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 Rising of the Dark Knight - Ft: Ashley - PNJ - Mike [Violence]

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MessageSujet: Rising of the Dark Knight - Ft: Ashley - PNJ - Mike [Violence]   Sam 19 Avr - 13:56

Coup de marteau. Le verdict était prononcé. Il était libre. Fowler allait être remis en liberté. Toute la salle indignée. Même moi, extérieurement, tentant de jouer au mieux mon rôle de secrétaire juridique. Ashley se tenait à mes côtés empoignant ma main de toutes ses maigres forces. Intérieurement, je riais. Mon petit camarade allait pouvoir sortir jouer avec moi... Moi, FromHell, moi, le Ripper... Je jubilais au fond de moi, heureux de songer à tous les jeux sombres et sanglants auquels on allait se donner... On lui retira ses menottes. Jouer avec lui, ce que j'attendais depuis ma certitude qu'il était coupable... L'amusement serait au rendez vous dans cette valse de tripes et de sang. Les gens commencèrent à partir, pour la majorité, en colère. Vint le tour de l'accusé de partir, il marchait lentement, devant Ashley qui me tenait la main avec toutes ses forces... Puis elle pâlit et desserait son étreinte quand il se lécha les lèvres un sourire triomphant... Elle se leva avant de foncer comme une flèche vers la sortie... Certains la suivirent. Un voile de ténèbres couvrit mes yeux... Il avait marché sur mon terrain, s'en était prit à quelqu'un qui m'est cher... Je ne voulais plus jouer avec lui. Je n'allais pas le traquer pour m'amuser. C'était une déclaration de guerre qu'il m'avait fait. Et il l'aurait ! Alors qu'il quitta la salle d'audience, je le suivis. Je ne me contrôlais pas. Je marchais à la même allure que lui. Il fit un arrêt aux eaux fermées et sans m'en rendre compte, j'étais dans la cabine juste à côté de la sienne... Je tremblais. Tremblais de rage, de haine. Je faisais une crise... Mes mains devenaient moites. Je les portais à mon visage crispé par la dépendance qui n'était pas satisfaite. Je l'entendais siffloter pendant qu'il urinait tranquillement... Ma respiration se faisait de plus en plus rapide. Je tentais de rester au mieux silencieux... Tant pis pour le Code pour cette fois, je devais le faire. Maintenant !

Je donnais un violent coup de pied à la porte de sa cabine la faisant sortir de ses gonds. J'entrais dedans et après avoir enlevé cette large barrière j'envoyais un coup de poing sur son nez. De mon autre main, je lui attrapais ses parties génitales avant de les serrer sèchement. Il protestait. Je ne l'entendais pas. J'étais sourd. Il souffrait. Son visage crispé signifiait une grande douleur... Il ne tenait plus tellement sur ses jambes qui faibilirent et qui le mirent au bout d'un moment à genoux. Je l'avais lâché. Puis je lui avais donné un coup de pied au visage. Il heurta l'émail blanc immaculé de la cuvette puis je m'agenouillais aussi avant de lui exploser le front sur l'endroit où n'importe qui pose ses fesses. Un coup, hurlement. Deux coups, tremblements. Trois coups, le sang se montrait... Bien une ou deux dents cassées. Mais je ne comptais pas les dents perdues. Je comptais les fois où sa tête se fracassait contre la cuvette... Quatre, cinq, six fois, il devint un poids mort. Inconscience. La septième fois, la latrine était cassée. Mort dans son urine et dans son sang. Comme il le méritait... Les gouttes de sang avaient été projetées sur mon visage au teint de lait. Le sourire mauvais, les yeux montrant toute ma bestialité...

- Jarod !

Au loin, on m'appelait. Une voix de femme. Kim. Elle était aux toilettes, la main sur la porte de ma cabine que j'avais verrouillé... Je n'avais pas bougé. Fowler était parti, libre comme l'air... Tuer... Tuer... Tuer ! Je revenais petit à petit à la raison quand j'entendais ma collègue me parler à travers la porte.

- Tu as foncé aux toilettes, ça va ?
- Non... Non, Ca ne va pas !
répondis-je. Je me sentais mal. Très mal. Jamais je n'ai eu aussi envie envie de tuer. Il était à portée de main... Mais il était protégé par ce lieu...
- Ca j'ai vu, mais qu'est ce que tu as ?
- Rien... La décision du juge m'a rendu mal...
- Ca ne te ressemble pas, Jarod. Depuis qu'on travaille ensemble, c'est la première fois que je te vois réagir comme ça.


Je gardais le silence. Elle avait raison. C'était bien la première fois que je réagissais comme ça... La toute première fois depuis que je possède le Code... Elle garda le silence également avant de le briser d'une voix douce.

- Mademoiselle Wyatt n'est pas une simple cliente, n'est ce pas ?

Plus rien... Je tirais la chasse d'eau et déverrouillais la porte, silencieusement, le regard le plus neutre possible. Elle avait deviné. Mais en même temps, avec mes réactions, aurait-elle pu imaginer autrement ? Je ne parlais plus et allais vers le lavabo, cherchant à me rafraîchir. Je regardais le miroir. Qui voyais-je ? Qu'y voyais-je ? Moi. Habillé du manteau et du haut de forme du Ripper.

- Je vois... Tu sais quoi ? Je m'occupe de la paperasse. Tu n'es de toute façon pas en état de la remplir. Je m'en sortirai avec tes notes. Je dirai à David que tu as eu un malaise après le procès, que tu dois garder le lit pour une semaine ou deux. Je ne veux pas te voir au cabinet avant, c'est clair ?

- Kim... dis-je faiblement, dans un murmure...

- Ecoute, Jarod, ton silence en disait long. Mademoiselle Wyatt est ton amie et tu n'aurais pas même pas dû travailler aujourd'hui. Juridiquement parlant, tu as fauté d'un point de vue technique.

- Je connais la loi...

- Ca ne s'est pas trop vu, quand tu es parti, la salle était quasiment vide, fort heureusement. Raaah c'est aussi ma faute, j'aurai dû te faire témoigner plus tôt. On l'aurait eue cette ordure... Allez. Ramène la chez elle et prend du temps pour être avec elle. Tu en as clairement besoin et ne me nies pas, je le vois.

- Tu as peut être raison. Je vais la raccompagner me "soigner"... Merci, Kim.

- Bien.

Je croisais une dernière fois le regard de mon reflet. Il me semblait me murmurer inlassablement la même phrase... "N'oublie pas qui tu es." Je tournais les talons avant d'aller aux autres toilettes, celles des dames, là où Ashley se trouvait selon les informations de Kim... J'entrais silencieusement dans la cabine. Elle se basculait d'avant en arrière, assise par terre contre une des parois. Je m'accroupis près d'elle et posais ma main sur son épaule. Je lui chuchotais à l'oreille quand elle se jeta contre moi.

- Je suis là, Honey, je suis là...

Son étreinte était forte et je lui rendais bien. J'étais tiraillé entre deux options. Retrouver Fowler et le tuer et rester auprès d'Ashley... Fowler ou Ashley ? Ashley ou Fowler ? Fowler pouvait attendre un peu...Fowler le pouvait, mais moi..? De longues minutes passèrent. Ashley finit par desserrer ses bras et se lever petit à petit. J'allais à son rythme. Je passais mon bras autour de ses épaules, pensant qu'elle pourrait tomber dans la seconde. Kim lâcha quelques encouragements à sa cliente, bien que frustrée d'avoir échoué à son affaire, mais aussi de laisser une jeune fille dans son état. Nous sortions du tribunal et nous mettions en route pour rentrer chez elle. Le silence régnait dans la voiture. J'évitais de croiser mon reflet dans le rétroviseur, persuadé d'y trouver l'image du Ripper me rappelant une nouvelle fois mon envie de tuer... Elle regardait la route, dans le vague, comme morte.

Une fois rentrés, je la laissais prendre une douche, tournant comme un fauve en cage dans le salon... Je n'arrêtais pas de trembler à cause de mes pulsions. Vint ensuite le moment pour elle d'aller dormir. Sans lui demander son avis, je m'installais dans son lit, cherchant au mieux à la rassurer par ma présence.

- Ici, il ne pourra pas t'atteindre, ne t'en fais pas...

