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 It's just a normal day... [Ft. Arthur]

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MessageSujet: It's just a normal day... [Ft. Arthur]   Lun 18 Aoû - 21:41


It's just a normal day

feat Arthur M. Jameson




- Mais c'est qui ce type, exactement?
- Tim, tu n'est pas censé poser de questions. De toute façon, tu sais très bien qu'on ne t'enverras pas dans un mauvais plan. Tu fais comme d'habitude, c'est à dire ton boulot.
- N'empêche, j'aime bien savoir à qui j'ai affaire avant d'avoir la personne en face de moi. Merde, Gianni, c'est pas comme si je vendais du raisin!

Un petit rire amusé se fit entendre à l'autre bout de la ligne. Puis il y eu un raclement de gorge et l'homme reprit, sur un ton un peu plus sérieux cette fois-ci.

- Allez, ne commence pas à discuter les ordres, veux-tu? Dis-toi que si tu est à Londres, c'est qu'on te fait confiance. Et surtout, qu'IL te fait confiance, tu le sais. Bref, je dois te laisser. Rappelle quand tu auras fini.

Le jeune homme n'eu même pas le temps de dire quoi que ce soit que son interlocuteur avait déjà raccroché. Il remit son téléphone dans sa poche tout en lâchant un long braillement. Lui qui avait cru qu'il pouvait se reposer ce jour-là... le travail l'appelait. Non pas que Timeo ne l'aimait pas, au contraire. C'est juste qu'il n'avait pas très bien dormi et qu'une journée de repos n'aurait pas été de refus. Enfin, c'est comme ça que ça fonctionnait, dans son métier: horaires irréguliers, pas vraiment de vacances et, bien évidemment, pas de statut. Mais au final, il avait l'habitude de cela, et il ne s'en était jamais plaint. Alors, il s'étira, tentant d'oublier son dos douloureux, et il se leva de son canapé. Il se motiva en se disant que ça ne pourrait pas être bien long et qu'il était payé pour ça à la fin. Aucune raison donc à rester chez lui. De toute façon, il avait plutôt intérêt à faire ce qu'on lui disait... S'il ne voulait pas finir comme certains avaient finis en jouant les fortes têtes.
Alors oui, il était peut-être un parfait petit soldat, obéissant à n'importe quel ordre de ses supérieurs. Oui, si le Parrain lui demandait de sauter du haut du Big Ben dans une piscine de jardin à moitié remplie d'eau, il le ferait. Il n'avait pas grand chose à perdre. Et il savait qu'il y avait peu de chance qu'on lui demande de faire ça. Déjà parce que ça ne servirait à rien. Et de deux, parce que c'était un très bon moyen de se faire remarquer. Et c'est absolument le contraire de ce que Timeo devait faire.
Son rôle était au contraire de jouer un jeu. De se faire passer pour quelqu'un de parfaitement normal afin de cacher à tous sa véritable identité. C'est ce qu'il faisait depuis qu'il était tout jeune. Et qu'il continuait encore plus depuis deux ans qu'il avait débarqué de sa Sicile natale pour se retrouver en Angleterre, un peu paumé, mais sachant déjà ce qu'il devait faire. Son boulot ne changeait pas beaucoup. Il avait juste des relations avec des personnes du monde entier, et ça, ce n'était pas banal, et même plutôt bien.

Il prit donc une douche rapide et s'habilla comme n'importe quel jeune de son âge s'habillerait: jean, t-shirt et sweat, prit un sac remplit de tout ce qu'il avait besoin et sortit de chez lui. Il claqua la porte de son appartement, saluant au passage sa voisine de palier, une femme âgée, à l'air adorable et qui, comme beaucoup de monde ici, pensait que Timeo était étudiant à l'université. Il pouffa discrètement. Que les gens pouvaient être naïfs et crédules!

En sortant, il s'alluma une cigarette et, des écouteurs dans les oreilles, entreprit de marcher jusqu'au lieu de rendez-vous. Ce n'était pas bien loin de chez lui, alors il pouvait se le permettre. Il se fondait dans la masse avec sa démarche et ses allures de jeune étudiant. Personne ne faisait attention à lui, entre ces londoniens pressés ou ces touristes ébahis par tout ce qu'ils voyaient. Il n'avait l'air de rien, et de tout à la fois. Même s'il se crispait un peu en passant devant des policiers, il savait pertinemment que ces derniers ne lui demanderait pas de fouiller son sac. Encore heureux d'ailleurs, parce que sinon, il serait cuit...

Il arriva sur les lieux du rendez-vous avec 20 bonnes minutes d'avance. Il s'agissait d'un pub, remplit d'un certains nombre de personnes, juste assez pour ne pas se faire remarquer. Timeo s'installa à une table en retrait, attendant patiemment celui avec qui il avait rendez-vous. Puisque le jeune mafieux ne pouvait se permettre d'être en retard, il arrivait toujours très en avance. Ce qui lui permettait aussi de commencer à réfléchir à certaines choses avant d'entamer une discussion. Et si l'homme dont on lui avait parlé ne venait pas? Il chassa vite ceci de ses pensées. Non, il avait du mal à imaginer que quelqu'un, quel qu'il soit, refuse quelque chose proposée par la Cosa Nostra. Enfin, il y avait des courageux... quoi qu'il en soit, vu l'offre qui avait été faite, beaucoup de gens auraient été intéressés par le gros chèque qui était à la clé. Même si cela impliquait de travailler avec l'une des plus dangereuses puissances criminelles du monde...  

