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 Free At Last - Arthur

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MessageSujet: Re: Free At Last - Arthur   Dim 14 Sep - 22:13


Free at last

Forcément, je demandais un peu l’impossible à Ashley, alors c’était tout à fait normal que sa réponse ne me paraisse pas totalement correcte. Elle ne sonnait pas bien à mes oreilles, mais c’était l’instinct d’Ashley qui parlait, quand elle disait qu’elle n’en savait rien, et qu’il fallait qu’elle essaye pour voir si c’était possible ou non. Je n’étais plus autant sûr de moi que je ne l’étais au début, quand nous préparions dans mon bureau cette soirée. Alors que je pensais qu’elle allait se précipiter hors de la salle pour trouver des toilettes et continuer la suite du plan, elle se pencha vers moi à la place. Et elle fit quelque chose que je n’aurais jamais deviné, mais qui faisait tellement naturel que je trouvais ça parfait, par la suite. Elle posa avec délicatesse sa main froide sur ma joue, et déposa ses lèvres sur les miennes, d’un baiser aussi léger qu’une plume. Elle me demanda de lui promettre de la sortir de là, si jamais tout foirait, si jamais tout se passait mal, et je lui promis de l’aider, dans un murmure. Je ne m’attendais vraiment pas à ce qu’elle m’embrasse, à ce qu’elle prenne cette initiative, et de fait, cette minuscule étreinte me laissa un goût inachevé sur les lèvres, et lorsque je la regardai partir vers la porte la plus proche pour trouver des toilettes et éventuellement un pc, je faillis la suivre et faire tout foirer. Je me retins, cependant, essayant d’oublier ce qu’il venait de se passer et d’écouter ce que ces saletés de Russes me disaient dans cette conférence.

Pourtant, je n’arrivais pas à m’empêcher de penser à cela, et tout en serrant et desserrant mon poing sur ma cuisse pour contrôler mon stress, je me giflai mentalement. Evidemment, elle était dans son rôle, que voulais-je de plus ? Je ferais mieux de rester dans le mien, aussi. J’y avais pensé à cela, à tout ce qu’il faudrait sûrement que l’on fasse pour paraître réellement amoureux. S’embrasser était une partie absolue de tout ce schéma. Néanmoins, je ne pensais pas qu’elle prendrait les devants, et je ne voulais pas l’y obliger. Elle était quand même largement plus jeune que moi, et peut-être qu’elle ne voulait pas de ça. Bien sûr, nous n’avions pas le choix, ni elle, ni moi, parce que sinon, on aurait tôt fait de se faire démasquer, mais cependant, je trouvais ça presque triste de devoir embrasser quelqu’un pour de faux. Alors là, elle m’avait tellement surpris que j’avais profité de ce court moment avec tout mon cœur et toute mon âme. Du coup… ce n’était pas vraiment pour de faux, si ?

L’attente qui suivit était comparable à un plongeon dans de l’eau glacée. Je ne savais pas si j’allais pouvoir remonter. Le moment où Ashley réapparaîtrait, ou bien le moment où l’on m’arrêterait pour hack, ce serait soit ma remontée à la surface, soit ma noyade. Si jamais Ashley tentait le coup mais se foirait, alors j’allais devoir faire face à la justice, et ça me foutrait dans la merde. Je n’aimais pas trainer dans les eaux sales du monde. Pas avec cette entreprise là en tout cas. Avec l’autre, oui, parce que je ne faisais jamais chopper et parce que je n’avais pas à faire à des avocats pour le moment… mais là, ce serait terrible. Ma réputation en prendrait un coup. Alors oui, c’était de ma faute, bien sûr. Ma vanité avait voulu ça, que je nous mette en danger tous les deux… mais j’avais envie de jouer. Et Ashley aussi, visiblement, sinon elle n’aurait pas accepté, même si je devais avouer que je l’avais quelque peu forcée à me suivre. Elle n’avait pas dit non, et si elle l’avait fait, alors je ne l’aurais pas retenue. Vraiment pas. Alors, lorsque mon portable vibra doucement dans ma poche, d’un coup bref mais retentissant jusque dans le bout de mes orteils, et que je vis qu’il s’agissait d’Ashley, je soupirai de soulagement. Elle était encore libre de ses mouvements et elle avait réussi. Je n’avais plus qu’à me délecter du spectacle qui aurait lieu devant moi. Et je n’eus pas à attendre bien longtemps.

Elle avait dû réussir à s’infiltrer dans les systèmes de la conférence, dans un premier temps, parce que rapidement, les diapositives se mirent à défiler plus vite, dans tous les sens, et très vite également, les images montrées n’eurent plus rien à voir avec du whisky. Et Ashley s’en donna à cœur joie. Il ne fallait pas qu’elle reste longtemps avec le PC sur lequel elle était, parce qu’ils auraient tôt fait de trouver d’où ça venait… surtout que c’était interne ! De fait, je gardais une main sur mon portable, prêt à lui envoyer un texto pour qu’elle dégage vite fait, si besoin il y avait. En attendant, je continuais de visualiser le fiasco qui se déroulait devant moi, me délectant de tout cela avec un grand sourire moqueur. Les lumières se rallumèrent rapidement et ce fut pour moi le signal d’alarme pour Ashley. Il fallait qu’elle sorte de la pièce où elle était, il fallait qu’elle se carapate et qu’elle revienne vers moi. Peu de temps avait passé, et personne n’avait remarqué son absence… il fallait qu’elle se dépêche, cependant.

« Ashley, magne toi. Ils vont commencer à chercher d’où ça vient. Débranche-toi du PC, et rapplique, je voudrais pas qu’ils t’attrapent ! »

Une fois le texto envoyé, je me levai, en même temps que tout le reste des invités, et cherchai quelqu’un avec qui discuter. Il n’y avait pas grand-monde que je pouvais connaître et apprécier. Il y avait beaucoup de Russes bien entendu, et c’était normal, mais je pensais qu’il y aurait un peu plus d’Anglais, ou même d’Américains, éventuellement. Quelques-uns, que je reconnaissais de loin, avec leurs femmes. Je me dirigeai vers eux en attendant Ashley, mais je restais sur le qui-vive, ne sachant pas vraiment où donner de la tête, sans savoir exactement d’où elle allait revenir.

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MessageSujet: Re: Free At Last - Arthur   Jeu 18 Sep - 11:39


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Arthur & Ashley . ⊹ Je savais pas trop pourquoi j’avais embrassé Arthur, et je pense que je le saurai jamais. Mon rôle ? L’idée d’embrasser un mec au moins une fois avant de mourir si jamais je me faisais choper ? Et puis, c’était à peine un frôlement de lèvres, léger, rien qui aurait dû le chambouler, lui qui avait connu tellement plus, et tellement mieux. Alors, avant que mon courage s’envole, je m’étais éclipsée, trottinant sur mes escarpins hors de prix. Une fois dehors, la chance avait été avec moi, et j’avais réussi à accéder à un pc. Par chance, il était connecté à leur serveur, et je laissai mes doigts faire en sorte que la magie s’opère.

Mentalement, je me rappelai de la marche à suivre, que j’avais répété cent fois. Entrer dans leur serveur, désactiver le pare-feu, localiser les informations, et ensuite les balancer sur mon espace en ligne. J’allais me débarrasser de la clé une fois les documents transmis, histoire de pas laisser de traces. Pendant de longues minutes je luttais. Ces russes étaient coriaces, ils avaient bien fait les choses. J’essayais toutes les manœuvres que je connaissais pour entrer, pour forcer leur système, et enfin je vis que c’était bon. J’y étais. Dès que j’étais arrivée à trouver un PC j’avais prévenu Arthur, mais j’avais promis de le tenir au courant de l’évolution de notre piratage.
J’attrapai mon téléphone, et envoyai un nouveau texto.

« J’ai ouvert la bouteille de vodka et là je vais te servir un verre pour trinquer ! »

J’espère qu’il comprendra l’allusion. Je veux pas qu’on devine quoi que ce soit si on chope mon portable. Maintenant je laissai les choses se faire. Je voyais les dossiers, les fichiers, se copier les uns après les autres vers mon bunker virtuel, sans laisser de traces. Mais les secondes me paraissaient longues, interminables. Chaque minute, quelqu’un pouvait se pointer, me trouver ici, tout faire foirer. Mes ongles vernis pianotaient nerveusement sur le bois du bureau, pendant que je lançais des coups d’œil nerveux à la porte et au couloir. Et d’un coup mon cœur s’est arrêté.

Quelqu’un venait. J’eus juste le temps de cacher le transfert des fichiers et d’éteindre l’écran, avant de me parcourir la pièce des yeux. Putain, où est-ce que je pourrais me cacher ? Et c’est là que j’aperçus l’armoire, dans un coin. C’était con, c’était stupide, mais on pouvait pas me trouver là. J’ouvris la porte, et heureusement, un des casiers était vide, et assez grand pour que je puisse m’y glisser, après avoir ôté mes escarpins et les avoir pris avec moi. Juste à ce moment, la porte s’ouvrit, quelqu’un entra. On parlait au téléphone, en russe. Le type continua à parler un moment, et pendant ce temps, je repris le téléphone et envoyai un nouveau message à Arthur.

Retenue dans les bouchons. Un poids-lourd russe bloque la route, peux plus avancer.

Quelques secondes plus tard, j’entendis la porte s’ouvrir une nouvelle fois. Une voix de femme. Quelqu’un qui gloussait. J’ai commencé à entendre des respirations plus accélérées, des bruits de baisers. Et puis… oh non. Le type et la nana étaient en train de s’envoyer en l’air ! Ils baragouinaient je sais quoi, et en même temps que des soupirs, et des gémissements, commençaient à résonner dans la pièce. Je me sentais tellement mal, juste à entendre leurs bruits, pendant que j’étais bloquée dans mon placard.