Les yeux grands ouverts et le corps tremblant, je commençais déjà à commanditer mon crime...
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MessageSujet: Re: Rising of the Dark Knight - Ft: Ashley - PNJ - Mike [Violence]   Sam 19 Avr - 15:13

Rising of the Dark Knight

Jarod, Penny & Ashley

Je ne sais pas comment j’ai réussi à arriver aux toilettes à temps, mais j’ai juste le temps d’ouvrir une cabine à la volée et de tomber à genoux. Mes mains agrippent l’émail blanc et glacé, et pendant de longues minutes mon corps se cambre et se contracte, alors que des larmes roulent sur mes joues. Libre. Fowler est libre. Ce salaud est dehors, libre. Il peut marcher où il veut, faire ce qu’il veut, alors qu’il a essayé de me tuer. Et qu’à cause de ça, moi, je suis prisonnière. Tout se bouscule dans ma tête, j’ai l’impression qu’on m’a donnée une gifle. Mes oreilles sifflent, je tremble, et je revois encore et encore son visage alors qu’on lui enlevait les menottes, son sourire de triomphe, et son expression quand il me regardait avec un sourire pervers en se léchant les lèvres. Rien que d’y penser je… Mon corps se crispe encore une fois, et je vomis à nouveau. Heureusement que je n’ai rien pu avaler ce matin. Après de longs spasmes douloureux, mon ventre se calme et je me laisse retomber les fesses sur le carrelage glacé, le dos contre la paroi des toilettes. Mon souffle est court, mon visage est baigné de larmes.

Pourquoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? J’étais persuadée, en venant ici ce matin, que Fowler serait mis en prison, et que moi, je serais libre, débarrassée de lui, certaine de ne plus le croiser pendant un long moment. Eh bien non. Lui peut sortir. Pas moi. Je vais être condamnée à me terrer dans mon appartement, comme un rat. J’ai envie de hurler, j’ai envie mourir, j’ai envie de prendre un des couteaux que j’ai planqués un peu partout pour me l’enfoncer dans le cœur, en finir pour de bon, et ne plus entendre ces voix dans ma tête, ces images qui reviennent sans cesse. Je veux mettre tout ça sur stop. A jamais.

Je sens une main sur mon épaule, une voix à mon oreille. Jarod. Encore une fois il est là, mon chevalier blanc, toujours là quand j’ai besoin de lui. Il s’accroupit près de moi et je me jette contre lui, ma tête contre son torse, mes mains agrippant son pull, mes larmes redoublant à nouveau.

Il est dehors… il est dehors ! Il… il…

Je ne sais pas combien de temps je reste contre lui, à sentir sa chaleur, ses mains caressant doucement mon dos, mais je me calme petit à petit, et il me chuchote que ça serait mieux qu’on rentre. Il me remet sur mes pieds, passe son bras autour de mes épaules et je le suis docilement jusqu’au hall du Bailey. Kim m’attend, pose sa main sur mon épaule et me donne quelques mots encourageants, mélangées à quelques jurons en irlandais, puis elle s’éloigne, laissant Jarod me ramener à sa voiture.

Je boucle ma ceinture et regarde sans le voir le monde autour de moi, tremblant toujours un peu. Dans chaque type que je croise, je crois reconnaître Fowler. Il a l’air d’être partout. Je ferme les yeux pour arrêter tout ça, pour tenter de me calmer, et Jarod pose sa main sur la mienne quand il peut. Au bout de quelques minutes je sens la voiture s’arrêter, il sort, vient ouvrir ma porte et on remonte tous les deux chez moi.

La porte de mon appartement s’ouvre doucement, et Jarod me laisse passer la première. Comme une automate j’envoie promener mes petites chaussures à talons, ma veste de tailleur et file dans la salle de bains. Le reste de mes fringues retombe sur le carrelage glacé, avant que je ne rentre dans ma baignoire et ferme le rideau de douche. Je ne souviens même pas du trajet de retour jusqu’ici. Fowler, son visage, ce qu’il m’a fait… Je reste sous l’eau brûlante pendant de longues minutes, et petit à petit ma respiration se fait plus rapide, plus dure. Fowler. Sa langue sur ses lèvres. Fowler. Son sourire pervers. Fowler à qui on enlève ses menottes. Fowler libre. Mes épaules sont secouées de légers sanglots. Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’il est arrivé à s’en sortir ? Tout l’accusait ! Vice de procédure… un putain de vice de procédure, et maintenant il est dehors, et moi ici. Maintenant il est libre, et moi je viens de donner un nouveau tour de verrou à la porte qui m’empêche de sortir. Parce que là, je sais qu’il peut être n’importe où. Juste en bas de chez moi. Au magasin de comics. A l’épicerie pakistanaise du coin de la rue. Partout. Partout où je ne peux plus être. Qui sait s’il ne vas pas essayer de finir ce qu’il a commencé ? De… Je m’étrangle presque, mes sanglots se font plus violents. Comme si je réalisais enfin tout ce que sa libération implique. Tous les progrès que j’étais arrivés à faire depuis des semaines grâce à Jarod, ressortir, avoir une vie presque normale… tout ça balayé de la main, en une minute, une phrase, quelques mots. Libéré pour vice de procédure.

Je lutte pour rester silencieuse mais je pleure trop fort, et je me laisse glisser doucement dans le fond de la baignoire, mon front contre mes genoux, mes mains derrière la tête. Prisonnière, à nouveau. Sans espoir de sortir tant que l’autre sera dehors, qu’il vivra, qu’il… Putain, mon calvaire ne s’arrêtera jamais ? Ce salaud m’a tout pris. Ma vie, pendant quelques minutes. Mes espoirs, mes rêves. Toutes ces choses si normales qu’on y pense pas, et qu’on regrette quand on y a plus accès. J’ai dû crier sans m’en apercevoir car la porte s’ouvre à la volée et j’entends Jarod qui s’approche de moi. Je sens sa main sur mon épaule, et sa voix douce qui me dit doucement « Oh Honey… je suis tellement désolé pour toi… Viens, ne reste pas seule ici. Reviens au salon avec moi, je nous ai préparé du thé… ».

Il attrape une serviette qu’il me tend en tournant les yeux, en profitant pour prendre mon peignoir, et c’est seulement quand je suis « habillée » qu’il me regarde à nouveau et me prend la main. S’il m’avait laissée rentrer seule, je crois que j’aurais fait une connerie, pour que toute les merdes qui hurlent dans ma tête s’arrêtent pour de bon. Mais il est là, et il est ma bouée, mon roc dans la tempête. Mes larmes coulent toujours, comme si elles avaient attendu d’être revenues ici pour se lâcher. Il s’assied sur le canapé et me fait m’asseoir sur ses genoux. Une de ses mains entoure ma taille pendant que l’autre me fait poser ma tête contre son épaule, avant de me caresser lentement les cheveux. Je sens son menton se poser sur mon crâne, et il commence à me bercer. Je n’ai pas besoin de parler, et surtout, j’en ai pas envie. Il sait ce qui me rend malade, il sait pourquoi je suis comme ça, et je suis contente de ne pas avoir besoin de parler, de pouvoir juste rester avec quelqu’un que j’aime et qui ne me trahira jamais. Si lui aussi quitte le navire, je donne pas cher de ma peau.

Les minutes passent, longues et monotones, rien d’autre ne trouble le silence que le bruit de la pluie sur les vitres et nos deux respirations. Mes mains agrippent sa chemise, et j’ai le regard vide. Comme si j’étais morte encore une fois. Je me calme petit à petit, mais mon cœur est quand même déchiré. Je n’ai rien à faire, rien envie de faire. J’ai envie d’oublier, de ne plus penser à rien. De m’enterrer dans mon lit pour ne plus jamais en sortir. Je murmure d’une voix timide.

Je crois que je vais aller me coucher. Je vais prendre des somnifères pour arriver à fermer les yeux. Je… je veux que tout ça s’arrête…Tu peux t’en aller si tu as mieux à faire. Je vais m’abrutir de médicaments jusqu’à demain… Et peut-être qu’avec de la chance, je me réveillerai pas…

Je quitte ses bras à regrets et me traîne jusqu’à ma chambre pour prendre le tube de comprimés, et de revenir au salon pour les faire passer avec une tasse de thé. Je lève timidement les yeux vers Jarod.

Merci d’être resté avec moi… maintenant et pour le procès… Je ne sais pas ce que j’aurais fait sans toi… Peut-être que je serais morte une deuxième fois, qui sait…

J’avance ma main, caresse doucement sa joue en me forçant à sourire, avant de tourner les talons et de pousser la porte de ma chambre. J’enfile un t-shirt, un boxer, et m’effondre sous la couette. Je sens que les somnifères commencent à faire effet, mais je sens le matelas s’enfoncer sous le poids de quelqu’un d’autre. On remonte la couette sur moi, et je sens des bras puissants m’entourer, avant qu’une voix douce murmure à mon oreille.