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MessageSujet: Re: It's just a normal day... [Ft. Arthur]   Mar 26 Aoû - 14:08

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Ce jour-là était particulier pour moi. J’avais vu Ashley la veille, nous avions bien discuté, et j’avais été pratiquement choqué de savoir qu’elle n’était plus sortie de chez elle depuis des semaines. Nous avions pu discuter, et elle me paraissait aussi normale qu’au premier jour, tout allait bien, tout allait mieux, en fait. J’étais ravi de savoir qu’elle me comptait encore parmi ses connaissances, voire peut-être un peu plus et je me disais que ça pouvait vraiment toujours servir d’avoir une amie hackeuse professionnelle. Et en plus elle était douée ! Parce que des hackeurs, je pouvais en avoir des centaines à mes pieds. Alors qu’Ashley, elle était unique. Et parfaite !

Mais ce qui m’attendait aujourd’hui n’était pas du tout du même ressort. Autant la veille, je ne m’y attendais pas, même si c’était tout de même considéré comme un rendez-vous, autant aujourd’hui, j’étais plutôt préparé. Et je m’attendais au pire. Négocier avec la mafia ? J’avais hacké l’ambassade de Russie grâce à Ashley, je pouvais bien négocier avec la mafia italienne, non ? Bon, ce n’était pas exactement la même chose, mais les russes sont tout aussi mordants que les italiens… surtout lorsque l’on touche à leurs intérêts.
Au départ, je m’étais demandé pourquoi diable la mafia italienne voudrait de mon alcool. Et après, les rouages de mon cerveau s’étaient mis à tourner un peu plus vite et plus efficacement et j’avais compris : en réalité, ce n’était pas pour l’alcool qu’ils me voulaient, mais plutôt pour la deuxième face de mon entreprise : le trafic de drogues. Et d’alcool. Mais je doutais que ça les intéresse plus que cela. Le whisky, ce n’était pas vraiment leur truc, si ? Peu importait, j’avais rendez-vous avec une sorte de garde d’avant-poste, un négociateur peut-être, quelqu’un qui pourrait m’éclaircir sur les prestations de son groupe, et sur ce qu’ils voulaient de moi également. Je n’avais pas à m’en faire… je connaissais déjà un peu la bête, et j’allais les mater sérieusement si jamais il y avait un souci quelconque.

Un inconnu au bataillon m’avait donné rendez-vous à côté de Westminster, dans la matinée. Je m’étais préparé avec soin, comme d’habitude, prêt à tout et surtout à faire des affaires. Dès l’après-midi, si je sentais que quelque chose de louche se préparait avec ces types, je n’hésiterais pas à appeler Aleera pour que cette dernière me donne plus d’informations quant à ce groupe. Elle devait connaître toutes les mafias, et toutes leurs caractéristiques ! Elle m’aiderait sans me faire faux bond, et si j’avais besoin de plus de ses services, alors je l’appellerais par la suite, à nouveau. Elle serait ravie de m’aider.

Mais je ne savais pas pourquoi j’étais si sur mes gardes. Ce n’était pas grand-chose en soi, juste un rendez-vous de courtoisie… où nous allions déjà parler affaire. Rien qui ne nécessite de sortir des menaces, des armes à feu, ou ce genre de choses… Non, tout irait bien. Mais je préférais largement mes collaborateurs russes que les italiens. Pas la même culture… et le sang chaud, également ! C’était un défaut que je ne devais pas oublier : les italiens partaient au quart de tour, si quelque chose n’allait pas dans leur sens, et je n’avais pas très envie de mourir, en ce moment !

Je fus surpris de remarquer que nous avions rendez-vous dans un pub, tout ce qu’il y avait de plus normal. J’aurais pensé qu’ils auraient peut-être voulu mettre les petits plats dans les grands… à moins qu’ils ne veuillent rester discrets. Mais pourquoi le feraient-ils ? C’était la mafia. Ce n’était pas une petite organisation clandestine, non, tout le monde connaissait cette organisation. Mais lorsque j’entrai dans le pub, et que le patron me reconnut et m’indiqua directement une table, je fus encore plus étonné de voir que j’aurais à faire à un gamin.

Quel âge pouvait-il avoir ? Quinze ans ? Seize ans ? Non, peut-être un peu plus quand même. Je n’étais pas bon pour donner un âge aux gens. Mais ils les recrutaient de plus en plus tôt. Je pensais soudainement à Ashley. Elle aussi était jeune, et je l’utilisais également. Mais elle n’avait aucune pression. Elle n’était pas menacée de mort si jamais elle refusait de faire quoi que ce soit, ou bien si elle faisait mal son boulot. Je n’étais pas un barbare. Ce gamin, dont j’ignorais alors jusqu’au prénom, il était clair qu’il avait une foutue pression sur les épaules. Et pourtant, il avait l’air plus décontracté que n’importe qui dans ce pub.

« Bonjour, je suis Milligan. »

Mon deuxième prénom était toujours celui que j’utilisais dans ces moments-là. Il me servait pour ma seconde entreprise, ma meilleure entreprise, celle qui était gâchée des gouvernements mais que chacun de nous autres connaissait. Je ne savais pas si ce petit avait entendu parler de moi, je ne savais pas s’il me connaissait, mais d’entrée de jeu, il fallait qu’il m’appelle comme ça. Arthur était réservé au commerce légal. Milligan au reste. Il n’y avait qu’Aleera qui m’appelait Arthur, parce que nous étions proches et parce qu’elle était… une amie !