Les minutes défilaient, longues, horriblement longues, jusqu’au moment où le type finit enfin son affaire, après un dernier couinement de la part de la fille, et je les entendis se rhabiller avant de partir. J’attendis un peu, et je passai timidement la tête en dehors de ma planque. Rien. Je posai mes escarpins sur la moquette, glissai mes pieds à l’intérieur, et trottai rapidement jusqu’au PC. Le transfert était terminé, heureusement. Je récupérai la clef usb trafiquée, la glissai dans mon sac, vérifiai que toutes mes traces avaient été effacées, et repassai par la cuisine pour retrouver le hall. Mon cœur battait comme un dingue tout le long du chemin, mais heureusement personne me remarqua, et je souris enfin quand je me retrouvai de nouveau parmi tout le monde. Je soupirai de soulagement, cherchant Arthur du regard, et lui accordai un grand sourire, mon cœur faisant des bonds dans ma poitrine quand je le vis me sourire à son tour, son sourire à faire fondre un iceberg, et fendre la foule pour venir vers moi.

Je pressai le pas, contente de m’en être enfin sortie, quand je sentis tout à coup une main agripper mon bras, et me tirer en arrière. Je me retrouvai face à un colosse avec une oreillette, et qui commença à me hurler dessus en russe. Je comprenais strictement rien, alors je tournai la tête vers Arthur, le suppliant du regard de m’aider, alors que le type m’entraînait à l’écart.


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MessageSujet: Re: Free At Last - Arthur   Sam 20 Sep - 11:58


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J’accueillis avec soulagement le retour d’Ashley parmi nous. Lorsque je la vis arriver, passer par les grandes portes dorées du salon, je sentis le nœud dans mon estomac se délier et je sus que la mission était à présent accomplie et quasi terminée. Il fallait simplement que l’on sorte d’ici rapidement. Mais bien évidemment, tout ne se passa pas comme prévu.

Alors qu’Ashley se dirigeait vers moi d’un pas majestueux et avec un sourire que je qualifiais de satisfait mais que chacun pouvait interpréter d’une quelconque manière, je vis un des chiens de garde de l’ambassade se diriger vers elle et je fronçai les sourcils alors qu’il empoigna le bras de la jeune femme. Mon sang ne fit qu’un tour, bien sûr et je lâchai mon verre sèchement sur le plateau d’un serveur. Non mais pour qui il se prenait celui-là ? C’était ma pseudo-fiancée qu’il était en train de martyriser et d’emmener dans des endroits bien cachés de l’ambassade. Se pourrait-il qu’elle se soit fait repérer ? J’osais espérer que non, sinon nous serions bien dans la merde. Je n’avais pas prévu de plan pour ce cas-là, parce que pour moi, c’était évident qu’elle ne se ferait pas remarquer du tout. Mon cerveau fonctionnait à trois mille à l’heure, et il fallait que je fasse quelque chose sinon j’allais mettre Ashley en danger.

« Vous croyez aller où comme ça ? »

J’étais arrivé près du Russe, et je lui parlais dans un anglais très calme, posé, et sans colère. Je ne faisais que demander ce qu’il se passait. C’était peut-être mieux que je fasse semblant de rien, plutôt que de m’énerver et faire foirer toute notre couverture. Je pris au contraire un air inquiet mais pas trop, comme si j’étais confiant que, grâce à mon statut, je pourrais empêcher cet homme d’emmener Ashley loin de moi. Elle me regardait encore de son petit regard suppliant, et l’homme n’en avait rien à faire de moi, bien sûr. Il continuait de la tirer en beuglant, et ça commençait légèrement à me gonfler, en plus de me préoccuper énormément. Je posai donc une main sur le bras du type et tirai dessus pour libérer Ashley.

« J’ai dit : vous croyez aller où comme ça ??! »

J’étais furieux cette fois, et je pensais avoir bien réussi mon timing. C’était parfait, mes talents d’acteur avaient encore payé. Plus sérieusement, ce n’était pas tant jouer un rôle que de délivrer Ashley de cette brute. Je le faisais parce qu’il le fallait, et parce que je refusais qu’il lui fasse du mal. C’était moi qui l’avais embarquée dans tout cela, et si quelqu’un devait payer, c’était moi ! Pas elle !

Dès que le colosse relâcha sa prise sur elle, elle put se débattre deux secondes et venir ensuite près de moi et je passai automatiquement un bras autour de sa taille pour la garder avec moi. Il était hors de question que je les laisse me la prendre. Je voulais juste savoir ce qu’ils avaient pu voir sur elle, s’ils l’avaient vue faire quelque chose de grave, si c’était juste une broutille. Mais je n’aimais pas les Russes. Ils ne faisaient jamais les choses à moitié et de fait, ça prenait toujours des allures de catastrophe.

« Qu’est-ce que vous voulez ? Vous ne voyez pas que vous lui avez fait mal, en plus ? »

D’un geste, je vérifiai qu’Ashley allait bien. Elle tremblait dans mes bras, elle aussi avait été surprise par tout cela visiblement, et je m’en voulais énormément. Je n’avais pas envie qu’elle garde un souvenir traumatisant de tout cela, au contraire. J’avais besoin d’elle… mais la prochaine fois, il était clair que je ne l’emmènerais pas sur le terrain. C’était trop de stress, pour elle comme pour moi. Par la suite, le type baragouina un truc en russe dans son oreillette et je sus qu’on allait avoir le droit de rencontrer des responsables… il fallait qu’on sorte d’ici, bordel. Du moins qu’Ashley sorte d’ici avec les infos. Moi je pouvais rester, ils n’allaient rien me faire. A la limite, je paierais un pot de vin pour les faire taire, pour acheter leur silence. Mais Ashley n’avait rien à voir dans tout cela, il ne fallait pas qu’elle assiste à la suite…

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MessageSujet: Re: Free At Last - Arthur   Sam 20 Sep - 17:17


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Arthur & Ashley . ⊹ J’avais presque envie de courir vers Arthur, pour me mettre en sécurité auprès de lui, mais ça aurait été trop voyant. Ca aurait trop attiré l’attention. Alors je marchai vite, tout simplement, me concentrait pour pas tomber, ou me rendre ridicule, les jambes encore un peu tremblantes de ma mission qui, dans l’ensemble, c’était plutôt bien passée. Personne m’avait vue, j’avais réussi à envoyer les infos où je voulais, sans être interrompue, enfin, à part par les deux qui s’étaient envoyés en l’air dans le bureau. La vache, ça me donnait presque envie de me laver les oreilles au savon… Arthur s’avançait vers moi, lui aussi avec un grand sourire, et j’étais sûre que depuis l’extérieur, on devait vraiment donner l’impression de deux amoureux pour qui être séparés de quelques minutes était déjà un truc horrible. Enfin, ça tenait plus de la demi-heure, vu que j’avais été retenue sans l’avoir prévu, par les deux lapins.

J’allais tendre la main vers lui, pour le retrouver plus vite, qu’on m’agrippa par le bras, et, prise dans mon élan, j’étais à deux doigts de tomber, perchée sur mes talons hauts. Les hurlements commencèrent, faisant se retourner plusieurs invités autour de moi, avant que le type se mette à m’entraîner hors de la salle de réception, se dirigeant vers la partie privée. Je regardai Arthur, le suppliant de m’aider sans oser ouvrir la bouche. Heureusement, Arthur se montra à la hauteur de son rôle de petit ami parfait, et je vis de la crainte, comme de la fureur dans ses yeux. Il reposa sèchement son verre sur un plateau, et s’avança, l’air sérieux et flippant, en chef d’entreprise qui avait l’habitude de commander. Et qu’on lui obéisse. Il demanda une première fois au type qui me tenait où il comptait m’emmener, mais cette brute ne s’arrêta même pas. Alors il recommença, avec un ton sec mais toujours calme, posant sa main sur le bras du gorille. Celui-ci se retourna, surpris, et me relâcha. Par réflexe, je reculai d’un pas et je sentis le bras d’Arthur venir entourer ma taille et me ramener contre lui. Je posai ma tête contre son épaule, jetant des coups d’œil apeurés au type planté à côté de nous, qui s’était mis à parler à quelqu’un dans son oreillette.

Pendant ce temps, il baissa les yeux vers moi, et je hochai doucement la tête pour lui montrer que tout allait bien, même si je voyais déjà la marque rouge de sa main immense sur ma peau blanche. Je tremblais comme une feuille, mais ça allait de mieux en mieux, surtout maintenant que j’étais près d’Arthur et qu’il prenait ma défense. Il m’avait promis qu’il me laisserait pas tomber. Une seconde plus tard, un autre type vint nous rejoindre, Il commença à parler dans un anglais un peu pourri, avec un accent à couper au couteau.

Vous venir. Poser questions.

Il nous fit signe de le suivre et Arthur se mit à le suivre, me gardant toujours contre lui. J’étais terrorisée, mais au moins, j’étais pas seule. Il ouvrit une porte quelques mètres plus loin et nous fit entrer. Une pièce assez dépouillée, un table, deux chaises, une étagère pleine de dossiers. Les murs gris. Pas de fenêtres et un éclairage au néon. Il pointa son doigt vers moi.

- Vous partir longtemps conférence.
- Je…c’est que… je suis allée aux toilettes pour me…remaquiller…
- Pas besoin remaquiller.
- Mais si je…


Il attrapa ma petite pochette et l’ouvrit, avant de la vider sur la table. Mon portable, mes clefs, un poudrier et le rouge à lèvres tombèrent sur le bois. Il examina rapidement tout ça, mais il était pas convaincu.