Je suis dans la ruelle. Il fait noir, il fait froid, et je suis toute seule. Encore. La ruelle est une impasse, et je suis bloquée tout au bout. Mes mains tâtonnent le mur de briques, mais pas une issue, je suis coincée. Je me tourne, et c’est alors que juste devant moi, je vois Fowler. Il me fait face, et s’approche de moi avec un sourire malsain, le même sourire qu’il m’a fait au tribunal. Rien qu’à le voir comme ça, j’ai un haut le cœur, et je recule pour m’éloigner de lui. Sauf que mon dos rencontre le mur de briques. Il a une arme, qu’il pose sur ma gorge, pendant que son autre main commence à me plaquer contre le mur, avant de se promener sur mon corps. Je tente de me débattre mais c’est comme si mon corps est paralysé. Je suis incapable de faire le moindre mouvement. Sa main libre commence à me déshabiller, à se glisser sous mes vêtements, et je ne peux rien faire. J’ai envie de vomir, j’ai envie de mourir, paralysée comme ça, comme un agneau à l’abattoir, tellement vulnérable. Son souffle est rauque et brûlant alors qu’il commence à me lécher le cou.

Et j’entends bientôt un bruit de braguette qu’on descend, et on relève ma jupe. « Eh bien ma belle, on va s’amuser… » et un éclair de douleur me frappe dans le bas-ventre.

Je me redresse en hurlant, et je sens une paire de bras qui me serre très fort contre lui. Je mets une seconde ou deux à réaliser que c’était un rêve. Mes mains tremblent, mon corps tremble, mon cœur bat à cent à l’heure et mon visage est trempé de larmes. J’entends la voix de Jarod qui murmure à mon oreille « Honey… Honey je suis là… tu as fait un mauvais rêve. Je suis là, je te protège… ». Mes larmes redoublent et je me sens tellement sale, même après avoir compris que ce qui venait de se passer était un rêve.

Fowler je… j’ai rêvé qu’il… il m’a fait mal… je… je pouvais rien faire, j’étais paralysée… Même quand je dors il est là…  et le reste de ma phrase meurt alors que mes sanglots redoublent.
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MessageSujet: Re: Rising of the Dark Knight - Ft: Ashley - PNJ - Mike [Violence]   Mer 23 Avr - 10:29

Fowler poussa les portes du club, se retrouvant dans une ruelle sombre et crade, jonchée de prospectus de mauvais papier sur lesquels s’étalaient des femmes nues avec des slogans de couleur criarde. Il s’arrêta, palpa ses poches avant d’en sortir son paquet de cigarettes un peu plié et son briquet, tourna le dos à la brise qui soufflait et faisait voleter les papiers, et alluma sa tige de nicotine. Les portes du club laissaient filtrer de l’électro-pop insipide ainsi que des relents d’alcool et de parfum bon marché.

Il inspira profondément une bouffée, l’expira en soupirant de plaisir, puis d’un geste élégant se gratte l’entrejambe avant d’enfoncer ses mains dans les poches de son blouson. Fowler était bien, détendu, surtout après la passe que venait de lui faire une petite ukrainienne d’à peine dix-sept ans dans un des salons privés. Enfin, il les aimait jeunes, ça peut se comprendre, et puis, il l’avait payée. Il la revoyait encore, quelques secondes plus tôt, silencieuse et docile alors qu’il l’avait plaquée sur une banquette à la propreté douteuse, qu’il lui avait écarté ses cuisses juvéniles et qu’il l’avait prise sans autre forme de procès. Elle avait un peu gémi au début, et elle était restée silencieuse, comme il les aimait. Après quelques minutes, il s’effondra sur elle dans un grognement bestial, et reboutonna son pantalon avant de lui jeter quelques billets de cinquante livres.

Il se mit en route pour retourner à sa vieille bagnole, garée un peu plus loin. Un sourire en coin naquit sur son visage alors qu’il se remémorait les deux derniers jours qui venaient de s’écouler. Il avait accepté d’être jugé, mais seulement avec l’assurance de s’en sortir sans condamnation, et avec une compensation financière, pour le préjudice moral, bien entendu. Il tapota la poche intérieure de son blouson, rassuré en sentant le contact bienheureux de la liasse de billets qu’il avait reçue sitôt sa sortie du tribunal. Un boulot bien payé, pour pas grand-chose. Au début, il avait cru que ses patrons allaient mal, très mal prendre le fait qu’il l’ait ratée, cette petite pute. A la base, il aurait dû faire passer ça pour une agression banale, un viol qui a mal tourné. Et quand il l’avait vue en vrai, après plusieurs jours à la suivre de loin, il avait eu une trique d’enfer. Exactement son type, petite, fragile, encore enfantine. Oh oui il allait se faire plaisir… Sauf que cette garce s’était défendue comme une lionne, et qu’il avait fini par la planter tout simplement, sans pouvoir profiter du reste. Il l’avait vue s’effondrer, et il s’était dit que le froid et la blessure feraient le reste. Sauf qu’une connasse l’avait trouvée, et elle avait été sauvée. Il s’était fait taper sur les doigts, et on avait ôté mille livres à sa prime… Sale journée. Pendant un long moment, il ne s’était pas posé plus de questions que ça, continuant ses petites magouilles. Jusqu’au jour où il avait voulu se faire une petite jeune qui passait pas loin, un soir, dans une rue déserte… Rah Fowler, il faudrait que tu arrêtes de penser avec ta braguette , car ça t’attire que des emmerdes on dirait… La fille était flic, et il se retrouva au trou. Bientôt, on fit le rapprochement avec l’agression de l’autre gamine, et paf… ça a pas loupé. Procès.

On lui fit transmettre un message par son avocat commis d’office, lui disant qu’il aurait de l’argent et qu’il sortirait de là, à condition de ne pas mentionner qu’il avait été engagé pour cette petite… « affaire ». Quelques milliers de livres, il allait pas cracher dessus. Et puis, le Old Bailey, il connaissait. Tout s’était passé comme sur des roulettes, on l’avait libéré, et en sortant du tribunal, il s’était dit qu’il traînerait de temps en temps près de la gosse, histoire de voir si la chance se représenterait une nouvelle fois. Maintenant, tout ce qui lui importait, c’était de rentrer, se prendre une bière, et regarder le match de foot peinard, avec peut-être un petit extra d’herbe, s’il arriverait à s’en trouver sur la route. Il lutta quelques secondes avec la serrure usée de sa vieille Honda, s’installa sur le siège, enfonça la clef dans le contact, mais quand il jeta un œil à son rétroviseur arrière, son cœur manqua un battement en constatant qu’une paire d’yeux d’un bleu de glace le contemplaient dans la pénombre. Il voulut se retourner mais il sentit la morsure d’une corde dans la chair de son cou.

Comment ? Il ne savait même pas comment il avait pu la lui glisser autour de la gorge. Le mec devait être un pro, et Fowler se mit à flipper, essayant de passer ses doigts entre le fil de métal et sa peau déjà entaillée.

Wow… si… si tu viens de la part du vieux Pete, dis-lui qu’il aura son argent demain ! J’ai… j’ai un tuyau sur une course à Ascot demain, qui devrait rapporter gros. Je le jure je…
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MessageSujet: Re: Rising of the Dark Knight - Ft: Ashley - PNJ - Mike [Violence]   Jeu 5 Juin - 17:32

Mike serrait le volant de sa voiture avec tellement de force que ça lui faisait mal. Cela faisait combien de temps qu’il attendait dans le froid ? 5 minutes ? 10 ? 2 heures ? Il n’en pouvait plus… Voilà 2 jours qu’il filait Fowler 24/24h, et sa patience commença sérieusement à avoir ses limites.
Pourquoi se contentait-il de filer cette ordure déjà ? Pourquoi ne se contentait-il pas de le coincer au fond d’une ruelle sombre pour lui faire cracher tout ce qu’il sait une bonne fois pour tout avant de lui planter sa lame droit dans le cœur ?