« Ils vous recrutent au berceau, maintenant ? »

Bien malgré moi, mes mots avaient dépassé ma pensée et je me retrouvais assis à la même table que mon cadet, complètement abasourdi par le fait qu’il soit si jeune. Et si un jour il devait m’arriver de régler son compte, de demander à un de mes agents de le tuer ? Evidemment, je le ferai sans réfléchir, mon entreprise avant tout, si vraiment il y avait un danger… mais c’était un enfant. Il pourrait presque être mon fils, si j’étais un peu plus vieux et lui un peu plus jeune. Mais vu le regard qu’il me lança, je compris qu’il avait choisi cette vie… et je m’en étonnais.
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MessageSujet: Re: It's just a normal day... [Ft. Arthur]   Sam 30 Aoû - 10:22


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Timeo n'eu pas tellement longtemps à attendre que la personne avec qui il avait rendez-vous arrive. Il pianotait sur son téléphone un message disant un Gianni qu'il était bien sur les lieux et qu'il attendait désormais, quand il sentit que quelqu'un s'approchait. Il leva vivement la tête pour découvrir un homme d'une trentaine d'années qui s'installa en face de lui, levant un regard étonné sur le jeune homme qui lui faisait face. Timeo le salua d'un hochement de tête et rangea son portable. Il allait bientôt pouvoir commencer à discuter affaires et ça ne lui déplaisait pas. Son interlocuteur se présenta sous le nom de Miligan. Le jeune mafieux nota ce nom dans sa tête, ainsi que ce visage pour ne plus jamais l'oublier. C'est comme ça qu'il procédait, au cas où il aurait besoin de recontacter ce type dans le futur. En effet, ça pouvait toujours servir. Et le sicilien avait appris que, plus on avait de contact, mieux c'était.

- Je suis Timeo.

Il n'avait pas dit son nom de famille, bien sûr. Déjà, parce que celui qui lui faisait face ne l'avait pas dit non plus, à moins que Miligan ne soit le nom de famille, mais il en doutait fortement. De toute façon, il ne précisait jamais son nom, ou alors mentait sur celui-ci. Pour son prénom, cela dépendait. Mais dans ce genre de situation, il ne voyait pas l'utilité de le cacher. Il portait avec fierté ses origines, après tout.

Il fronça les sourcils quand Miligan lui fit une remarque en rapport avec son jeune âge. Il ne savait pas comment prendre ces propos. Peut-être que l'homme était tout simplement étonné de se retrouver face à quelqu'un de si peu âgé, par rapport aux contacts que ce type avait déjà dû avoir dans sa vie. Ou alors c'était une moquerie, ça, Timeo ne pouvait pas le savoir. Toutefois, le ton ne lui avait pas semblé tellement ironique. Il garda donc son calme, surtout qu'il savait que ce ne serait pas très apprécié s'il commençait à s'énerver juste pour ça. De plus, Gianni lui avait répété maintes et maintes fois de ne jamais manquer de respect aux contacts qu'il avait en Angleterre. Alors, il se contenta de répondre avec une voix posée, le plus naturellement du monde.

- Monsieur, sachez qu'en Sicile on considère que, plus tôt nous apprenons, plus efficaces nous sommes.

C'était une de ses citations préférées, et il la trouvait totalement juste. C'est ce qu'on lui avait toujours appris. Si il avait été recruté plus tard, il n'aurait sûrement pas décollé pour l'Angleterre à cet âge-là. C'est au bout de plusieurs années de bons et loyaux services, et d'un acquis de confiance de la part de ses supérieurs qu'il avait pu saisir cette occasion. Et ça, il ne pouvait pas le regretter.
"Au berceau"... l'homme n'imaginait même pas à quel point cette expression collait à la situation de Timeo. Même s'il n'avait pas été engagé à proprement dit dans son berceau, il était quand même très jeune la première fois qu'il avait eu affaire à la Cosa Nostra. Il étira un sourire.

- Si vous voulez tout savoir, j'ai commencé à 5 ans

Cela pouvait évidemment paraître particulièrement jeune, et c'était un fait très improbable pour ceux qui vivaient loin de l'Italie. Mais pour siciliens et italiens, ce fait était "normal". Du moins, on savait très bien que la mafia, surtout sicilienne, prenait contact avec les plus jeunes pour être sûr de les initier à leur art le plus tôt possible. Les enfants ne se rendaient pas souvent compte de ce dans quoi ils s'engageaient. Et puis, la plupart du temps, il s'agissait d'enfant issus de familles pauvres, et comme la mafia payait les services rendus...
C'était de cette façon que Timeo s'était fait engagé. C'est vrai qu'au début, l’atmosphère lui avait semblé étrange, mais il avait fini par s'y faire et au final bien l'aimer.

Bref, il comprenait qu'on puisse avoir du mal à croire qu'un tout jeune majeur puisse avoir une telle importance dans ce genre d'affaires. Mais d'un autre côté, cela permettait que la police n'est pas trop de doutes sur lui. Qui se méfierait d'un étudiant qui à l'air d'un jeune comme les autres? Très peu de monde, à coup spur. Et ça ne pouvait être qu'avantageux pour Timeo.