- Fouiller.

Il s’approcha de moi, et s’accroupit face à moi, attrapant mes escarpins après me les avoir fait enlever, les examina rapidement, avant de poser ses mains sur mes chevilles, et les faire remonter le long de mes jambes. Je sursautai quand il commença à les remonter sous ma jupe.

- Eh !

Il les posa ensuite sur mes hanches, avec un sourire mauvais, avant de les remonter le long de mes côtes, et les poser sur mes seins. Je me sentais humiliée, sale, et il me donnait envie de vomir. Il appuya fort, et je gémis de douleur, avant que le colosse ne glisse sa main dans mon décolleté.

Non ! Je…

Il tira de mon soutien-gorge un petit flacon en verre plein d’une poudre blanche. Un mélange de sucre glace et de lait pour bébé, et j’avais piqué l’idée dans un film. Autant donner une bonne fausse raison de m’être barrée. J’essayai d’avoir l’air honteuse alors qu’il faisait tourner le flacon entre ses gros doigts.

- Ok… j’avais besoin d’une dose… A…Arthur chéri, je suis désolé, je sais que je t’avais promis d’arrêter…. Je sais que tu vas être « très » en colère…

J’appuyai bien sur le ‘’très’’ espérant qu’Arthur commence à entrer dans mon jeu et à m’engueuler. Peut-être qu’une scène de ménage arriverait à le mettre assez mal à l’aise, ou qu’il en ait assez marre de nous pour nous foutre dehors. Je plongeai mon regard dans celui d’Arthur, priant pour qu’il comprenne.


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MessageSujet: Re: Free At Last - Arthur   Dim 21 Sep - 12:41


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Evidemment, notre attente fut tout de même de courte durée. Certes, je ne m’attendais pas à ce que le bonhomme nous relâche aussi facilement, mais je pensais que ça allait nous prendre des heures avant qu’un supérieur n’arrive. Et finalement, il nous fit comprendre que nous devions le suivre, dans un anglais approximatif, et je regardai Ashley avec un regard que je voulais rassurant. C’était à la fois excitant et vraiment flippant de se retrouver dans cette situation. Je savais qu’elle avait peur de ce qu’ils pourraient nous faire, cependant, je savais aussi qu’ils n’oseraient rien nous faire. Nous étions dans une ambassade, russe certes, mais dans une ambassade. Et nous n’étions pas de vulgaires employés de bureau qu’ils auraient l’habitude de torturer. J’étais un homme d’affaires, qui pouvait de fait, faire des affaires avec eux, et Ashley était ma soi-disant fiancée que j’aimais plus que tout au monde. Ils ne feraient rien de mal, donc.

Docilement, nous suivîmes le sens de la marche avec inquiétude et méfiance. Le chemin ne fut pas très long et rapidement, nous nous retrouvâmes dans une pièce qui ressemblait au premier abord à un placard à balais, mais qui s’avéra être en réalité un bureau. On aurait pu mettre quatre bureaux comme celui-ci dans le mien. C’était réellement risible. Mais l’heure n’était pas à la moquerie, même si ça me brûlait les lèvres, et il fallait vraiment que je nous sorte de ce pétrin. L’interrogatoire commença pour Ashley, et elle dut se dépatouiller avec le russe, en essayant de se faire comprendre… et de le comprendre lui, d’ailleurs. Il ne la crut pas quand elle avoua que c’était pour se remaquiller qu’elle était partie aux toilettes et pendant ce temps, je cherchais vainement une façon de nous en sortir. Ce fut alors au tour du sac de subir l’interrogatoire, et le molosse en vida le contenu sur la table du bureau. Bien sûr, il n’y avait rien dedans, aucune preuve, aucun moyen de savoir ce qu’elle avait pu faire en s’absentant aussi longtemps. Je me sentis un peu plus calme, et je me disais qu’elle n’aurait pas de soucis à mentir davantage. Moi non plus, d’ailleurs.

Ce qui me rendit fou de rage, ce fut quand l’abruti qui nous servait de presque-geôlier lui demanda de retirer ses escarpins après avoir prononcé le mot « fouiller ». J’avais déjà subi une fouille russe, ce n’était pas très drôle, et je n’osais imaginer ce qu’il ferait à Ashley. En me rapprochant d’elle, je le regardai faire, et lorsqu’il laissa remonter ses mains trop haut sur le corps de ma partenaire d’un soir, je regrettai amèrement de ne pas peser cinquante kilos de muscles de plus pour pouvoir lui coller un marron. Je regrettai aussi d’avoir amené Ashley. Tout ne se passait pas aussi bien que prévu, et je n’aurais jamais dû la faire venir. Il s’attarda un peu trop longtemps sur sa poitrine et en posant de nouveau ma main sur son bras, encore plus fermement cette fois et avec de la véritable haine dans les yeux, je sifflai encore mes dents :

« Lâche-la, espèce d’attardé, tu lui fais mal, et c’est pas un jouet, c’est ma fiancée que tu touches, connard ! »

Son sourire s’agrandit encore un peu alors qu’il repoussait ma main et faisait gémir Ashley de douleur. J’eus un sursaut de colère en entendant ce son, et je me promis de lui foutre une patate par la suite… ou mieux encore, de déléguer le sale boulot à quelqu’un. Ashley n’en saurait rien, parce que ce serait mon alter ego qui s’en chargerait. Les Russes n’aimaient pas trop Milligan, et même si ça me rendait presque schizophrène de me parler à moi-même comme ça, je me disais qu’il trouverait bien quelqu’un dans ma double entreprise pour dégommer ce fils de pute qui avait osé la toucher !  

Cependant, je n’eus pas le temps d’y réfléchir plus longtemps, parce qu’il tira du décolleté d’Ashley un tube en verre avec une poudre blanche dedans. D’abord surpris, parce que je ne pensais pas qu’elle s’était réellement procuré de la drogue, je compris par la suite qu’elle avait fait exprès ce mélange, et que ce n’était pas du tout de la drogue. Bien. Tant mieux, parce que j’avais pas envie qu’elle ne tombe là-dedans. Cependant, le Russe y crut tout de suite, et Ashley inventa de nouveau un mensonge génial.

« Ok… j’avais besoin d’une dose… A…Arthur chéri, je suis désolé, je sais que je t’avais promis d’arrêter…. Je sais que tu vas être « très » en colère…
-Tu te fous de ma gueule ?? Ashley, bon sang, on en a déjà parlé… ça ne t’attire que des ennuis, cette merde ! Tu veux quoi, que je coupe tout l’approvisionnement sur ton compte en banque c’est ça ? »

Je n’avais plus que suivre la manœuvre et entrer dans son jeu. C’était la dispute fictive de la dernière chance, et nous devions paraître les plus vrais possibles. Ce ne serait pas trop compliqué, parce que l’adrénaline qui coulait dans nos veines allait bien nous aider, tous les deux. Quand je vis des larmes briller dans le regard d’Ashley, je sus qu’elle était vraiment douée pour ça. Avait-elle pris des cours de théâtre dans sa vie ? Peut-être pas, mais en tout cas, si un jour elle envisageait une reconversion, je lui paierais les cours sans problème !

« Putain, j’y crois pas, tu t’es barrée pendant la conférence pour te droguer ? C’est pas possible ! Je sais même pas pourquoi je t’ai amenée ici, regarde dans quel pétrin tu t’es fourrée ! Je comprends mieux pourquoi je ne t’emmène jamais nulle part ! Tu ne sais pas te tenir !! »

J’étais dur, mais Ashley savait que c’était pour de faux. Néanmoins, elle pleurait avec brio, maintenant et je trouvais ça autant merveilleux que réellement triste. Je m’excuserais plus tard pour mes mots plutôt durs, même s’ils ne lui étaient pas destinés, parce que même si c’était indispensable, ça me tuait de l’avoir fait pleurer. Décidant que toute cette mascarade devait se terminer, je me tournai vers le Russe, qui ne semblait même plus où se mettre.

« Vous allez dire à vos supérieurs que ce n’était rien. Juste une petite conne qui ne sait pas où sont ses limites ! Et vous transmettrez mes excuses pour le dérangement ! »

Je n’étais pas certain qu’il ait compris un traitre mot de ce que je venais de dire, mais néanmoins, je savais qu’il avait pigé le gros du truc. Je pris ensuite Ashley par le bras, elle remit ses escarpins à quatre cent livres et je l’emmenai vers la sortie, tout en prenant bien soin de remettre le contenu de son sac dans le dit sac. Dès que le molosse fut hors de vue, je me penchai à son oreille et lui murmurai quelques excuses.

« Continue ton rôle, Ashley, tu es merveilleuse. Désolé de t’avoir crié dessus… »

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MessageSujet: Re: Free At Last - Arthur   Lun 22 Sep - 12:09


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Arthur & Ashley . ⊹ J’étais terrorisée. Mais vraiment. Autant ça avait été grisant de tromper les cuisiniers, d’arriver à trouver une salle équipée d’un PC, de me planquer dans l’armoire, surtout quand j’avais compris la vraie raison pour laquelle les deux étaient venus dans cette pièce. J’aurais PU me faire choper, mais non, alors oui j’avais eu le rush d’adrénaline, mais je m’étais pas sentie menacée. Pas jusqu’à ce moment, où le gorille m’attrapa par le bras. Là j’ai eu peur. Mais une peur comme j’en avais jamais connue. Celle qui tord les tripes, qui coupe le souffle. Qui fait tambouriner le cœur à ses oreilles. Je tenais à peine sur mes jambes, et heureusement que l’autre me tenait avec force, parce que je crois qu’à ce moment-là je me serais emmêlée les pieds dans mes escarpins et que je me serais étalée sur le marbre. Il m’emmenait, et y’avait aucune solution.