Lorsque le couperet était tombé et la séance levée, Mike n’avait pas bougé. Ça y était, il avait sa preuve. Même s'il avait toujours espéré se tromper, à présent il ne pouvait plus se leurrer. Fowler aurait été incapable de s'en sortir aussi facilement s'il n'avait pas été protégé. Son meurtre avait été commandité et ils le faisaient libérer en échange de son silence...
Mais franchement... Un vice de forme ? Sérieusement ? C'était l'excuse la plus ridicule qu'il ait pu entendre !! Il n'osait même pas imaginer ce qui s’était alors passé dans la tête d'Esther. Elle avait été au cœur de l'enquête, elle passait son temps à se ronger les ongles tout en se demandant où elle avait pu faire une erreur. Qui était responsable de ce stupide "vice de forme". Et le pire dans tout ça c'est que Mike savait qu'il n'y en avait pas. Il ne pouvait pas en avoir !! Les documents avaient été falsifié au dernier moment…

Il s’était ensuite levé pour aller rejoindre l'enquêtrice. Celle-ci rageait sur place, furieuse contre les juges, contre ce procès, contre Fowler, contre la loi... contre elle-même. Il l’avait doucement prise dans ses bras pour l’empêcher de lancer ses chaussures à travers la salle et contenir cette frustration. Déposant un baiser sur la tête de la jeune femme, il lui avait tendrement caressé les cheveux pour l'apaiser.
Il avait regardé Ashley, cette chère petite Ashley toute tremblante qui réalisait petit à petit l'horreur qui venait de se produire. Et puis Fowler... Fowler satisfait et jouant les innocents... Fowler à qui ont enlevait les menottes... Fowler se léchant les lèvres en regardant la jeune hackeuse. Son instinct avait à cet instant précis sentit une vague de fureur et d'envie de meurtre émanant d’une autre personne. Ses yeux s’étaient alors posés sur Jarod... Et il sut... Fowler ne respirait plus pour longtemps... Il lui était réservé.

- Ne t'inquiète pas ma belle... avait-il murmuré à Esther qui rageait toujours contre lui. Justice sera faite...

Et peu importait si c’était celle qui venait d’échouer ou une autre. Fowler allait payer pour ce qu’il avait fait, et il allait regretter de ne pas être à l’abri derrière les barreaux où il aurait dû rester enfermé pour le restant de ses jours. Mike savait qu'il avait raison. Et il avait décidé qu'il allait veillez à ce que cela soit fait dans les règles... dans le Code.
Et c’est comme ça qu’il se retrouva en train de filer Fowler. Ce porc était vraiment comme le lui avait décrit Esther. Il le répugnait et fut plusieurs fois tenté de s'occuper lui-même de son cas une bonne fois pour toute !!! Mais ce n'était pas son genre... Il ne tuait pas par dégoût... Et puis Jarod avait déjà mis une option dessus... Lui piquer sa proie aurait alors été des plus malpolies.
Toutefois, alors qu’il s’était résigné à lui laisser s’en occuper la veille, l’agent remettait sérieusement son avis en question !! Mais son impatience s’envola rapidement lorsqu'il vit une ombre se glisser dans la voiture de Fowler. Une ombre qui ne ressemblait absolument pas à l’homme dont il surveillait les faits et gestes depuis 48h et qui apparut dans la rue pour rejoindre son véhicule quelques minutes plus tard.

L’agent sentit son cœur accélérer quand il entra dans sa voiture sans avoir remarqué l’ombre. Ombre dont il soupçonnait fortement l’identité. Ça y était, il passait enfin à l’action !! Et quelques instants plus tard, la voiture démarra pour se diriger tout sauf en direction de la résidence de Fowler.
Mike démarra à son tour et suivit de loin le véhicule. A présent, il allait falloir s’assurer que ce cher nouveau Ripper ne se laisse pas emporter trop vite et qu’il laisse le temps à leur ami commun de dévoiler le nom de ses commanditaires… Après, il était tout à lui.

_________________
Un jour, on a l'impression que l'on a atteint le sommet, que rien ne pourra nous arriver. Et puis tout s'écroule... Et une fois qu'on a touché le fond, sans espoir de remonter. Il ne reste plus qu'une chose : notre job.

Crédit - Joy
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MessageSujet: Re: Rising of the Dark Knight - Ft: Ashley - PNJ - Mike [Violence]   Lun 9 Juin - 15:29

J'avais accompagné Ashley chez elle. Je lui avais préparé du thé et j'avais cherché à ce qu'elle ne soit pas seule. Ma priorité était pour l'instant de m'occuper d'elle et je comptais bien remplir cette tâche que je m'étais confié, sans qu'elle ne demande rien. Elle était mon amie, dans l'adversité de ses démons et d'une justice qui n'a pu être appliquée à cause d'un vice de procédure. Il s'en était sorti grâce à un vice de procédure alors que tout l'accusait ! Il y avait quelqu'un de plus important au dessus, c'était certain à en mettre la main à couper. Kim en avait déduit la même chose... Certainement les commanditaires de Fowler. Ceux qui allaient payer également... Après Fowler qui allait périr sous ma lame dans peu, très peu de temps.

Ashley était partie se coucher, tout du moins essayait de s'endormir. Je m'étais installé contre elle et l'enlaçais. Je la sentais petit à petit s'endormir... Je lâchais doucement la jeune femme écorchée avant de moi même fermer les yeux. Je réfléchissais. Je me voyais dans une rue de Whitechapel, dans ma tenue du Chevalier Noir de Londres, marchant promptement. J'attrapais cet infâme homme par l'épaule avant de le plaquer contre le mur de briques rouges... Je ne me voyais pas hésiter, les coups pleuvaient sur lui. La lame le frappait furieusement, au ventre, au torse, même à la gorge : Le sang éclaboussait toute la ruelle... Cette vision ne me calmait qu'à moitié mais je fus tiré de mes pensées par le cri de détresse d'Ashley qui s'était réveillée. Je n'avais pas réfléchi et l'avais prise dans mes bras. Je la rassurais, lui caressais les cheveux pour la calmer, à lui dire qu'elle a simplement fait un horrible cauchemar... La nuit me parut longue, à l'enlacer alors qu'à l'intérieur de moi, mon sang s'était mit à bouillir... Je voulais Fowler mort...

Quelques jours plus tard, à mon bureau, chez moi, je regardais des photos d'entrepôts que Molly utilisait parfois pour se cacher. Je voulais changer de mode opératoire pour lui. Il avait des choses à m'apprendre, comme le nom de ses commanditaires. On n'allait pas faire croire au grand FromHell, au Ripper qu'il s'en est sorti seul sans un appui qui vient d'en haut... Je répondais promptement à un courriel de Kim, corrigeant au passage le compte rendu du procès. "Le suspect a été libéré pour vice de procédure, les charges sont abandonnées et l'affaire est classée." Cette ombre au tableau des affaires de Kim réussies était une bonne nouvelle pour moi. Je voulais m'occuper moi même de cette ordure... Alors que je buvais une gorgée de thé, je trouvais l'entrepôt idéal pour ma mise à mort. L'Irlandaise me confirma alors la fiabilité du dit bâtiment.

- Il n'en aura plus pour longtemps. Merci, Molly...

J'étais dans sa vieille voiture depuis déjà une heure. J'attendais qu'il revienne, patiemment, les yeux grand ouverts. Je m'étais dissimulé sous une couverture... Mais pourquoi faire ça ? Pourquoi changer de mode opératoire spécialement pour lui, alors qu'il rentrait certes dans le Code mais qu'en aucun cas il ne pourrait mériter que je change mes habitudes ? Non. Ce crime n'était pas un meurtre au nom du Ripper, au nom du Code d'Anne... Je fus tiré de ma réflexion par un cliquetis de métal venant de la portière avant du côté conducteur... Mon homme. Il enfonça la clé dans le contact après s'être installé au volant de façon peu élégante. C'était le moment... Je me redressais. Il vit mon regard de glace dans son rétroviseur... Je passais mes mains autour de sa gorge avant de la serrer par un fil de fer. Je maintenais la prise avant de lui murmurer quand il cherchais à s'expliquer. Il me prenait pour un tueur à gage...

- Bryan Fowler. Fais ce que je te dis au pied de la lettre et il ne t'arrivera rien. Je ne plaisante pas...

Je serrais davantage son cou avec le fil pour bien illustrer mon propos. Il se résigna bien vite à obéir docilement. Il avait raison. Peut être avait il maintenant un doute sur mon identité à en juger par son air apeuré et par le fait que je portais le manteau de mes activités nocturnes... Je brisais le silence d'une voix sèche, ferme, froide.

- Roule. Tout droit.

Il s'exécutait. Je desserrais légèrement mon instrument de torture alors qu'il roulait. Après tout, il l'avait mérité, il obéissait... Je regardais autour de nous. Personne. Une chance... Une idée traversa mon esprit.

- Prend la prochaine à droite, plutôt. Maple Street...