- Bien, ne perdons pas plus de temps. Ah, j'oubliais. Vous avez des questions? Je sais qu'on ne vous a pas donné trop de détails pas rapport à notre rencontre, alors...

Timeo se disait que Miligan se posait sûrement des questions, et avait peut-être quelques doutes. En effet, la Cosa Nostra n'était pas du genre à partir dans de longues explications par téléphone. C'est pour ça que le jeune homme proposait toujours de répondre aux questions de ses interlocuteurs quand ils se trouvaient face à face. Du moins, dans la limite du possible...


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MessageSujet: Re: It's just a normal day... [Ft. Arthur]   Dim 31 Aoû - 23:07

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Timeo, puisqu’il s’agissait du prénom du jeune homme qui me faisait face, ne sembla pas particulièrement retourné par le fait que je sois si surpris de son âge. En réalité, je ne savais pas exactement quel âge il avait, mais il était clair qu’il n’avait pas plus de vingt-ans, c’était impossible. Même si je n’étais pas très doué pour donner un âge en voyant une personne, je pouvais quand même déduire un truc pareil. Ça se voyait. Comment on pouvait engager des personnes si tôt ? Elles avaient toute la vie devant elles, et elles risquaient de mourir à chaque seconde… Je savais que je n’étais pas un bon exemple, là-dessus, techniquement. Premièrement, parce que j’avais décidé de faire des choses illégales très jeune moi aussi, en suivant mon père. Deuxièmement, parce que j’avais envoyé la femme que j’aimais sur le terrain au lieu de la préserver. Même si j’étais avec elle, ce jour-là… je ne pouvais pas oublier mes regrets. J’aurais dû la laisser en arrière. C’était pour cette raison que je ne devais pas penser à mon parcours pour comparer. Je faisais la même chose que la mafia sicilienne, non ? En tout cas, je le vivais ainsi, même si c’était plutôt une autre dimension, ici. Peu importait, ce n’était pas mon fils, ni mon neveu, ni mon frère, et s’il mourait, ça ne changerait pas spécialement ma vie.

« Monsieur, sachez qu'en Sicile on considère que, plus tôt nous apprenons, plus efficaces nous sommes. »

Je comprenais le point de vue, mais je ne comprenais pas l’utilité de la chose. S’ils se faisaient enrôler tout petits, à quoi pouvaient-ils servir ? On les élevait selon une certaine morale, et après ? Ils devaient quand même attendre avant de pouvoir faire leurs armes, si je pouvais utiliser cette expression. Ils n’allaient tout de même pas se rendre utile alors qu’ils portaient encore des couches, si ? Ce serait ridicule… mais j’avais le sentiment que le travail commençait le plus tôt possible, comme Timeo venait de me le déclarer.

« Si vous voulez tout savoir, j'ai commencé à 5 ans »

Cinq ans… Je ne savais pas si je devais rire ou pleurer, mais de toutes façons, je n’avais pas à montrer plus d’émotions que la surprise que j’avais laissé échapper quelques instants auparavant. Ce n’était pas mes affaires, et en plus, nous n’étions pas là pour discuter des modalités d’entrée dans la mafia. Je savais que mes « amis » russes faisaient également la même chose. Evidemment, il fallait les prendre sous leurs ailes très tôt pour qu’ils leur soient fidèles. Ils ne pouvaient pas choisir par eux-mêmes, ces pauvres petits enfants. Et le gamin que j’avais en face de moi avait été conditionné pour faire ce qu’ils voulaient. Moi je m’en foutais : du moment qu’on faisait un marché, qu’il y avait de l’argent qui sortait et rentrait, ça m’allait. Mais ce pauvre gamin… sa tête pouvait sauter n’importe quand, et ça me révoltait. Ce n’était pas le moment de s’en préoccuper cependant, et s’il ne changeait pas de sujet, je le ferais moi-même. Je n’avais pas de temps à perdre et nous étions là pour des choses très sérieuses, très certainement.

« Bien, ne perdons pas plus de temps. Ah, j'oubliais. Vous avez des questions? Je sais qu'on ne vous a pas donné trop de détails pas rapport à notre rencontre, alors... »

Des questions ? Oui, j’en avais plusieurs, mais nous y viendrions, non ? On ne m’avait pas renseigné plus que cela sur la nature de ce rendez-vous et je ne savais pas réellement à quoi m’attendre, quelque chose que je détestais par-dessus tout, bien sûr, parce que j’adorais avoir le contrôle sur tout ce que je faisais. Avec une mafia, cependant, je préférais me taire et ne pas donner de directives qui pourraient leur déplaire. Ce n’était pas la peine de me les mettre à dos tout de suite, et puis… il n’allait rien se passer, pas de transactions de quelque sorte que ce soit, du moins pas pour aujourd’hui. Nous allions simplement discuter. Et dès que je rentrerais, je brieferais Aleera. Pas la peine de perdre du temps à rechercher des choses par moi-même.

« Eh bien… en effet, peu de détails m’ont été donné, j’espérais que vous pourriez m’en donner un peu plus. »

Je me tus quelques instants, cherchant les mots exacts, essayant de ne pas paraître trop anglais. Je détestais ça, paraître anglais. J’étais irlandais, et plus je vivais dans cette ville trop grande et trop bruyante, plus je devenais comme ses habitants, et je n’aimais pas ça. Ce n’était qu’une question de fierté nationale, tout simplement. En temps normal, je n’avais rien contre les anglais… tant qu’ils ne me piquaient pas mon air et mon espace vital.