Sauf que, comme dans les films, Arthur avait pris ma défense à la seconde où l’autre avait posé les mains sur moi. Et il était convainquant au point que je croyais vraiment qu’il était inquiet pour moi. Il me garda contre lui jusqu’au moment d’arriver dans ce qui allait servir de salle de torture, mais rien que de savoir que j’étais pas seule, et qu’il tenait sa promesse, m’empêchait de paniquer totalement. Lui, était toujours imperturbable. Le gentleman dans toute sa splendeur. On était à quatre dans ce placard lugubre, quand le type vida mon sac, mais ne trouva rien de compromettant. Sauf qu’il me dit qu’il allait me fouiller. Une torture. Ce sale type contre moi, ses mains sur mon corps, son souffle dans mon cou. Je me sentais sale, vraiment sale. A peine j’avais protesté contre le fait que ses mains allaient à des endroits vraiment privés que j’entendis la voix d’Arthur derrière moi. Et, même si j’étais totalement flippée, mon cœur fit un bond en l’entendant m’appeler sa fiancée. Et sa colère était tellement réelle. Moi j’y croyais totalement, et je dus me forcer à me répéter que c’était qu’un rôle.
A part que le gorille finit ce qu’il avait commencé, et trouva ce que j’avais planqué dans mon soutien-gorge. Merci aux films d’action et policiers que je regardais avec mon père, quand ni lui ni moi n’arrivions à dormir. Comme prévu, le type sortit le flacon avec un sourire de triomphe. Je lui avais donné ce qu’il cherchait. En espérant que du coup, il oublierait le fait que je sois soupçonnée pour le hack. D’une voix mal assurée, je balançai le mensonge que j’avais préparé, en envoyant des signaux lourds comme le plomb à Arthur, pour qu’il me suive. Mieux valait passer pour une junkie que pour une hackeuse, surtout dans une ambassade russe.

Ma seule crainte, c’était que le type teste ma poudre, et se rende compte qu’il y avait pas un grain de cocaïne là-dedans. Enfin, au pire il pourrait croire que j’étais tellement conne que je m’étais fait refiler de la poudre de perlimpinpin. Sans même y réfléchir, je baissai les yeux quand Arthur commença à me hurler dessus. J’ai même été surprise de l’entendre jurer comme un charretier, encore une fois. Il s’approcha de moi, continuant à crier, et je me tassai sur moi-même, levant un peu les mains comme pour me protéger. Sans même m’en rendre compte, je m’étais mise à chialer. Peut-être l’adrénaline qui retombait, ou le trop plein de stress. Une larme, puis deux, avaient roulé sur mes joues, avant qu’il attrape mon bras. Aboyant un dernier ordre au russe, sur le ton de celui qui savait se faire obéir, il décréta qu’on en resterait là, et qu’il me faisait dégager au plus vite. Je fis semblant de gémir de douleur quand il me traîna à sa suite, et il me fourra mon sac dans les mains avant qu’on s’éloigne. Il marchait vite, me forçant à suivre son allure, et son air vraiment en pétard sur le visage. Au bout de quelques mètres, quand on se retrouva dans un coin un peu plus tranquille, il se pencha vers moi et me murmura le genre de trucs qui ferait fondre un iceberg. J’étais merveilleuse. Et il s’excusait.

Intérieurement, j’étais aux anges, mais on était pas encore sortis de là. J’essayai de donner l’impression d’avoir du mal à suivre son rythme, et enfin on arriva à la porte de l’ambassade, que deux serviteurs en livrée ouvrirent devant nous. Il garda encore mon bras tout au long des escaliers qui nous emmenaient sur le perron. Son chauffeur se gara, nous ouvrit la porte, et il fit mine de me pousser à l’intérieur. Mais sitôt la porte fermée, il m’attira contre lui. J’étais encore trop secouée et mes larmes s’étaient pas arrêtées de couler. Je restai contre lui quelques secondes, mes doigts agrippés à sa chemise hors de prix, avant de bredouiller.

Je… je suis désolée. Je t’ai pas prévenu mais c’était…c’était au cas où ça marcherait pas. J’ai eu l’idée avant de partir et… j’aurais dû t’en parler…


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MessageSujet: Re: Free At Last - Arthur   Lun 22 Sep - 22:48


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Sans douceur, mais c’était pour le bien de notre couverture, je traînais Ashley jusqu’à l’entrée de l’ambassade, sans attirer l’attention sur nous non plus. Mais il fallait que je sois convaincant, et parfois, je laissais mon ton se hausser un peu pour que les Russes sur notre chemin comprenne bien ce qu’il se passait. Je m’en voulais tellement de lui faire ça, mais c’était le seul moyen, et je me fouetterais cinquante fois avant de me coucher si jamais elle m’en voulait plus qu’à la normale. Si elle était traumatisée, ce serait cinq cent fois plutôt. Jamais je n’aurais dû l’entraîner là-dedans. J’étais un idiot fini, ça avait été dangereux et nous avions de la chance de nous en être sortis aussi brillamment. Grâce à Ashley. Elle avait pensé à cela. Comment elle avait pu penser à ça ? C’était génial ! Incroyablement terrifiant aussi, mais brillant !

En arrivant dehors, il fallut attendre la voiture, et je la tenais toujours par le bras, comme si j’avais peur qu’elle s’échappe. J’essayais de ne pas trop la serrer, pour ne pas lui faire mal, mais avec toute l’adrénaline et même la peur qui coulait dans mes veines, je ne me rendais sûrement même pas compte que je lui emprisonnai trop durement le poignet. Elle aurait très certainement une marque et je m’en voulus immédiatement, rien qu’à cette pensée. Ce fut le moment où notre chauffeur arriva et se gara devant nous, et dans un dernier aperçu de mon rôle, je poussai violemment Ashley dans la voiture, avant d’entrer à mon tour. Dès que la portière fut fermée, et que nous fûmes à l’abri des vitres teintées, je me retournai vers Ashley en soufflant, alors que je remarquai brusquement qu’elle pleurait encore et qu’elle tremblait de tous ses membres. Elle se rapprocha de moi, s’agrippa à moi et je passai un bras dans son dos pour qu’elle se calme.

« Je… je suis désolée. Je t’ai pas prévenu mais c’était…c’était au cas où ça marcherait pas. J’ai eu l’idée avant de partir et… j’aurais dû t’en parler… »

Je ne voulais pas en entendre davantage. Je ne voyais même pas pourquoi elle se justifiait ! Si elle n’avait pas eu cette idée géniale, nous serions encore là-dedans et on aurait passé un sale quart d’heure. Elle n’avait pas besoin de se justifier de cette façon… bien au contraire ! Je ne sus ce qui me prit à ce moment là. Oh bien sûr, c’était encore l’effet de l’adrénaline, mais il fallait que je fasse taire Ashley, parce que je ne voulais pas entendre d’excuses… et je l’embrassai.

Au moins, l’habitacle était silencieux, pendant que mes lèvres étaient sur les siennes, alors que nous n’avions même plus besoin de jouer notre rôle. Mais c’était la seule idée que j’avais eu, vraiment. Et il fallait dire que c’était tout ce dont j’avais envie, là, à l’instant présent, parce qu’elle nous avait sauvé la mise à tous les deux, en réussissant sa mission en plus. Et je voulais tellement me faire pardonner de lui avoir hurlé dessus, même si c’était pour de faux. Je ne voulais plus la voir pleurer et j’avais tellement envie de l’embrasser depuis que je l’avais vue dans cette robe quand elle était rentrée dans mon bureau ! C’était l’occasion parfaite, mais je n’avais pas à en profiter. Pourtant, la sensation de ses lèvres si douces sous les miennes me rendait fou, et j’aurais pu continuer pendant des heures. Je n’avais eu qu’un avant-goût dans l’ambassade, là, c’était beaucoup plus approfondi, beaucoup plus véritable, beaucoup mieux, en réalité. Sans m’arrêter de l’embrasser, je levai ma main droite jusqu’à son visage et caressai doucement sa joue avant de laisser mes doigts jouer avec ses cheveux à demi détachés. Je m’entendis gémir sous ses lèvres et je dus me faire violence pour me séparer d’elle alors que ses yeux s’arrondissaient sous l’action. Moi non plus, je n’y croyais pas, mais apparemment, je venais bel et bien de l’embrasser. Un vrai baiser. Pas du faux comme nous avions fait avant… un vrai !

« Oh.. erm… désolé pour ça. J’aurais pas dû… »

Machinalement, je lui fis un petit sourire et sentis enfin l’adrénaline me quitter petit à petit. C’était incroyable ce qu’elle avait réussi à faire, ce que nous avions partagé. Je n’arrivais pas à y croire… et pourtant, c’était bel et bien vrai. On avait hacké une ambassade russe. Enfin.. ELLE avait hacké l’ambassade, ELLE avait feint d’être une junkie, et ELLE nous avait sorti de là… Je lui devais ma vie, ce soir-là…
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MessageSujet: Re: Free At Last - Arthur   Mer 24 Sep - 12:41


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Arthur & Ashley . ⊹ C’était seulement à ce moment que je commençais à réaliser à quel point tout ce qui venait de se passer aurait pu nous coûter cher. Mais vraiment très cher. Mon idée nous avait sauvés, et on était en train de sortir de l’ambassade, fichés comme « le millionnaire anglais qui fait du whisky » et « sa fiancée junkie ». Mais c’est vrai qu’on aurait pu s’en tirer plus mal que ça. Comme au goulag par exemple. Ou on aurait pu disparaître d’un coup. Enfin moi, vu qu’Arthur était trop important et que sa disparition aurait sûrement suscité des interrogations, des questions. Arthur, faussement humilié, faussement énervé, me tenait le bras et me sortait sans plus de façons de ce foutu bâtiment où on avait passé une soirée qu’on n’oubliera pas. Une première dans ma petite carrière de hackeuse. Pirater le réseau informatique d’une ambassade… Sur le coup, je me demandais même combien de lois russes j’avais fait voler en morceaux en faisant ça.