La vieille Honda passait alors dans la rue d'Ashley. Son agression avait été commise ici... Je m'autorisais alors à resserer la corde de métal tranchant, sentant sa jugulaire s'exciter... As-tu des regrets, Fowler..? Regrettes-tu ce que tu lui as fait, Fowler..? As-tu peur, Fowler..? Tu as raison... Il était temps de nous mettre en route pour l'entrepôt suggéré par Molly... Je brisais le silence d'une voix monocorde.

- Sors de la ville.

Le trajet était un peu long. Une véritable torture. Je mourrais d'envie de lui trancher nettement la gorge, mais je devais d'abord savoir qui tirait les ficelles de cette affaire et seul ce primate pouvait me le révéler... Une fois qu'on avait quitté Londres, je lui faisais maintenir le cap. L'entrepôt n'était plus très loin. Molly était vraiment précieuse une précieuse alliée... On passait à côté du grand bâtiment blanc.

- Arrête toi derrière l'entrepôt et coupe le contact.

Il s'était docilement exécuté. A la seconde où il a arrêté sa voiture, je lui avais pris ses clefs. Je sortis de la Honda avant d'ouvrir sa portière et de l'attraper fermement. Je le tirais fortement avant de lui mettre, sans réfléchir, un coup de poing dans la joue, le faisant basculer en arrière. Il faisait le malin devant Ashley ou une quelconque autre femme. Mais face à moi, il n'était pas le moins du monde agressif. Je l'avais sonné, déjà. Il allait payer. Je le regardais de haut avant le traîner à l'intérieur de l'entrepôt. J'étais passé plus tôt pour préparer la salle de mise à mort. J'avais préféré un meurtre en intérieur, pour cette fois. Il avait des choses à m'apprendre et pour se mettre à table, quoi de mieux qu'une table ? Une salle de torture, bien sûr ! Je l'attachais fermement à sa chaise avant d'attendre qu'il se réveille... A coups de claques.

- Réveille toi !

De l'autre côté de la table de bois, en face de lui, j'étais debout, droit, et fier alors qu'il reprenait ses esprits... C'était l'heure de l'Ascension du Chevalier Noir de Londres... L'interrogatoire allait pouvoir commencer. Je pris une voix énergique avec cette pointe de ton malsain, s'apparentant à un tueur axé sur la psychologie de ses victimes...

- Bienvenue à toi, Bryan Fowler. Tu participes à l'émission "Bonnes réponses que j'attends pour sauver ta vie" ! Tu dois trembler d'excitation et comme je te comprends ! Le principe du jeu est simple, tu réponds à toutes les questions que je te pose, et tu sors d'ici vivant, avec de la chance, ton corps en un seul morceau ! Le doggy bag est fourni en cas de perte d'une partie de ton corps... Tu es prêt à jouer ?

Je prenais presque du plaisir à le laisser espérer qu'il va s'en sortir en vie alors que pour moi, son destin était déjà scellé. Il était condamné à mourir dès le début. Ashley. C'était pour elle que je faisais ça. J'allais trouver tous les commanditaires de son agression, jusqu'au dernier. Je donnais un coup de poing dans l'autre joue de Fowler, espérant que cette fois-ci, il ne s'évanouisse pas. Je jouais à nouveau mon rôle de présentateur macabre de télévision.

- Eh bien passons à la première question, pour esquiver un oeil au beurre noir, qu'est ce que tu as fait la nuit du cinq novembre ? Petit indice, ce que tu as fait cette nuit là a quelque chose à voir avec un événement récent auquel nous avons tous les deux participé ! Trente secondes, top chrono ! Tic-tac-tic-tac-tic-tac, le temps s'écoule, attention !
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MessageSujet: Re: Rising of the Dark Knight - Ft: Ashley - PNJ - Mike [Violence]   Mer 25 Juin - 16:08

Fowler s’était installé au volant de sa vieille Honda, content de sa journée. Il était sorti innocent du Old Bailey, il avait eu une enveloppe pleine de cash, et il venait de se faire plaisir avec une jolie poule. Que demander de plus ? Il tourna la clef et le moteur démarra après une quinte de toux poussive. Sauf qu’une seconde plus tard, il sentait la morsure d’un fil de métal contre sa gorge, avant de croiser un regard glacé dans le rétroviseur. Finalement, les choses n’allaient pas aussi bien que ça…

Son cœur s’était emballé, alors que ses doigts boudinés essayaient tant bien que mal de détendre le fil, de glisser ses doigts entre le métal et sa peau pour faire cesser cette torture, mais le type installé derrière lui avait l’air salement motivé. Après avoir couiné des excuses maladroites, il retomba dans le silence quand son visiteur lui dit qu’il ne lui arriverait rien s’il coopérait. Ca tombait bien, Fowler était le roi de la coopération, surtout quand ça lui permettait de sauver ses fesses flasques. Il hocha rapidement la tête, posa ses mains tremblantes sur le volant froid, et actionna les vitesses de son véhicule.

Il respira un peu plus librement quand il sentit la corde se détendre juste assez pour lui permettre de conduire correctement. Il suivit les ordres du type mystérieux à l’arrière, et tout en conduisant, il cherchait à comprendre qui était ce type, et ce qu’il lui voulait vraiment. Bon, s’il avait voulu le tuer, il aurait pu le faire tout de suite, ce qui, mine de rien, était plutôt positif. Une première indication, puis une autre, auxquelles Fowler obéit sagement. Trop attaché à sa misérable existence. Pourtant, au fur et à mesure qu’ils s’éloignaient du centre, et gagnaient les quartiers déserts et mal famés, une sourde angoisse commença à le prendre à la gorge. Ca ne présageait rien de bon. Rien de bon du tout…

Il obéit quand on lui demanda de couper le contact, et avant qu’il ait le temps de comprendre ce qui se passait, le type était sorti, avait fait le tour de la voiture, et l’avait tiré de son siège. Et puis rien.
Il sursauta quand il entendit quelqu’un hurler, et ses yeux s’agrandirent de terreur quand les pièces du puzzle se remirent en place. La sortie du club. Ce type dans sa bagnole. Un entrepôt. Il regarda alors autour de lui, et sentit avec horreur qu’il était attaché. Dans un réflexe désespéré, il commença à lutter avec ses liens, mais il comprit qu’il était solidement maintenu, et qu’il n’avait aucune chance. Son regard se posa alors sur ce type qui l’avait amené ici. Jeune, plus jeune que lui, et étrangement élégant. Putain mais qui c’était, lui, et qu’est-ce qu’il lui voulait ? Hélas pour lui, la réponse arriva bientôt…

Ses yeux se froncèrent alors qu’il entendit la tirade de ce mec, se prenant pour un présentateur télé, et lui demandant des informations. Une partie de lui fut soulagée en apprenant que ce n’était pas un des barons de la mafia locale qui avait envoyé ce gars pour lui faire payer ses dettes à la manière forte. Non. Juste un crétin qui voulait des informations. Fowler savait qu’il était protégé, et que face à un simple petit blanc bec, on enverrait bientôt la cavalerie, car il savait bien trop de choses… Des choses qu’il valait mieux que personne ne sache…
Un sourire amusé naquit sur ses lèvres gonflées.

Ecoute mec, je sais pas ce que tu veux, mais jte conseille de me laisser me casser. Tu sais pas les risques que tu cours si mes patrons apprennent que tu m’as cherché des noises. Alors tu arrêtes de faire les présentateurs merdiques. Si c’est ton pied de jouer un rôle, va postuler au Théâtre National !
Fier de sa trouvaille, il laissa échapper un rire gras, mais il fut interrompu par un violent crochet qui fit chanceler sa chaise, et une lueur de haine s’alluma dans son regard, alors que tout sourire avait quitté ses lèvres.

Je me souviens de toi ! T’étais près de l’autre petite pute du Old Bailey… Oh alors t’es son mec ? Haha à ta place je serai aussi furax qu’on touche à un beau petit lot comme ça. Alors oui, le 5 novembre j’ai voulu me la faire. Mais cette petite pute s’est pas laissée faire, alors je l’ai plantée. T’es content ? Rassure-toi, elle a eu que ta queue entre ses jambes, même si ça m’aurait bien plu de faire pareil. Alors, comme j’ai répondu juste, je gagne quoi ? Hein dis, je gagne quoi ?

Un nouveau rire s’échappa de ses lèvres fendues, et résonna dans l’entrepôt désert.
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MessageSujet: Re: Rising of the Dark Knight - Ft: Ashley - PNJ - Mike [Violence]   Mar 23 Sep - 9:53

Il a l'air de vouloir plaisanter. La capture de la proie m'a déjà assez amusé, il ne reste que la mise à mort à faire... Moi, je ne plaisante pas. Je l'écoute avouer ce qu'il a fait. Il aurait "juste" tenté de la violer et poignardée en ratant au passage un point vital inratable ? Je ne suis pas satisfait. Mais il a répondu à la question, semble honnête, bien qu'ayant une attitude trop nonchalante à mon goût. Je réponds.