« Je ne sais pas pourquoi je suis ici, en réalité. Le parrain veut faire affaire, évidemment, mais que veut-il ? Pour quand ? »

Oh, les deadlines n’étaient pas un problème, je pouvais toujours me débrouiller. J’étais le grand patron, après tout, je pouvais faire ce que je voulais, activer mes agents pour qu’ils se bougent les fesses et qu’ils augmentent les rendements et la production, mais encore une fois, tout dépendait de la demande. Bien sûr que s’il fallait que je produise le double de ce que je faisais en un jour pour le lendemain, nous n’allions pas nous entendre. Gare à moi si je disais non, évidemment… mais gare à eux s’ils ne touchaient qu’à un seul de mes cheveux. J’avais du monde derrière moi, je n’avais pas peur de me faire toucher, bien au contraire.
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MessageSujet: Re: It's just a normal day... [Ft. Arthur]   Lun 22 Sep - 15:33


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Miligan n’avait pas lui non plus l’air d’un homme qui perdait du temps inutilement. Lui aussi voulait aller à l’essentiel. Bien. Cela convenait tout à fait à Timeo. Ça évitera des problèmes de ce côté-là. Perdre du temps… le jeune homme se demandait comment certaines personnes pouvaient supporter cela. Le temps de perdu n’est jamais rattrapé. Dans ce cas-là, quelle est la raison justifiée de le faire? Cela faisait partit des questions auxquelles le jeune sicilien n’avait aucune réponse.
Il reporta donc son attention sur l’homme. Il avait des questions, bien sûr. Timeo s’y était attendu. Le contraire lui aurait d’ailleurs semblé étrange. On a toujours des questions quand on entre en contact avec la mafia et toutes ne sont pas bonnes à poser. Il fallait savoir lesquelles convenait à la discussion. Bon, si une question n’avait pas été appropriée, sûr que le jeune sicilien n’aurait pas répondu et, si son interlocuteur avait insisté, sûrement serait-t-il parti, ou bien aurait-il insisté.
Quoi qu’il en soit, Milligan ne posa aucune question qui aurait valu ce genre de réaction. Il se contenta de demander des précisions sur le but de ce rendez-vous. Il ne savait pas très bien pourquoi il était là, mais il était venu quand même (chose commune me direz-vous, étant donné la curiosité naturelle de l’être humain... Oui, et aussi parce qu’on ne refuse pas grand chose à la mafia).
Timeo, lui, savait parfaitement ce qu’il faisait aussi, logique. Gianni lui avait détaillé précisément en quoi consistait le rendez-vous ce jour-là. Il savait ce qui intéressait la mafia chez ce Miligan, ainsi que ce qu’il allait lui proposer.

- Comme vous pouvez vous en douter, on en pas ici pour discuter du temps qu’il fait.

Un trait d’humour? Non, Timeo n’avait pas envie de rire aujourd’hui. Surtout que sa phrase n’avait rien de particulièrement drôle. C’était juste sortit comme ça de sa bouche. Il voulait aussi prouevr à son interlocuteur qu’il était professionnel et qu’il ne risquait pas de s’égarer sur des sujets sur lesquels ils n’étaient pas censés discuter.

- La mafia s’est intéressée à… votre travail.

Pas besoin de préciser duquel il s’agissait, tout deux savait bien ce que cela signifiait. Du trafic de drogue et d’alcool, voici ce que cet homme, sous ses airs de chef d’entreprise bien dans son costume, cachait. Timeo parlait d’une voix normale, pas basse mais pas trop élevée non plus. Même s’il y avait peu de chance qu’on les entendent avec ce boucan, c’était plus prudent.

- Nous voudrions vous proposer une sorte de partenariat. Vos produits vont jusqu’en Italie et en Sicile. La mafia les revends. En échange, vous recevez bien sûr une parti du bénéfice que cela engendrera. Mais vous êtes aussi assuré d’être protégé. Votre nom ne ressortira jamais. Nous ne trahissons jamais les membres de notre organisation, comme nous ne trahissons jamais nos collaborateurs.

Ce que disait Timeo n’avait rien d’un mensonge. En effet, les membres des différentes mafias italiennes et siciliennes se devaient de respecter la loi de l’omertà, la loi du silence. Celui qui la rompait était assuré que ses jours étaient comptés.

- Vous n’aurez aucun problème si vous respectez le contrat.

Le sicilien insista sur cette phrase. La mafia était très fidèle aux règles qu’elle s’imposait elle-même. Et d’un autre côté, elle voulait que ceux qui collaboraient avec elle le soient ici. Sinon… enfin, je pense que vous avez compris.