Les secondes me paraissaient interminables jusqu’à l’arrivée de la limousine, et je levai de temps en temps mon regard vraiment terrifié vers lui, avant de lancer des petits « Mais Arthur… » ou « Mais… tu me fais mal… » sauf qu’il restait droit, imperturbable, et me jetait même pas un regard. Il était tellement bien dans son rôle que je pensais vraiment qu’il s’en foutait. La porte s’ouvrit, Une fois seule avec lui, je vis son masque dur et froid s’effacer pour me regarder avec tendresse. Vraiment désolé de me voir comme ça. Je me blottis contre lui et je le sentis me serrer doucement. Je m’excusai, espérant qu’il ait pas mal pris le fait que j’aie joué en solo sur ce coup-là, avec cette histoire de fausse cocaïne planquée dans mon soutien gorge, mais quand je levai les yeux vers lui, il se pencha vers moi et m’embrassa.

D’un coup mon cœur s’arrêta. Wow. Je l’avais pas vu venir, je m’attendais vraiment pas à ce baiser. Mon premier baiser en plus. Ses lèvres se posèrent doucement sur le miennes, d’abord, alors que mon cœur se mit à battre comme un fou. Mon premier baiser, donné par un des millionnaires les plus en vue de Londres, séduisant, charmant, attentionné, à l’arrière d’une limousine, après une soirée passée à l’ambassade russe. Et moi j’étais habillée comme une princesse, diamants en prime. C’était un million de fois mieux que rouler une galoche avec le beau gosse du lycée à l’arrière du gymnase entre deux cours. Non, là, c’était tout juste parfait. Ses lèvres étaient douces, et je tentai de suivre timidement son baiser, de tout faire pour ne pas passer pour la cruche de service. Mes mains s’agrippaient toujours au tissu de sa chemise, pendant qu’il me gardait contre lui. Lentement, doucement, sa langue glissa dans ma bouche et je l’accompagnai. A ce moment-là, je me sentais la fille la plus chanceuse, et la plus heureuse du monde, et j’étais à deux doigts de couiner, ou me remettre à pleurer quand il glissa sa main sur ma joue pour la caresser doucement, sans quitter mes lèvres. Un vrai baiser d’homme, pas d’ado boutonneux. Un baiser passionné. Je me sentais belle, et fragile, entre ses bras. C’était divin. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et il recula lentement son visage du mien.

Sur le coup, J’étais perdue. Je ne savais vraiment pas comment réagir, parce que ce qui venait de se passer, c’était pas rien. Il me sourit timidement, avant de bredouiller qu’il était désolé et qu’il n’aurait pas dû. Je baissai les yeux, passant de l’excitation d’une ado attardée à la douche froide. Il n’aurait pas dû. Mais si ! Mais il a eu raison ! Il m’avait donné mon premier baiser, et c’était génial ! Et là il me faisait comprendre que c’était qu’une bêtise. Quelque chose qu’on faisait sans faire attention.

C’est…C’est pas grave…

Je passai ma langue sur mes lèvres et me reculai, me détachant de lui pour m’asseoir près de la fenêtre, et fixer l’extérieur. Le monde n’avait pas changé, il était toujours là, autour de nous, même après ce qui venait de se passer. Il avait raison, c’était rien d’important. Enfin, pour lui… Mes mains se posèrent sur mes genoux et je commençai à jouer avec le tissu de ma robe, le regard vide.


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MessageSujet: Re: Free At Last - Arthur   Sam 27 Sep - 17:04


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Entre mes mains, Ashley semblait plus perdue que jamais et j’eus honte de moi. Ce n’était pas ainsi que je devais me comporter. J’étais son patron, en quelques sortes. Son ami, et son patron, et elle n’était pas du tout ma fiancée, elle était simplement une fille que je ne connaissais même pas vraiment et à qui j’avais proposé une mission. Je n’avais pas à l’embrasser de cette manière. Nous n’avions rien à faire ensemble, et surtout, j’étais un homme trop dangereux pour elle. Il fallait voir de quel pétrin on sortait, bon sang. Ce n’était pas rien, et je semblais l’avoir oublié en quelques sortes. Mais bon… quand je l’avais vue, toute tremblante, à pleurer toutes les larmes de son petit corps tout frêle, mon sang n’avait fait qu’un tour, et j’avais quasiment été obligé de l’embrasser. Je ne le regrettais qu’à moitié, parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas embrassé une femme. Non pas que je ne pensais qu’à cela, mais j’étais un homme, j’avais des besoins et être en compagnie d’une jolie jeune femme en faisait partie, en quelques sortes. Mais il ne fallait pas qu’Ashley entende quelque chose d’autre, de plus poussé, là-dedans. En clair, mieux valait pour elle qu’elle ne tombe pas amoureuse de moi, parce qu’elle en souffrirait, et moi également par la suite.

D’une petite voix, elle me répondit que ce n’était pas grave, puis elle se détourna de moi, désormais parfaitement calme. J’avais au moins réussi à faire en sorte qu’elle ne panique plus. Nous étions sortis de là, j’allais la raccompagner chez elle et tout irait bien dans le meilleur des mondes. Elle serait qualifiée de junkie, mais de toutes façons, personne ne la reconnaîtrait. Tout le monde se fichait des soirées mondaines de ce genre. Je n’étais pas une star, du moins, pas une très célèbre, et à part dans le monde du whisky, personne ne me connaissait. On déroulait le tapis rouge devant moi, mais je n’étais pas non plus hyper connu. Heureusement d’ailleurs, parce qu’on aurait tôt fait de s’intéresser de trop près à moi et on pourrait trouver mon trafic. En posant mes yeux sur Ashley, j’eus toutefois l’impression qu’elle ne savait plus quoi penser de moi, et j’avais peur qu’elle ne fasse des illusions. Je n’étais pas un connard, vraiment pas. Il ne fallait pas qu’elle croit ça, et si je l’avais embrassée, c’était parce que j’en avais envie, au plus profond de moi. C’était presque un réflexe. Un mauvais réflexe…

Le voyage du retour jusqu’à chez elle se fit dans un silence presque religieux, et je pris tout de même la peine de venir avec elle jusqu’à sa porte, ce qui n’était pas grand-chose, comparé à tout ce qu’elle avait fait pour moi, ce soir-là. Avec un sourire un peu perturbé, je l’embrassai sur la joue, sans aucun sous-entendus, et je la laissai à ses occupations, à son appart, à son lit et à ses ordinateurs. Elle ne manqua pas de me remettre la clé USB et je pus repartir…

*** Retour dans le présent ***

Mes souvenirs de cette soirée s’arrêtaient là. Par la suite, j’étais rentré chez moi, j’avais bu un ou deux verres de plus et j’avais jeté un simple coup d’œil aux informations qu’Ashley avait pu pêcher. Ca ne m’avait pas appris grand-chose sur le moment, mais néanmoins, j’avais pu savoir des choses grâce à cela. Grâce à la jeune femme, assise en face de moi. J’eus un sourire nostalgique en pensant à cette époque, à ce moment, et je me rendis compte que ça faisait bien trop longtemps que je ne l’avais pas vue, et le souvenir de ce baiser ramena en moi des sensations que j’aurais préféré oublier. A son égard en tout cas. Enfin, ce n’était pas de ma faute si nous avions partagé des choses fortes elle et moi, et que sur le coup, j’avais eu besoin de ça. Un peu comme pour marquer l’apothéose de la soirée. Elle n’avait pas l’air plus traumatisée que cela par cette soirée, et ça me convenait. J’étais content qu’elle repense à tout cela avec un sourire… C’était bon de pouvoir y repenser et ne pas en souffrir. Ca aurait pu mal tourner, mine de rien !

« C’était le bon temps, non ? »
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MessageSujet: Re: Free At Last - Arthur   Dim 12 Oct - 12:04


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Arthur & Ashley . ⊹ Si on m’avait dit que la soirée allait se dérouler de la façon dont elle s’était déroulée, je crois vraiment que j’y aurais pas cru. Nous faire choper, Arthur prendre ma défense en chevalier vengeur, le coup de la fausse drogue, les diamants, et enfin ce baiser magique… Mieux qu’à la télé, que dans les films. Pour une des premières fois de ma vie, je me sentais vivante, importante. C’était complètement con, mais ce rush d’adrénaline me faisait flotter dans un état second.

Sauf que ce moment magique s’arrêta trop vite, Arthur s’excusant de s’être laissé emporter. J’avais simplement envie de lui répondre qu’il pouvait s’emporter encore, et autant de fois qu’il le voudrait, mais je ne voulais pas passer pour la groupie hystérique. Loin de là. Je m’étais juste fait de beaux films, qui ne se réaliseraient jamais. Mon cœur se calmait petit à petit, et je passai le reste du trajet en silence, tout comme Arthur. Je sursautai quand son chauffeur s’arrêta en bas de chez moi. Le retour à la réalité. Le retour à Ashley, petite étudiante anonyme, à Babyshambles, à mon petit appartement. Je me levai, attrapai mon écharpe et mon sac, avant qu’Arthur ne me parle encore. Il me remercia d’une voix douce, avant de déposer chastement un baiser sur ma joue. En moins de dix minutes il était passé du fiancé au grand frère, et c’était un yoyo pas facile à gérer.