- Bravo, Bryan Fowler ! Tu as esquivé le premier oeil au beurre noir ! Voici maintenant une question bonus qui te permet d'esquiver le second oeil au beurre noir... Dans ton cas, si tu réponds mal, ce sera le premier, mais j'ai perdu mes fiches alors nous improviserons... Question bonus, donc : Pourquoi as-tu fait ça ? Non pas que je ne doute pas de tes intentions purement malveillantes à l'encontre de cette que tu appelles avec si peu de courtoisie "petite pute du Old Bailey", mais je voudrais que tu détailles. Tout. La moindre chose. Trente secondes ! Tic-tac-tic-tac-tic-tac...

C'est alors qu'il commence à révéler les détails sur ce qu'il voulait faire d'Ashley. Ses mots sont obcènes. La moindre syllabe qu'il prononce me donne envie de m'emparer de mon couteau et de l'égorger dans la seconde, ou lui couper la langue ! Mais non... Je ne dois pas le faire maintenant... Il doit m'en dire plus sur qui lui a dit de faire ça... Il ne s'arrête pas et continue à dire ce qu'il voulait lui faire... Le faire taire. Maintenant. Tout de suite ! Je lui attrape la tête et le tire vers la table de bois qui fait un bruit sourd à son impact. Deux peurs : Avoir cassé la table et l'avoir tué... Je l'entends respirer et grogner. Une peur de moins ! Il relève la tête, la table n'est pas cassée. Ouf !

- Oups, excuse moi, je t'ai coupé... Poursuis ! Pardon, je vais d'abord reformuler ma question... Pourquoi t'a-t-on fait aller tenter de la tuer ? Qui ? QUI ?! Je me doute bien que ce n'est pas ta cervelle de macaque attardé qui a orchestré cette symphonie comme du papier à musique ! Sans un soutien qui vient d'un haut nom dans la hiérarchie, tu moisirais déjà en prison et je n'aurais pas eu à m'occuper de toi moi même ! Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'on lui voulait du mal ?! Dis moi !

Ca y est, il m'a énervé. Je perds mon sang froid... Cet homme a le don de me faire perdre ma couverture de l'homme modèle, calme, posé, poli et aimable pour voir mon côté obscur. Mon passager noir, mon second moi, la bête qui a soif de sang que je suis... J'aurais dû le tuer bien avant. Je sens mon sang devenir brûlant dans mes veines, mes yeux se cerner et mes muscles se crisper... Mon envie de lui planter ma lame dans son cou ne se calme pas. Je m'empare de mon couteau. Je vois qu'il sait que je ne plaisante pas. Je lis dans ses yeux qu'il est intimidé. Je me vois dans le miroir de son âme. Je n'ai plus rien de l'homme que je suis pour me couvrir. Je ressemble à la bête qui veut tuer car son instinct lui demande, lui ordonne... Ma voix résonne dans tout l'entrepôt. Heureusement que nous sommes seuls ici. J'ai bien fait de demander à Molly de me trouver un lieu pour ma mise à mort...

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MessageSujet: Re: Rising of the Dark Knight - Ft: Ashley - PNJ - Mike [Violence]   Jeu 25 Sep - 12:23

Mike réussi à les suivre discrètement sans se faire remarquer jusqu'à l'entrepôt. Durant tout le trajet, pleins de doutes l'assaillaient. Pourquoi ne faisait-il pas comme d'habitude ? Était-ce bien le Ripper au moins ? Peut-être que c'était parce qu'il devait l'interroger avant... Les rues n'était pas désertes trop souvent, ce n'était pas l'idéal pour un interrogatoire... Et s'il l'interrogeait durant le trajet ?
Il les dépassa lorsqu'ils se garèrent et alla arrêter sa voiture un peu plus loin. Normalement, s'il était entièrement concentré sur sa victime, il ne devait pas l'avoir remarqué... Mais dans le doute, il n'avait pas allumé les phares. Lorsqu'il revint vers l'entrepôt, il fit le tour et trouva un accès au toits et jugea ce passage bien plus discret que la grande porte empruntée par Jarod et Fowler.

Plusieurs interminables minutes plus tard, il réussi à trouver un poste d'observation acceptable. Via une fenêtre brisée, il était entré dans l'entrepôt et s'était déplacé silencieusement sur les plateformes supérieurs. Il fut soulager de l'entendre commencer à interroger Fowler seulement lors de son arrivée. Ainsi avait-il démarré sa caméra dès qu'il fut à portée de voix.
Lors de son déplacement, il n'avait pas pu la centrer sur les deux intéressés, mais au mois avait-il pu enregistrer les aveux de l'homme sur l’agression de la jeune Ashley. Il s'était figé à ce moment-là, serrant les poings et les dents pour ne pas hurler ce qu'il pensait à cet homme avant de lui loger deux balles dans la tête. Mais la cible était au Ripper, il n'avait pas le droit de la lui enlever.

Il ne réussi à centrer la caméra que lorsque Jarod commença à parler les commanditaires. Ce qui était l'information la plus cruciale de tout l'interrogatoire qu'il avait mit en scène. C'était ça qui expliquait la présente de Mike dans cet entrepôt. C'était ça qui expliquait la caméra braquée sur le Ripper et sa victime.
Dans d'autres circonstance, il aurait laissé Jarod tranquille, celui-ci le prenait pour l'oncle d'Ashley et ignorait son lien avec Anne. Il ignorait même ce qui les reliaient tout les deux !! Le Code inventé par sa tante... Code qu'il enfreignait en partie soit dit en passant... Ils ne devaient jamais avoir de preuve. Mais Mike ne comptait pas filmer le meurtre, une fois les informations qu'il souhaitait dans la boite, il éteindrait la caméra et s'en irai... Il n'avait même pas envie d'assister à la mise à mort.

"Allez, gros porc... Ne fait pas durer ton calvaire plus longtemps. Avoue qu'on en finisse !!! Cette plateforme est gelée et je suis dans une position plus qu'inconfortable, donc si tu pouvais accélérer..."

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Un jour, on a l'impression que l'on a atteint le sommet, que rien ne pourra nous arriver. Et puis tout s'écroule... Et une fois qu'on a touché le fond, sans espoir de remonter. Il ne reste plus qu'une chose : notre job.

Crédit - Joy
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MessageSujet: Re: Rising of the Dark Knight - Ft: Ashley - PNJ - Mike [Violence]   Dim 19 Oct - 16:20

Le type est toujours attaché à sa chaise, mais c’est pas l’arrogance qui l’étouffe. Au contraire. Même ligoté et battu, il reste agressif et rebelle, comme un chien qui aboie, attaché au piquet de sa niche. Il a l’habitude de se faire rosser, il a l’habitude de se faire menacer, alors il joue la carte de celui qui n’est pas impressionné, de celui qui n’a rien à perdre, pour déstabiliser son geôlier. Il sait quoi dire pour taper là où ça fait mal, pour rendre fou un petit copain jaloux. C’est comme ça qu’il voyait le type en face de lui. Cet espèce de beau gosse aux cheveux longs, qui avait plutôt sa place dans un magasin de fringues pour gay qu’en train de vouloir le passer à tabac pour lui extorquer des aveux. Il savoure les saloperies qu’il vient de balancer sur la pauvre fille qu’il a, littéralement, tuée, pendant quelques minutes. Et il a l’air tout sauf désolé.

Sauf que l’autre ne lâche rien, il continue à l’asticoter avec ce délire d’émission télé qu’il n’aime pas du tout. C’était drôle cinq minutes mais là ça devient lourd. Il le provoque encore, quand il lui demande pourquoi il a fait ça.

Mais t’es sourd ou quoi ? Je viens de te dire pourquoi ! Ta copine est bonne, et j’ai eu envie de m’amuser un peu avec elle. Sauf que c’était une garce mal baisée qui s’est pas laissée faire. Alors je l’ai plantée, pour lui montrer qu’on déconne pas avec Bryan Fowler. Voilà ! T’es content ? Allez espèce de tantouze, barre toi et laisse jouer les grandes personnes. Maintenant qu’elle est amochée, ta régulière, elle m’intéresse plus.

Sauf que son rire, et son air de triomphe, s’arrêtent en même temps que son visage heurte douloureusement le bois de la lourde table placée juste devant lui. Un hurlement de douleur sort de sa gorge alors qu’il redresse la tête. Il serre les dents, son souffle est rauque, et ses mâchoires se serrent, planant un regard noir à l’homme en face de lui, deux filets de sang s’écoulant de ses narines.