- Il n’est pas bien compliqué. Tout d’abord, vous devez bien sûr gardez le silence sur cette collaboration, ne parlez jamais de tout cela à personne, cela va de soi. Ensuite, ne cherchez jamais à comprendre plus de choses que celles que l’on vous dis. Ne posez pas trop de questions, ça ne vous sera pas favorable.
Voilà. Sachez qu’il n’y a pas de contrat d’exclusivité. La mafia se fiche pas mal d’avec qui vous collaborez, du moment que ça ne lui porte pas préjudice. Ah, et souvenez-vous. Chez nous, une parole est une parole. Vous ne pourrez pas revenir sur vos décisions.
Si vous respectez ces règles, tout se passera bien, pour vous comme pour nous. Par contre,  si vous ne les respectez pas…


Il ne se sentit pas le besoin de compléter cette phrase. La mafia traquait sans relâche les traîtres, où qu’ils soient cachés. Ce n’est pas pour rien qu’elle était appelée la Méduse. Ses tentacules s’étendaient tout autour du globe. Le jeune homme ne connaissait jusqu’alors personne qui avait réussi à leur échapper. Ou alors n’était-t-il pas au courant.

- Bien, la suite et simple. Si vous acceptez, vous devez me jurer que vous respecterez le contrat. Vous n’avez rien à signer. Je vous l’ai dit, tout se joue sur la parole. Vous connaissez tout les termes de ce contrat, il n’y a pas d’informations supplémentaires en tout petits caractères en bas de la page.

Il ne mentait pas sur ce point là non plus. La liste des règles à respecter n’était pas bien longue, mais selon la Cosa Nostra, elle était suffisante.

- Autre chose?

Timeo lui donnait encore la permission de poser quelques questions. Après tout, si elles n’étaient pas trop indiscrètes, ni contraire aux règles exposées précédemment, il ne voyait pas pourquoi il n’autoriserait pas de réponse. Il espérait en tout cas avoir été clair en précis dans ces propos. Tout répéter ne le ravirait pas vraiment...



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MessageSujet: Re: It's just a normal day... [Ft. Arthur]   Sam 4 Oct - 9:22

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Forcément, je m’attendais à une réponse claire et succincte de la part du jeune homme. Je connaissais leurs techniques et leurs façons de marchander, aux Italiens. Je savais également comment ils procédaient si quelque chose ne leur plaisait pas. Et je savais le traitement qu’ils me réserveraient si jamais je n’honorais pas le marché qu’on allait mettre en place Timeo et moi. En clair, j’allais devoir rester sur mes gardes plus que jamais, et peut-être même qu’Aleera pourrait m’aider sur ce coup-là. Je n’avais pas envie de finir dans la Tamise.
J’eus rapidement confirmation pour la demande qui allait m’être faite. Avec cynisme, le jeune homme me répondit que nous n’allions, en effet, pas parler de la pluie et du beau temps. Je n’en attendais pas moins de sa part. Il avait été bien formaté, il parlait presque comme ses chefs. Je les imaginais tous dans une pièce sombre, enfumée par les vapeurs de leurs cigares à cent livres pièce, riant grassement en regardant la scène qui aurait été tournée en caméra cachée. Mon imagination me faisait divaguer, certes, mais il fallait bien le dire, le cliché valait le détour… et je n’étais pas certaine qu’il était si éloigné que cela de la réalité. Je savais qu’il ne fallait pas jouer avec le feu, dans des moments comme celui que je vivais. C’était décisif, et ça pouvait me faire gagner autant que ça pouvait me faire perdre. Autrement dit… les règles se jouaient maintenant, et je ne devais pas me faire avoir !

« La mafia s’est intéressée à… votre travail. »

Préférant garder le silence, je ne répondis pas, conscient que de toutes façons, ça ne servait à rien d’essayer de discuter avec lui. Il avait beau être un gamin pour moi, il n’en était pas moins professionnel et j’avais de suite compris qu’il ne fallait pas trop jouer avec lui. De fait, je me tus, et essayai de garder ma contenance. Je n’aimais pas vraiment que l’on s’intéresse à mon boulot. Surtout quand il s’agissait de la mafia, en fait. Ils étaient pour moi pire que la police, et j’aurais préféré rester loin d’eux plus longtemps. Ça ne m’étonnait pas cependant qu’ils aient eu vent de mes actes et j’étais presque touché, dans un sens, qu’ils veuillent prendre contact avec moi.

« Nous voudrions vous proposer une sorte de partenariat. Vos produits vont jusqu’en Italie et en Sicile. La mafia les revends. En échange, vous recevez bien sûr une parti du bénéfice que cela engendrera. Mais vous êtes aussi assuré d’être protégé. Votre nom ne ressortira jamais. Nous ne trahissons jamais les membres de notre organisation, comme nous ne trahissons jamais nos collaborateurs. »

Un partenariat ? C’était tentant, évidemment, mais je ne savais pas si je devais accepter ou non. J’étais mon propre patron, alors c’était moi qui décidais, mais devais-je accepter ou décliner… ? Après tout, je faisais déjà des affaires plutôt intéressantes avec la Méditerranée. Mais ce que pouvait faire la mafia là-bas, c’était mille fois mieux que ce que je faisais déjà. Et peut-être que je pouvais profiter de leurs « services » pendant un temps, terminer notre « contrat » par la suite, quelques mois, voire années après, et continuer le travail par moi-même. Cependant, je me doutais que ça ne se ferait pas comme ça. Comme il venait de le dire, mon nom ne ressortirait jamais. Je n’allais pas me faire de clients sur leur dos. L’offre était alléchante, bien sûr. Si je pouvais étendre mon trafic à d’autres sortes de personnes que je ne connaitrais pas, c’était tout bénef, et je n’allais pas m’en priver. Néanmoins, j’attendais que Timeo me donne sur un plateau tous les risques que cela apportait pour moi. Tout bon mafieux digne de ce nom faisait une liste des risques, pour mettre la pression à la pression qu’il cherchait à convaincre.