De rien… Tu sais où me trouver si jamais tu as encore besoin de moi. C’était… chouette de travailler ensemble. Merci.

J’étais sur le point de sortir de la limousine quand je me rappelai de la clef et lui tendis le tube de rouge à lèvres.

Tiens, c’est grâce à ça que je suis arrivée à accéder à leurs fichiers. Mais les documents ne sont pas dessus. Demain ils seront sur ton PC personnel, et personne ne pourra retrouver comment ils sont arrivés là. Je… bonne nuit…

Un peu à regrets, la porte se ferma et la limousine attendit jusqu’à ce que la porte d’entrée de l’immeuble se soit refermée sur moi, pour démarrer et disparaître. Dans le hall, j’ôtai mes escarpins et grimpai lentement les marches jusqu’à chez moi. Tout me semblait différent après ce que je venais de vivre, c’était comme si des siècles s’étaient passés. Je laissai les chaussures dans l’entrée, laissai ma robe glisser sur le parquet avant d’aller prendre une douche. Sauf qu’au moment de détacher mon chignon, je me rappelai que j’avais toujours la rivière de diamants d’Arthur autour du cou. Merde. J’irai lui rendre dès que possible. Mes doigts se glissèrent dans ma nuque et je sentis le métal devenu tiède sous mes doigts, et les pierres si parfaites scintiller dans mes mains. Une merveille. Je la rangeai dans une figurine Loki qui avait un double fond, filai sous la douche et, encore enroulée dans une serviette de bains, balançai tout ce que j’avais récupéré sur l’ordi perso d’Arthur, avant d’aller m’écrouler dans mon lit, la tête plein d’étoiles.

Deux jours plus tard, je me faisais agresser, et c’était un nouveau chapitre de ma vie qui s’était ouvert.

*Retour au présent *

Sans même ouvrir la bouche, lui et moi on sait très bien de quoi on parle. Cette soirée de dingue, que j’avais l’impression d’avoir passée des siècles plus tôt, alors qu’en fait, à peine deux mois s’étaient écoulés. Deux mois vraiment chargés pour moi. J’hésite une seconde, mais je pense qu’il a le droit de savoir. J’inspire profondément, et dépose devant lui un petit sachet en tissu qui contient sa rivière de diamants, que j’avais gardée dans une poche de mon blouson, à l’abri. Enfin, pendant tout le trajet j’avais laissé personne s’approcher de trop près, et j’avais vérifié que tout était encore là au moins une centaine de fois. Je lève les yeux vers lui et je commence à m’expliquer, d’une petite voix.

Je suis désolée si… j’ai pas donné de nouvelles. On va dire que… En fait je… Deux jours après l’ambassade je… je me suis faite agresser. Dans la rue près de chez moi. Un type a tenté de me… de me… faire du mal et je me suis débattue. Il… a pas aimé et il m’a plantée. J’ai… j’ai cru que… Enfin, selon les médecins, je suis morte pendant deux minutes. Mais en sortant de l’hosto je… j’ai commencé à paniquer. Je pouvais plus sortir de mon immeuble. C’était juste… juste horrible. Pour le collier, tu comprends que j’aie pas pu te le rendre plus tôt. Et je me voyais mal l’envoyer par la poste. Je… voilà….

Je sais pas trop quoi dire, pas vraiment à l’aise de reparler de cette soirée horrible, et des semaines d’enfer qui ont suivi. Je lève la tête vers lui et lui souris un peu nerveuse.




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MessageSujet: Re: Free At Last - Arthur   Mer 15 Oct - 19:02


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En me plongeant dans son regard, j’étais sûr de pouvoir y lire tout ce qu’elle ressentait, et tout ce à quoi elle repensait. Je savais également que sans forcément le dire tout haut, nous étions sur la même longueur d’ondes. Quoi d’autre, de toutes façons, puisque c’était sur cette aventure que nos rencontres et discussions s’étaient arrêtées. Non pas que je n’avais pas voulu la revoir, mais je n’avais pas réussi soit à trouver le temps, soit à la voir pour de bon. Quand j’étais disponible, elle ne répondait pas, et je n’osais pas aller directement chez elle. Elle devait avoir une bonne raison, et peut-être que les Russes l’avaient embêtée… Si c’était le cas, je n’allais pas remuer le couteau dans la plaie. De ce fait, j’avais attendu qu’elle fasse le premier pas, et c’était fait, désormais. J’aurais pensé qu’elle reviendrait plus tôt. Non pas que je voulais la voir tous les jours, bien au contraire, elle avait sa vie et j’avais la mienne, mais je pensais qu’elle m’appréciait, et peut-être qu’on aurait pu travailler ensemble plus souvent. Néanmoins, je ne lui en voulais pas. Comment aurais-je pu ? Si tel avait été le cas, j’aurais été un vrai sans-cœur… Je l’avais mise en danger durant cette mission, ça aurait pu mal tourner, et je le savais parfaitement bien. Je l’avais prévenue, mais c’était à moi de veiller sur elle. Heureusement, j’avais pu me débrouiller pour qu’on s’en sorte. Elle avait été brillante, et c’était une réelle chance !

Sans que je m’attende à quoi que ce soit, elle se rapprocha du bureau, un peu tremblotante, et je la vis sortir quelque chose de sa poche de veste. Quelque chose que j’avais complètement oublié, alors que c’était vraiment très important pour moi. La rivière de diamants. En la revoyant, je faillis me frapper le front du poing. Je l’avais oubliée, en effet. Je l’avais laissée à Ashley, et j’étais vraiment content qu’elle l’ait gardée, et qu’elle en ait pris soin, alors que je n’avais pas été capable de le faire. Ma mère m’aurait tellement tiré les oreilles pour ça… j’avais de la chance qu’elle ne soit plus là, dans des moments pareils !

« Je suis désolée si… j’ai pas donné de nouvelles. On va dire que… En fait je… Deux jours après l’ambassade je… je me suis faite agresser. Dans la rue près de chez moi. Un type a tenté de me… de me… faire du mal et je me suis débattue. Il… a pas aimé et il m’a plantée. J’ai… j’ai cru que… Enfin, selon les médecins, je suis morte pendant deux minutes. Mais en sortant de l’hosto je… j’ai commencé à paniquer. Je pouvais plus sortir de mon immeuble. C’était juste… juste horrible. Pour le collier, tu comprends que j’aie pas pu te le rendre plus tôt. Et je me voyais mal l’envoyer par la poste. Je… voilà…. »

J’écarquillai les yeux, complètement surpris et dégoûté par ce qu’elle me racontait ! Pourquoi ne m’avait-elle rien dit plus tôt, j’aurais pu l’aider ?! Je comprenais mieux pourquoi je n’avais pas eu de réponse alors. J’aurais dû aller la voir, j’aurais appris plus tôt et ça aurait été différent. Néanmoins, maintenant, il était trop tard, et j’étais content de voir qu’elle allait mieux, si elle acceptait de sortir de chez elle ! Toutefois complètement éberlué par cette histoire, je ne sus que dire pour lui répondre. Des banalités feraient trop insensible, mais éparpiller ressentis et émotions n’était pas spécialement bien vu dans ces moments là non plus. C’était Ashley bon sang, je devrais savoir comment réagir, mais là… j’étais bloqué.

« Je ne sais même pas quoi te dire, avouai-je, un peu honteux. Ce type, tu le connaissais ? »

Comme si elle pouvait savoir ça… si c’était juste un pauvre type inconnu qui avait jeté son dévolu sur elle, elle ne le connaitrait jamais. J’étais dégoûté pour elle, et surtout inquiet. Elle n’avait pas pu sortir pendant tout ce temps ? Et surtout, ce connard l’avait blessée, à un point mortel, même si elle s’en était sorti ? C’était incroyable. Elle avait eu une chance incommensurable, vraiment !

« T’en fais pas, pour le collier, on s’en fiche ! Tout ce qui compte, c’est que tu sois vivante et que tu ailles bien ! »

Un peu crispé, je lui fis un sourire, et je me demandai soudain si ce n’était pas l’ambassade qui aurait pu demander à un type lambda de faire une chose pareille. Ils auraient découvert le pot aux roses et ils auraient voulu se venger. De moi, ou d’elle directement. Ils savaient qu’ils ne pouvaient pas m’atteindre, mais ils savaient que ça me ferait mal de l’agresser. J’exagérais sûrement, et je devais faire dans la paranoïa, mais l’idée me paraissait réalisable, et il fallait qu’Ashley me confirme ou infirme mes dires, pour être sûr. C’était peut-être juste une simple coïncidence. Dans un sens, je l’espérais, même si ça n’aurait jamais dû arriver. Parce que si c’était de ma faute, je m’en voudrais toute ma vie !

« Tu sais pourquoi ce type t’a attaquée ? »

Je ne voulais pas lui en parler plus que ça pour ne pas qu’elle se sente mal, mais dans un sens, je voulais également en savoir plus, et ça m’angoissait réellement pour elle. J’espérais au moins que le type qui lui avait fait ça était derrière les barreaux..
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MessageSujet: Re: Free At Last - Arthur   Jeu 16 Oct - 17:44


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Arthur & Ashley . ⊹ Je déballe tout, presque sans m’arrêter, comme si je voulais avoir fini avec cette partie-là de nos retrouvailles au plus vite. Qu’on passe à autre chose. Et en même temps, je scrute son visage alors que les mots sortent de ma bouche, mon histoire, mes malheurs. Je le vois pâlir, ses yeux s’agrandissent et il serre les mâchoires. Il a l’air d’être vraiment affecté par ce que je lui ai raconté, et dans un sens, ça me fait plaisir. Après notre fameuse soirée, il avait été appelé par son job, obligé de barouder pendant de longues semaines entre les Etats Unis, la Russie et le Japon, et il ne restait jamais assez longtemps pour que je puisse organiser quelque chose. Surtout quand ce quelque chose pouvait être fait seulement depuis chez moi… Il prend quelques secondes pour digérer la nouvelle, avant de me demander d’une voix douce si je connaissais ce type.