Oh putain. Là mec, tu viens de faire une grosse, une très grosse erreur. Et tu vas la payer cher, très cher. Je te retrouverai. Oh oui je vais te retrouver. Et je te ferai mal. Mieux encore, je vais me taper ta petite nana juste sous tes yeux. Et je vais la faire crier comme toi tu seras jamais arrivé à le faire. Jte garantis qu’elle va adorer ! Elle va découvrir ce que ça fait de se faire tringler par un vrai mec, et pas par une espèce de pédale comme toi ! Hahaha

L’autre con se remet à parler. Il insiste, mais les menaces ont pas de prise. Il cèdera pas, à moins d’avoir une bonne maison. Il est trop fier et trop orgueilleux. Trop con aussi.

Mais personne m’a demandé de faire ça ! Je la voulais ! Je voulais me la faire et c’est tout. Laisse-moi partir et je te laisserai en vie. Tu me fatigues, j’ai juste envie d’aller me faire une bière au pub.

Sauf qu’un hoquet de surprise meurt dans la gorge de Fowler quand il remarque l’éclat du couteau. Du couteau de chasse à la longue lame dentelée et rutilante. Son cœur bat plus vite mais il ne laisse rien paraître. Il ne veut pas montrer au type en face de lui qu’il a l’ascendant. Mais petit à petit, il lit la détermination dans le regard de son ravisseur, et à la façon dont il tient son couteau, il voit qu’il sait s’en servir. Et là, Fowler commence à avoir peur. Il sent qu’il a sous-estimé ce type, sa dangerosité, ce qu’il serait capable de lui faire. Il déglutit, et recule légèrement alors que sa lame s’approche du visage de Fowler, qui maintenant exprime la peur.

Je je… je peux rien dire. Je peux… je peux rien dire. Sinon ils vont me buter ! Je peux rien dire ! Ils sont… ils sont trop puissants…

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MessageSujet: Re: Rising of the Dark Knight - Ft: Ashley - PNJ - Mike [Violence]   Mar 21 Oct - 18:44

Il a réussi à m'énerver. La bête en moi à soif de sang. Mon couteau veut être baptisé du fluide vital, mon bras veut lui offrir cette macabre cérémonie, il le veut ! Mais non... Il est encore trop tôt. Beaucoup trop tôt. Il est vulgaire, comme je m'y attendais. Il est arrogant et me menace alors qu'il est en position de faiblesse, je m'y attendais également. Il veut jouer au plus malin avec moi. Ah la bonne heure ! Je ne tire aucun plaisir à le torturer... Mais qui a bien pu le laisser sortir de ses emmerdes ?! Je jure... C'est très rare. Je suis clairement dans un état second contre lui. Je dois résister. Tant qu'il ne m'aura pas répondu, tant qu'il ne m'aura pas donné les noms des commanditaires, je ne pourrai pas le tuer. Je ne résiste cependant pas à donner plusieurs coups de poing. Il avoue enfin qu'il y a quelqu'un derrière toute cette histoire. Ce n'est pas à moi qu'il l'apprendra. Mais il ne peut rien me dévoiler sans se faire tuer par ses patrons. Mais s'il ne parle pas, c'est mon couteau qui le tuera. Il est dans une impasse. C'est quand il mentionne le fait qu'il veut boire une bière qu'un éclair me traverse l'esprit...

- Une bière, hein ? Tu m'y fais penser !

Je range mon couteau à ma ceinture. Je marche vers une glacière. Ou en tout cas, ce qui semble y ressembler... Molly devait s'en servir quand elle était de passage ici... Je sors une bouteille. Une bière blonde. Marque bon marché. Très certainement le genre d'alcool qu'il peut aimer ou qu'il peut avoir l'habitude de boire. Molly m'a précisé avoir laissé une bouteille au cas où je devrais prendre ma victime par les sentiments. J'arrive vers Fowler. Je me mets à côté de lui et pose mon bras tenant la bière, comme si j'étais un de ses "amis de comptoir". Il me répugne... Vraiment...

- Allons, Bryan... Tu sais bien qu'à moi, tu peux tout dire... Dis moi tout, va, c'est dur à supporter, un pareil secret pour un seul homme aux capacités intellectuelles limitées... Allez... Tu veux une bière ?

Il ne répond pas. Il n'avoue rien. Mais à qui est-ce que j'allais faire croire ça ? Je me demande comment on peut avoir une technique aussi prévisible ? Être gentil avec un suspect pour s'attirer sa sympathie et donc pour avoir des aveux, des indices... Il ne répond toujours pas. Je m'attends presque à entendre un "Va te faire foutre, sale fiotte !".

- Bon... Soit.

Je le fracasse une nouvelle fois sur la table en l'attrapant par les cheveux. Il ouvre la bouche et j'en profite pour mettre lui mettre la bouteille dedans. Je force pour enlever la capsule. Elle ne veut pas sortir, quel que soit le nombre de dents qui craquent sur elle... Il crie, il a mal. Deux ? Trois ? Quatre ? Combien de dents tombent ? Aucune idée... Je n'aime pas user de la torture. Je ne tire aucun plaisir... Au bout d'une trentaine de secondes et de deux ou trois tours dans sa bouche, je retire la bouteille. Peut être qu'il sera plus coopératif..?

- Et maintenant ? Tu m'en dis plus ?

Ma voix est froide. Glaciale. Je regarde ce que j'ai fait... La bouteille est trempée de salive et marquée par son sang... Je pose ma main sur la capsule...

- Oh... Suis-je bête... Elle se dévisse...

J'enlève finalement le bouchon de ferraille. Le bruit du gaz s'échappe de la bouteille de verre. Je la pose sur la table en bois. Elle commence à être marquée par la torture. De la sueur, du sang, des molaires et une ou deux fissures... Maintenant que je lui ai prouvé que je peux lui faire du mal, que je peux le briser avec une facilité consternante, il est temps d'avoir l'air gentil avec lui... Ma voix glaciale se réchauffe légèrement. Elle est sèche, mais elle n'est plus cassante.

- Je te propose un marché. Ils sont puissants donc ils peuvent te tuer en sachant que tu les a dénoncés... Tu me donnes tous les noms des commanditaires que tu connais. Tous. Jusqu'au dernier. Et je te laisse repartir vivant. Vues tes marques, on verra que tu es passé par une salle de torture, mais tu pourras passer pour un dur qui sait tenir sa langue. Peut être même qu'on te mettra dans les mains une malette de billets en dédommagement... Réfléchis bien, Fowler. Je te donne ma parole que tu sauveras ta vie. Je n'en ai qu'une. Tu es gaucher ou droitier ?

Je lui détache la main avec laquelle il écrit et pose une feuille et un stylo sur la table à côté de la bouteille de bière. On s'approche de la fin. Bientôt je vais pouvoir le tuer... Il prend une gorgée de bière avant de réfléchir. Avec de la chance, il dressera la liste assez vite... Je le surveille de très près. Je le fais croire que tout se passera bien pour sa petite personne alors que son destin est scellé depuis le début. Je ne suis pas un traître. Mais avant de trahir quelqu'un, il faut d'abord être de son côté... Il ne pense pas à se détacher l'autre main et prend le stylo entre ses doigts... Enfin il est raisonnable. Enfin ça commence... Il a maintenant un compte à rebours au dessus de la tête...

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MessageSujet: Re: Rising of the Dark Knight - Ft: Ashley - PNJ - Mike [Violence]   Ven 20 Fév - 22:37

Le blanc bec habillé en noir change de méthode. Il propose à l'homme une bière. Mais Fowler voit clair dans son jeu. Il détourne le regard, garde le silence avant de finalement devenir violent dans ses propos, préférant le mépris au mutisme, ce que son bourreau ne semble pas apprécier.

- J'parlerai pas, putain, alors ferme ta gueule, tu perds ton temps, tu m'auras pas avec une bière tiède !

Ses yeux clairs sont à glacer le sang de Fowler, attaché sur une chaise bien trop solide pour qu'il puisse la briser. Son coeur rate un battement quand son bourreau l'attrape par les cheveux après l'avoir écrasé contre la table et de mettre la fameuse bière encore fermée dans sa bouche. Pendant plusieurs secondes, l'homme au long manteau noir torture froidement sa victime, faisant lentement sauter ses dents une par une avec son matériel de dentiste de fortune. Fowler hurle. Le jeune blanc bec ne plaisante pas et il a déjà fait plusieurs mises en garde. Comme si ça ne suffisait pas, il se permet de provoquer sa victime... Mais il propose alors un marché qui mérite réflexion pour Fowler. Il regarde avec convoitise la bière ouverte. Elle a certes, l'air tiède, mais ça reste une bière. Une bière qu'il boit tous les jours au pub avec ses copains de comptoir...