Les menaces tombèrent rapidement. Je ne devais pas parler de ce contrat, à personne, je ne devais pas chercher à aller plus vite qu’eux et à les dépasser, je ne devais pas poser de questions, et je ne devais pas faire machine arrière. Sous peine de me faire sûrement démembrer, torturer, assassiner et autres … Autant dire que j’allais faire en sorte de ne pas leur tomber dans les pattes quand ils seraient énervés, dans ce cas. Je n’avais pas encore dit oui ou non, mais je sentais déjà que je n’avais pas spécialement le choix. Peut-être que je n’aurais pas dû venir… mais l’appât du gain était toujours un appel très fort et j’étais curieux, alors j’étais là, et je sentais que j’allais faire affaire avec eux, par le biais de Timeo.

« Bien, la suite et simple. Si vous acceptez, vous devez me jurer que vous respecterez le contrat. Vous n’avez rien à signer. Je vous l’ai dit, tout se joue sur la parole. Vous connaissez tout les termes de ce contrat, il n’y a pas d’informations supplémentaires en tout petits caractères en bas de la page. »

Je faillis éclater de rire devant la suffisance du jeune homme. Il était vraiment convaincu que personne ne faisait mieux son travail que sa mafia ridicule. Il n’avait jamais rencontré de russes alors… J’avais été en quelques sortes élevé avec eux, je connaissais les trames, je connaissais les tours de passe-passe et je connaissais les moyens utilisés. Je n’étais pas né de la dernière pluie. Je savais aussi que les contrats n’existaient pas. Si quelqu’un tombait là-dessus, non seulement on pourrait remonter jusqu’au parrain, mais aussi jusqu’à moi. Un contrat n’était vraiment pas acceptable. Tout se jouait donc sur la parole et j’allais devoir donner la mienne.

« C’est bon pour moi. Je dois jurer sur quelque chose de particulier, peut-être ? »

Sur quoi juraient-ils, à la mafia ? Y avait-il quelque chose de particulier à honorer éventuellement ? Sur la Bible ? Sur le code d’honneur des membres de la Mafia ? Sur la tête du parrain ? Je riais intérieurement en secouant la tête. J’allais tout de même lui faire une réponse plus évocatrice. Il attendait que je sois clair, et je ne l’étais pas, actuellement. Néanmoins, je trouvais que faire un peu d’humour n’était pas si mauvais que ça, tout de même. Il fallait bien détendre l’atmosphère que je trouvais trop tendue.

« Ok, trêve de plaisanteries. Je jure de respecter le contrat tacite que nous allons passer et de ne pas le briser. »

Une poignée de main, et c’était fini. Je venais d’en quelques sortes vendre mon âme au diable et je ne pouvais plus faire machine arrière. Cependant, j’eus soudainement une question qui ne m’était pas venue en tête avant. Certes, j’y avais pensé, mais je ne savais pas vraiment si je pouvais poser ce genre de questions sans me faire passer pour un idiot. Quitte à me faire insulter d’imbécile, j’allais néanmoins demander !

« Comment on peut se retirer des affaires, avec vous ? On vous envoie une lettre en recommandé avec accusé de réception ? »

Fier de ma tirade, et néanmoins content d’avoir pu le placer sans me faire virer à coups de pied au derrière, je m’enfonçai dans le fond de ma chaise en attendant que Timeo me réponde. Il était hors de question que je devienne comme eux, et que je sois aussi sérieux. Ce n’était pas parce qu’on faisait des affaires que j’allais me plier à toutes les modes.
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MessageSujet: Re: It's just a normal day... [Ft. Arthur]   Mer 8 Oct - 9:38


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Il semblait à Timeo que ce qu’il avait expliqué était clair. Normalement, il ne devrait pas y avoir de questions à ce sujet. Ce n’était pas la première fois qu’il faisait ce genre de discours, il savait très bien comment les manier. Selon lui, il était très bon en la matière. C’est aussi une des raisons pour lesquelles il s’était retrouvé ici, en Angleterre, pour étendre le pouvoir de celle qu’on appelait la Pieuvre. Il était une des tentacules de cette pieuvre, étendue depuis Palerme jusqu’à Londres. Et il en était fier, en plus de ça. Il n’avait pas l’impression d’avoir raté son coup et était pratiquement sûr d’avoir convaincu Miligan. Jusqu’à maintenant, personne ne lui avait dit “non”. Il n’y était pas habitué et ne pouvait pas penser que cela lui arriverait un jour. Pour lui, c’était tout simplement impossible. Gianni lui avait dit “celui qui te refuse une grosse proposition, je m’en occupe personnellement”. Le jeune homme sourit. Gianni l’avait éduqué, bien plus que ses parents ne l’avait fait. Ses parents… ça faisait maintenant 3 ans qu’il n’avait plus eu aucun contact avec eux. Le départ en Angleterre avait achevé de couper les ponts entre lui et sa famille. Il s’en fichait pas mal. Il savait très bien que ses parents condamnait les actions de la mafia. Il avait lu l’inquiétude dans leurs yeux quand ils avaient commencé à se douter de quelques chose. Et il avait toujours fait mine de ne rien savoir. Il avait appris à s’éloigner d’eux peu à peu, de les oublier. “Ils ne t’aideront pas dans ton boulot. Oublie-les, ça sera mieux pour toi. Ce sont tes parents. Ils ne te dénonceront pas, si tout va bien. Ils connaissent les risques. Ils ont trop peurs.”

