toujours par jouer les confidents, les clients venant spontanément se libérer des différents poids aliénant leur conscience. En cela, Casey faisait comme beaucoup d'autres. Bien qu'il s'agisse là de la première grossesse pour Molly !


               -Heureusement qu'on est dans un pub alors ! Ils auront pas à se morfondre bien longtemps avant d'en avoir...

     Molly lui fit un clin d'oeil complice avant de s'emparer d'un verre et d'entreprendre à le remplir. On sentait que la jeune femme avait, depuis longtemps maintenant, l'habitude d'utiliser la tireuse. Par défaut elle s'était rabattue sur le classique de la maison, noire et amer, se doutant que les hommes du Yard prendraient mal une bière plus "légère". Personnellement elle avait une petite préférence pour les ambrée, plus ronde en bouche et au goût un tantinet moins amer... L'irlandaise ne répondit pas immédiatement en entendant la fin de la phrase de la policière, laissant le filet de bière dessiner un trèfle dans la mousse. Elle avait senti une légère inflexion dans son ton, celui des regrets, d'une certaine forme de nostalgie douloureuse. Difficile de dire si le dit mari avait changé ses goûts, en femme notamment, ou si quelque chose de plus sinistre expliquait ce phrasé. Instinctivement, vue que Casey était seule, enceinte et faisait en sorte que ses collègues ne le sachent pas, elle avait tendance à estimer que la dernière solution était probablement la réponse...

Mais ce n'était pas le genre de précision que l'on demandait à la légère. Si la jeune femme avait envie de se confier plus, elle pouvait, Molly resterait muette comme une tombe. Mais ce n'était pas vraiment à elle de poser des questions impertinentes et de lui tirer les vers du nez. Cela ferait probablement plus de mal que de bien dans ce cas de figure. Elle s'empara d'un nouveau verre pour répéter le processus... Pendant que le verre se remplissait et qu'elle prenait garde à développer un savant col de mousse, la serveuse désigna la table de la rouquine du menton...


               -J'me doute que ça doit pas être de mauvais bougres au fond... Mais je sais pas comment vous faites au jour le jour. J'suppose qu'en étrangler un quand ils sont trop lourds doit pas être super bien vu par la hiérarchie...?

     Le ton était léger, la voix tout juste élevée pour que seule Casey puisse l'entendre. C'était une façon d'essayer d'alléger un peu l'atmosphère. Une échappatoire d'un possible sujet, ou une ouverture pour se livrer plus franchement. Mais ce qui serait dit à ce comptoir resterait strictement entre elles...

[HRP: mon dieu, je suis désolée, j'avais réussi à écrire la première partie de la réponse quand tu as posté puis mon boulot a décidé de me rendre chèvre. Je suis sincèrement navrée du temps de réponse et de la qualité !!! J'espère que tout va bien dans ta famille d'accueil du coup !!!]

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Party time [PV Casey Daisy Evans]

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