Non… je l’avais jamais vu. Il a juste…surgi derrière moi et il m’avait poussé dans cette ruelle avant même que je comprenne ce qui se passe. Ensuite…

Les mots meurent dans ma gorge et heureusement il embraye sur le collier, changeant un peu de sujet. Je souris un tout petit peu, avant de lui répondre.

Arthur, il vaut une fortune, et surtout, il appartenait à ta mère. J’ai pas à le garder. J’ai vu que t’avais été très occupé ces derniers temps, c’est pour ça que j’ai pas pu te voir…. Enfin, ouais, ça va. Mieux. Un…un ami, qui est devenu mon copain, m’a beaucoup aidée. A surmonter tout ça. A pouvoir sortir de nouveau. T’imagines pas à quel point se promener dans la rue peut être horriblement dur… Alors qu’avant, je l’avais fait des centaines de milliers de fois… Heureusement ça… ça va mieux oui. Je flippe parfois encore un peu mais… je gère. Et c’est déjà beaucoup…

Je lève timidement les yeux vers lui, et je vois qu’il est vraiment mal. Ce que je lui raconte le touche, et je suis émue. J’ai beaucoup aimé le temps passé avec lui, mais comme on n’avait pas pu se revoir par la suite, je savais pas trop comment il me voyait. J’ai ma réponse. Il m’apprécie assez pour s’inquiéter pour moi. Mon sourire disparaît quand il me demande ensuite si je sais pourquoi on s’en était pris à moi. Oh que oui je le sais… je le sais même trop bien. Pourtant, pendant un instant, j’hésite. Est-ce que je dois lui dire la vérité ? Lui raconter que c’était une mission d’élimination et pas une agression banale ? Et au final, je balance tout.

Avant de bosser pour toi j’ai… j’ai un peu fait la conne. Par défi, pour tester mes limites, je suis entrée dans les dossiers de plusieurs boites. Parfois de grosses, grosses boites, avec des squelettes dans les placards. Manque de bol pour moi, je suis tombé sur plusieurs d’entre eux. Alors j’en savais trop. Mais ça, je l’ai appris bien après. Ce type s’appelait Fowler… c’était une petite frappe qu’on avait payé pour m’attaquer et… me faire… disparaître. La police l’a retrouvé, et son procès s’est tenu. Sauf qu’au beau milieu on a annoncé un vice de procédure et il a pu sortir. J’ai cru que j’allais mourir une deuxième fois en apprenant ça… Quelques jours plus tard, on l’a retrouvé mort dans un entrepôt. Une vraie boucherie à ce qu’il paraît. Les flics ont conclu à un règlement de comptes de la mafia, parce qu’il bossait parfois avec eux. Savoir qu’il est plus dehors a été la nouvelle qui a fait que je peux sortir maintenant… Je… voilà, tu sais tout…

Je vide ma tasse de café et je la repose sur la soucoupe, les mains légèrement tremblantes.




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MessageSujet: Re: Free At Last - Arthur   Lun 20 Oct - 21:37


Free at last

Réellement choqué par ce que venait de me raconter Ashley, j’eus du mal à avaler ne serait-ce que ma  salive. Je ne m’attendais pas à ce qu’il se passe quelque chose d’aussi horrible pour elle. Elle était jeune, bien trop jeune pour vivre un truc pareil… même si l’âge ne changeait pas grand-chose au final ! Rapidement, elle m’informa qu’elle n’avait jamais vu l’homme qui l’avait agressée. Ça pouvait être une bonne comme une mauvaise chose, en soi. En effet, peut-être que c’était juste un taré, qui n’allait plus l’embêter parce qu’il ne se souviendrait même pas d’elle… et dans le cas contraire – qui serait une mauvaise nouvelle – ce serait quelqu’un qu’on aurait payé pour faire la sale besogne. Et là, c’était effrayant et elle devait doubler d’attention, si ce n’était pas déjà fait. Elle devait avoir eu tellement peur, et elle était toute seule à ce moment là… je me sentais réellement mal pour elle, parce que si j’avais su ça, j’aurais tout fait pour la protéger. Mais comment pouvais-je savoir à l’avance ce qu’il allait se passer ?

Ses mots se perdirent dans son silence, et elle reporta son attention sur le collier qu’elle venait de me rapporter. Il n’y avait aucune urgence là-dedans, elle pouvait attendre encore si elle le voulait. Mais finalement, si elle était venue ici, c’était qu’elle était prête ! Qu’elle pouvait sortir de nouveau, qu’elle n’avait plus peur, ou alors moins qu’avant. C’était une bonne nouvelle, alors ?

« Arthur, il vaut une fortune, et surtout, il appartenait à ta mère. J’ai pas à le garder. J’ai vu que t’avais été très occupé ces derniers temps, c’est pour ça que j’ai pas pu te voir…. Enfin, ouais, ça va. Mieux. Un…un ami, qui est devenu mon copain, m’a beaucoup aidée. A surmonter tout ça. A pouvoir sortir de nouveau. T’imagines pas à quel point se promener dans la rue peut être horriblement dur… Alors qu’avant, je l’avais fait des centaines de milliers de fois… Heureusement ça… ça va mieux oui. Je flippe parfois encore un peu mais… je gère. Et c’est déjà beaucoup… »

Bien, alors je n’avais pas à tant m’inquiéter, elle était bien entourée. Du moins, je l’imaginais, je ne connaissais pas ce type, qu’elle disait être son copain, et je n’avais pas à savoir qui il était, même si j’étais un peu déboussolé à l’idée qu’elle ait quelqu’un dans sa vie. Je n’étais pas jaloux, pas vraiment, après tout, il ne se passait rien entre Ashley et moi, alors ça aurait été vraiment égoïste de lui faire une remarque. Je devais la laisser tranquille, je ne lui avais apporté que des ennuis la dernière fois, et si elle était heureuse maintenant, c’était parfait ainsi.
Néanmoins, je trouvais ça bien étrange tout de même et je lui demandai de ce pas si elle pouvait savoir qui avait fait une chose pareille. Je vis immédiatement dans ses yeux qu’elle n’en savait rien, mais qu’elle avait peut-être une petite idée derrière la tête. Ça me semblait évident, et en même temps, j’avais du mal à y croire. Qui pourrait vouloir sa mort ?

« Avant de bosser pour toi j’ai… j’ai un peu fait la conne. Par défi, pour tester mes limites, je suis entrée dans les dossiers de plusieurs boites. Parfois de grosses, grosses boites, avec des squelettes dans les placards. Manque de bol pour moi, je suis tombé sur plusieurs d’entre eux. Alors j’en savais trop. Mais ça, je l’ai appris bien après. Ce type s’appelait Fowler… c’était une petite frappe qu’on avait payé pour m’attaquer et… me faire… disparaître. La police l’a retrouvé, et son procès s’est tenu. Sauf qu’au beau milieu on a annoncé un vice de procédure et il a pu sortir. J’ai cru que j’allais mourir une deuxième fois en apprenant ça… Quelques jours plus tard, on l’a retrouvé mort dans un entrepôt. Une vraie boucherie à ce qu’il paraît. Les flics ont conclu à un règlement de comptes de la mafia, parce qu’il bossait parfois avec eux. Savoir qu’il est plus dehors a été la nouvelle qui a fait que je peux sortir maintenant… Je… voilà, tu sais tout... »

Son regard évitait le mien, et je devinai rapidement pourquoi. J’avais serré les poings sans m’en rendre compte. Je ne savais pas exactement pourquoi j’étais si furieux. Etait-ce parce qu’étant plus jeune, elle avait mis sa vie en danger avec ces conneries d’informatique ? Ou bien était-ce parce que son agresseur avait été relâché, puis tué par on-ne-savait-qui ? Certes, il était mort, alors il ne recommencerait pas et c’était parfait comme ça, mais ce type avait dû être envoyé par quelqu’un, non ? Quitte à le tuer, autant le torturer et lui soutirer des informations ! Mais la mafia – et j’en savais quelque chose ! – ne réfléchissait pas quand il s’agissait de ses priorités… si c’était bien la mafia qui avait réglé l’affaire, bien entendu ! Malgré mes doutes, je ne répliquai rien là-dessus à Ashley. Ça avait dû être suffisamment horrible pour elle, et je ne voulais pas lui redonner des sueurs froides.

« C’est bien que cet enfoiré soit mort. Il ne t’embêtera plus au moins… »

J’avais craché à demi ces mots, et j’espérai ne pas avoir été trop sec. Ce n’était pas la peine de faire à Ashley, et ce n’était pas non plus la peine de lui faire croire que j’étais un être sanguinaire, avide de morts cruelles et sanglantes. Je l’étais simplement quand il s’agissait de mes affaires les plus personnelles… et ce n’était pas le cas d’Ashley, si ?

« Le type… Fowler, c’est ça ? Il a fait ça de sa propre initiative ? Il venait de quelle boîte que tu avais hackée ? »

Remarquant immédiatement que je venais de transgresser ce que j’avais auparavant pensé et gardé pour moi, je soupirai et repris la parole sans attendre, pour ne pas la rendre paranoïaque.