- Droite. Droitier...

Fowler est alors libre de la main droite, devant une feuille blanche, un stylo et la fameuse bouteille de bière qui lui a meurtri ses dents. Il ne veut pas tenter le diable et fuir. Il sait qu'on le rattrapera bien trop vite, et l'offre ne tiendrait peut être plus. Il saisit faiblement sa bière et en boit une gorgée. Il a besoin de temps pour réfléchir, mais son bourreau est patient. Très patient. On dirait qu'il a tout son temps... Il ne bouge pas, il le regarde, l'air neutre, presque compatissant. Après tout, une telle décision peut être très difficile à prendre... Finalement, Fowler s'empare du stylo.

- Je les connais pas tous. J'avais pas des contacts avec tout le monde...

Il ne semble pas choqué d'apprendre ce Fowler ne connaisse pas toute la fourmillère. Après tout, y a-t-il forcément besoin de laisser une simple ouvrière aller voir la reine en personne pour accomplir une quelconque tâche ? Non. Mais bien vite, l'ouvrière se met au travail et petit à petit, elle écrit les noms de ses anciennes collègues et supérieures. Il n'est pas dupe. Il sait que le bourreau s'en prendra à eux. Mais s'il tient parole, rien ne sera divulgué et Fowler s'en sortira blanc comme neige. Si seulement ! Un nom est écrit, puis un second, et un troisième... Trois noms. Trois noms sont écrits sur le papier maculé par l'encre, l'alcool et le sang. De sa main libre, il avance la feuille avant d'employer un ton non pas arrogant et moqueur comme auparavant. Mais plein de supplications, convaincu de tout le mal que l'homme aux yeux de glace peut lui faire.

- V'là... J'en connais pas plus... J't'ai donné tous les noms qu'j'avais... J'te l'jure ! Libère moi, maint'nant, putain...
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MessageSujet: Re: Rising of the Dark Knight - Ft: Ashley - PNJ - Mike [Violence]   Sam 21 Fév - 12:41

Il réfléchit pendant quelques minutes. Il vaut mieux pour lui qu'il se dépêche... Je semble presque patient à l'extérieur, mais à l'intérieur, mon passager noir n'a qu'une envie : lui trancher la gorge. Et si je ne devais pas obtenir des informations de cet homme puant, je l'aurais certainement déjà fait. Mon pouls est rapide, mon sang se met à bouillir. Mes pulsions ne se taisent pas, elles veulent tuer ! Patience... Patience... Il n'a plus que quelques minutes à vivre. Je dois avoir l'air naturel et même pour moi, à ce stade de colère et de haine, je peine à me retenir. Je sens la sueur naître sur mes tempes à chaque bruit de glissade du stylo sur le papier maculé. Il tremble, il écrit très lentement. Mais dépêche-toi ! Finalement, il avance la liste, m'avouant qu'il n'en connait que trois. Je m'attendais à ce qu'il ne connaisse pas toutes les personnes impliquées dans l'agression d'Ashley. Je m'empare du papier, y lisant les noms des personnes à traquer et à abattre. Son écriture est détestable, mais lisible. Je plie soigneusement la feuille avant de la ranger dans la poche interne de mon manteau. Ma voix restant glaciale, je lui réponds, en m'approchant de lui.

- Très bien. Tu as rempli ta part du contrat. Je vais donc honorer la mienne.

Je délie lentement la corde à sa main gauche et mes mains gantées de cuir remontent petit à petit alors qu'il peine à se relever. Il est temps. Je lui écrase le visage une nouvelle fois sur la table abîmée et maculée par le sang. Je l'entends crier. Il a mal... Patience, Fowler. Ca ne sera pas très long... Il gémit de douleur avant de s'adresser à moi.

- T'a... T'avais promis !

Le volcan à l'intérieur de moi explose. Il ne demande qu'à déverser toute sa colère sur cet homme... Cette pulsion ne veut pas se taire. Le couteau réclame sa vengeance. Je m'approche doucement de lui, la voix pleine de froideur, comme le souffle de la mort qui arrive à son oreille.

- Moi oui. Mais le Ripper... Non.

Et là, les ténèbres envahissent mes yeux. Je ne peux plus lutter contre mes démons. Je dois tuer. Je donne un nouveau coup de poing sur son visage, le faisant heurter la table à plusieurs reprises. Dehors, j'entends la pluie et l'orage. Je frappe comme la foudre. Il saigne. Son sang est projeté sur le sol betonné, sur la table, la chaise... Ma voix n'a plus rien à voir avec celle qui a parlé à Fowler. C'est une voix rauque, pleine de rage, pleine de force, qui hurle. Qui hurle encore et encore... Je ne contrôle plus mes mots. Ce n'est plus mon cerveau qui parle...

- Tu t'en es pris à une femme innocente ! Une innocente ! Une femme ! MA FEMME !!

Je frappe cet homme à terre, une fois, deux fois, trois fois, je renonce à les compter... Je vois juste dans ses yeux le démon que je deviens. Je vois presque un éclat rouge au fond de mes yeux. Sans doute est-ce le sang qui éclabousse mon visage... Je l'attrape fermement avant de le propulser contre le mur. J'attrape la chaise que je brise sur son crâne. Ce n'est pas assez. Je lui fais cogner plusieurs fois le mur, en synchronisation avec le tonnerre qui gronde dehors... Il essaie de contrer mes coups. Mais rien n'arrête la colère qui m'anime. Je vois parfois mon reflet dans les gouttes de sang, croisant parfois du regard mon visage déformé par la rage. Jamais. Jamais mon passager noir, mes pulsions ne m'ont donné autant de force et de colère. Jamais en sept longues années de meurtres, je n'ai autant laissé parler mes pulsions. La chaise ne suffit plus. Je m'empare de la petite table avant de lui faire suivre le même chemin. Je le vois commencer à tourner de l'oeil, à beaucoup saigner. Mais je ne suis pas encore satisfait... Je le frappe à mains nues plusieurs fois avant de le pousser dans une autre direction.

J'attrape l'extincteur fixé au mur. Je ne réfléchis pas plus, j'en fais une arme de fortune. Je frappe plusieurs fois. D'abord la poitrine et le ventre, puis le dos. Il a dû s'évanouir... Je donne un coup dans ses genoux, l'entendant crier de douleur. A mes oreilles, tous ses cris ne sonnent que comme quelques soupirs. Il ne crie pas assez fort, il ne souffre pas assez... Il ne souffre pas autant qu'elle a pu souffrir ! Il doit encore avoir mal... Je ne sais plus à combien de coups d'extincteur à la tête j'en suis, et je l'attrape par le cou et au bout d'un très long moment de souffrances, ma lame le transperce à l'estomac d'un coup sec. Je lève la lame dans son corps immonde et mutilé avant de lui prononcer les derniers mots qu'il entendra.

- I am Revenge.

Cette fois, je ne suis pas FromHell, qui prend la vie des meurtriers. Je suis la vengeance. Je venge Ashley... Le sang coule lentement sur la lame de mon couteau avant de tomber par terre. C'est quand je retire l'instrument du châtiment que je laisse Fowler tomber lourdement, le faisant baigner dans son sang. Il est mort. Je lève la tête vers le plafond quand j'entends la pluie et le vent. Ca y est. Elle est libre... Je souffle. J'ai laissé parler toute la fureur qu'il y avait au fond de moi et elle a servi non pas à canaliser mes pulsions, mais par vengeance. Ashley est dans mon esprit. Je me souviens de ce que j'ai hurlé à Fowler quand j'ai commencé à le mettre à mort. "Une femme innocente. Une innocente. Une femme. Ma femme..." C'est mon coeur qui a parlé. C'est vrai. Je crois que c'est vrai. Elle est la femme qui fait taire la nuit noire et révèle le bon en moi. Avec elle, je me sens bien, apaisé le plus souvent. Je l'aime... Enfin je peux mettre un nom sur ce que je ressens pour elle depuis les mois que l'on se fréquente. De l'Amour... Je peux maintenant souffler, autour du massacre que j'ai pu commettre ici. Cet apaisement m'envahit... Il sonne pour moi comme le début d'une libération.

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Rising of the Dark Knight - Ft: Ashley - PNJ - Mike [Violence]

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