« Oublie ce que je viens de dire. Ton copain prend bien soin de toi, au moins ? Tu veux que j’envoie quelques-uns de mes amis dans ton quartier pour que tu te sentes encore plus en sécurité ? »

Je pouvais tout faire pour elle, tout, et envoyer mes meilleurs hommes chez elle n’était vraiment pas quelque chose de difficile pour moi. Bien au contraire. Ca me prendrait à peine quelques heures et ils pourraient veiller, nuit et jour, sur elle et sur son appartement. Encore fallait-il qu’elle accepte, et je savais qu’elle avait son caractère, et qu’elle pourrait dire non, si elle sentait que tout irait bien, désormais. Je n’allais pas la forcer, mais je me sentais obligé de lui demander… au cas où !
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MessageSujet: Re: Free At Last - Arthur   Lun 27 Oct - 10:14


Free At Last


Arthur & Ashley . ⊹
C’est bizarre de me retrouver face à Arthur, et de lui balancer tout ça. On a partagé deux soirées, dont une sacrément mouvementées, et un baiser. Avant que nos chemins se séparent. Pourquoi je suis venue le voir lui et pas mes autres clients ? J’en savais rien. Pourtant on n’avait été qu’employée et patron… même si quelque chose au fond de moi me disait qu’il y avait eu plus que ça. Enfin, si, il y avait au moins une bonne, une très bonne raison à ce que je revienne le voir : sa rivière de diamants. Et intérieurement je m’étais dit qu’il était sacrément riche pour avoir « oublié » qu’un collier valant plus de cent mille livres se baladait dans la nature pendant plus de deux mois.

Pourtant, la réaction d’Arthur me touche. Il n’a pas l’air de faire semblant, et au contraire, vu sa mine, plus le fait qu’il ait pâli, me montre qu’il est pas insensible. Je sais qu’il peut être un excellent comédien, mais là il ne joue pas. Ce qui m’étonne aussi, c’est que je raconte tout. Sans chercher à cacher quoi que ce soit. Je lui parle de Jarod, du fait que mon agression ait été commanditée, que j’ai failli mourir… Je hoche doucement la tête quand il me dit qu’il est content que Fowler soit mort. Tu m’étonnes. Et moi j’en suis encore plus contente que lui.

Je sais pas qui l’a envoyé mais… c’étaient des gens puissants. Le jour du procès, alors que tout l’accusait, un greffier est arrivé, a glissé quelques mots au juge et tout est parti en fumée, l’enquête, mon témoignage, le fait que j’ai failli mourir… tout ça parce qu’il y a eu un vice de procédure. Un putain de vice de procédure qui arrangeait pas mal de monde. Mais j’en ai pas su plus. Comme dit, à peine relâché on lui a réglé son compte donc je pense que je le saurai jamais. Surtout que…on va dire que je me suis pas promenée que dans les archives d’une seule boite ces dernières années, si tu vois ce que je veux dire.

C’est pas facile de parler de ça, mais en même temps ça me fait du bien. C’est pas avec mes parents que je peux lancer le sujet, alors à part Penny et Jarod… Je hoche doucement la tête quand il parle de Jarod, et qu’il me demande s’il s’occupe bien de moi. C’est adorable comme pensée, mais je fronce les sourcils, surprise et en même temps amusée par la suite de sa phrase. Il me propose tout simplement d’envoyer des gens pour aller me surveiller.

Tu… t’as des gens qui font ça ? Je veux dire tu… payes des gens qui peuvent jouer les gardes du corps ?

La preuve qu’il est encore plus riche et plus influent que ce que je pensais. Sérieusement. Il a une armée de gardes du corps personnelle !

Maintenant qu’il est mort je pense que… que ça devrait aller. Mais c’est gentil de proposer. Tu n’es pas obligé de faire ça. Après tout, j’ai été ton employée et c’est tout, tu ne me dois rien…

Je lui accorde un petit sourire timide. Et en même temps, je cogite. Je peux pas lui dire que je me suis fait approcher par le gouvernement, ou plutôt les services secrets, et je bosse pour eux en échange de faire disparaître mes « bêtises » faites depuis quelques années. Et qu’un agent de la CIA détaché au MI6 m’a aidé à mettre le doigt sur la théorie du complot qui entoure mon agression ? Je suis passée de l’autre côté de la barrière maintenant, et je ne pourrai plus jamais bosser comme je l’ai fait par le passé. Les temps changent.

Je sens que j’ai déjà assez abusé de son temps, alors je me relève et passe de nouveau mon blouson avant de récupérer ma besace, que je mets sur mon épaule.

J’ai été contente de te revoir Arthur. J’ai beaucoup aimé bosser avec toi tu sais ? Notre soirée à l’ambassade était quand même bien épique… Je te souhaite plein de bonnes choses pour la suite, et que t’aies plus besoin de jouer les James Bond chez les russes. C’est passé une fois, mais deux ça risque de coincer… Bye !

Je tourne lentement les talons. Ca me fait drôle de me dire que c’est la dernière fois que je le vois. Ces conneries de hacker une ambassade russe, c’est clairement le truc que je peux plus faire, maintenant que la reine a un œil sur moi. Dommage, dans un sens, je me dis qu’avec lui on aurait pu encore faire quelques coups d’éclat mémorables. Mais entre les missions peinardes et la taule, je choisis la tranquillité. Mais il va me manquer. Après tout, on oublie pas la personne qui nous a donné notre premier baiser.



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MessageSujet: Re: Free At Last - Arthur   Dim 2 Nov - 23:15


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Apparemment, ce Jarod était quelqu’un de bien, vu la tête qu’elle faisait. Tant mieux, je pouvais lui faire confiance, dans ce cas là. De toutes façons, le sort d’Ashley ne m’appartenait pas et il fallait bien qu’elle ait quelqu’un pour l’aider et pour la protéger. Je ne pouvais pas jouer ce rôle, quand bien même ça m’aurait plu de le faire. Je ne pouvais que la surveiller d’un peu loin, sans savoir exactement ce qu’elle faisait de sa vie. Je ne pouvais que prendre de ses nouvelles de temps en temps et ce serait tout… Etait-ce suffisant ? Aucune idée, mais c’était tout ce que je pouvais faire. Elle sembla également impressionnée que je puisse envoyer des hommes dans son quartier pour surveiller les allées et venues. Elle oubliait parfois que j’étais multimillionnaire, et que l’argent, je le jetais par les fenêtres dans n’importe quel domaine. Croyait-elle vraiment que cette entreprise, que cet immeuble se gardaient tous seuls, la nuit ? J’avais plus d’une dizaine d’hommes qui patrouillaient, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, de jour comme de nuit. Ce n’était pas rien. Enfin… c’était rien comparé à ce que je pourrais demander pour sa sécurité à elle.

« Maintenant qu’il est mort je pense que… que ça devrait aller. Mais c’est gentil de proposer. Tu n’es pas obligé de faire ça. Après tout, j’ai été ton employée et c’est tout, tu ne me dois rien…
-Au contraire ! Tu m’as beaucoup aidée, et tu n’es pas une employée pour moi, tu es une amie ! »

Elle rougit encore un peu à cette remarque, et je me félicitai de réussir à la faire rougir aussi facilement. Elle acceptait difficilement les compliments, tout de même, alors qu’elle devrait crouler sous ces derniers. Nous restâmes silencieux pendant un temps, après cela, et je ne sus que faire et que dire pour meubler. J’étais gêné d’avoir appris cela si tard. Si j’avais été un peu plus présent, peut-être que je l’aurais su en temps voulu et j’aurais pu l’aider à ma façon, qui savait ? Je m’en voulais un peu, du coup, et ça pouvait vite me rendre fou.
Soudain, elle se releva et reprit son sac, sans un mot. Je voyais son petit sourire rassurant, et je savais qu’elle allait s’en aller. J’étais triste qu’elle reparte si vite, alors qu’elle venait d’arriver. Elle pouvait rester encore un peu, si elle le souhaitait… même si je savais qu’elle n’avait pas grand-chose à faire ici, en réalité. Mais j’aimais sa présence, et la voir partir, ça m’inquiétait. Et s’il lui arrivait encore quelque chose ??

« J’ai été contente de te revoir Arthur. J’ai beaucoup aimé bosser avec toi tu sais ? Notre soirée à l’ambassade était quand même bien épique… Je te souhaite plein de bonnes choses pour la suite, et que t’aies plus besoin de jouer les James Bond chez les russes. C’est passé une fois, mais deux ça risque de coincer… Bye ! »

J’eus un sourire nostalgique quand elle évoqua l’ambassade. C’était plus qu’épique, c’était magnifique. Ca avait été dangereux, mais bon sang, sentir l’adrénaline couler dans mes veines, ça faisait du bien, et je savais qu’Ashley, malgré la frayeur qu’elle avait pu avoir, pensait la même chose. Plus rien ne serait jamais pareil désormais… mais c’était bon d’avoir pu vivre ça, au moins une fois. La prochaine fois, je lui demanderais quelque chose de plus légal, j’avais bien compris que c’était ce qu’elle recherchait. Je trouverais une excuse pour la retrouver. Mais en attendant, nous pouvions nous revoir comme ça, sans prétexte, juste pour boire un café, non ?

« On va se revoir, n’est-ce pas ? Passe de temps en temps au bureau, tu seras toujours la bienvenue ici, Ashley ! »

Après un sourire, elle tourna les talons pour de bon, et je me rendis compte qu’une page se tournait alors. Quand la reverrai-je ? Aucune idée, mais j’espérais que ce soit rapide, et que l’on attende pas aussi longtemps. Non pas que j’étais accro à cette fille, mais je voulais m’assurer que tout allait bien pour elle… Je n’avais pas été présent dans sa vie ces dernières semaines… j’allais me rattraper, du moins essayer de me rattraper…
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