Le garçon fut tiré de ses pensées quand Miligan reprit la parole. Il demanda sur quoi il pouvait jurer. La réponse était “sur l’honneur” bien évidemment. Mais Timeo ne répondit pas. Il attendait. Son interlocuteur savait très bien que ce genre de promesses n’était pas à prendre à la légère. Encore heureux qu’il soit suffisamment intelligent pour s’en rendre compte, le sicilien n’aimait pas passer son temps avec des idiots. Timeo sera à son tour la main de l’homme. Il considéra que cela suffirait Les risques de non-respect du contrat ne changeaient pas, que ce soit une poignée de main ou autre chose.
Puis Miligan posa une question. Une question qui étonna Timeo, d’ailleurs. Il ne s’y attendait pas. Il croyait qu’ils allaient s’arrêter là et repartir chacun de leur côté. Timeo appellerait Gianni pour lui dire que tout était réglé. Mais non, à priori, il allait devoir rester ici un peu plus longtemps. Bon. Il était bien obligé de répondre à tout. Pour le moment.
Il eu une sorte de petit sourire après la phrase de celui qui se trouvait en face de lui. Oui, ça l’avait fait rire. Mais il n’avait pas le droit de le montrer.

- Vous retirer? Il vous faudrait une sacrée bonne raison. Disons qu’en général, c’est nous qui décidons de mettre fin à un contrat. Vous pouvez bien sûr demander, mais nous ne sommes pas obligés d’accepter. Après, c’est comme vous voulez…

Si le partenariat se révélait inutile ou s’il mettait la mafia en danger, voire en risque de faillite, le contrat s’arrêtait net. Le  partenaire avait le droit de demander la fin du contrat, mais c’était à ses risques et périls…

- Oh, et bien sûr, si vous mourrez, le contrat se finit aussi. Sauf si vous désignez un successeur qui doti nous jurer la même chose que vous.

Il avait parlé franchement. Il aimait parler comme ça. Clair et précis, comme toujours.




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MessageSujet: Re: It's just a normal day... [Ft. Arthur]   Dim 12 Oct - 14:45

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L’expression faciale que m’accorda Timeo par la suite me fit clairement comprendre que ma demande était très idiote. Bon. Un mauvais point pour moi, dans ce cas, mais en tant que chef d’entreprise, je n’aimais pas ne pas avoir mon mot à dire. Ils pourraient faire deux formules, les mafieux. La première, celle qu’ils réserveraient au commun des mortels, et la deuxième, celle qu’ils réserveraient aux gens comme moi, riches, célèbres, et importants. Visiblement, peu leur importait de faire de la bonne ou mauvaise publicité, ils savaient surtout qu’on ne pouvait pas leur refuser quoi que ce soit. Alors soit. J’avais accepté, je devais désormais m’y tenir sans broncher. Le partenariat allait s’avérer plutôt comique dans ce cas… parce que je n’étais pas du genre à me taire et à obéir, et je n’allais tout de même pas hésiter à les emmerder si eux m’emmerdaient. Avec moi, c’était donnant-donnant, et je me fichais d’y laisser ma vie. J’avais du monde qui me protégeait et je redoublerais leurs salaires en mettant les meilleurs agents sur le coup pour moi. Tout irait bien.

« Vous retirer? Il vous faudrait une sacrée bonne raison. Disons qu’en général, c’est nous qui décidons de mettre fin à un contrat. Vous pouvez bien sûr demander, mais nous ne sommes pas obligés d’accepter. Après, c’est comme vous voulez… »

Oh, alors malgré tout ce que je pensais, ils restaient malgré tout un tantinet ouverts au dialogue ? C’était impressionnant et légèrement rassurant… quoique, je ne savais plus ce qui était rassurant, dans ce monde. Néanmoins, je savais une chose : si je faisais ce qu’ils me disaient et que je leur donnais satisfaction, alors il s’agissait pour moi d’alliés que je ne devais pas négliger, et qui ne me négligeraient pas. Autant en prendre soin pour être sûr de ne pas avoir plus de problèmes encore.

« Oh, et bien sûr, si vous mourrez, le contrat se finit aussi. Sauf si vous désignez un successeur qui doti nous jurer la même chose que vous.
-Ben mince alors, vous me voyez déjà enterré… ? Quelle tristesse ! »

Je n’avais pu m’empêcher de lui répondre du tac au tac de la même façon sarcastique que lui. Il n’était pas le seul à jouer dans la cour des grands, en utilisant l’ironie et tous ces trucs là. Mais je l’aimais bien, ce petit, il avait du cran, et même s’il s’était fait enrôler d’une mauvaise façon, je devais dire qu’il se débrouillait vraiment bien et qu’il était carrément doué. Il savait parler aux chefs d’entreprise, et s’il n’avait pas partie de la mafia, j’aurais pu vouloir l’embaucher pour faire de la comm… ça aurait été un atout plutôt utile. Beau gosse, beau parleur et surtout bon vendeur… il aurait été parfait, mais pour ma première entreprise, la clean, celle que je mettais en avant dans les magazines et auprès des gens. Au contraire de mes « homologues » italiens, je ne lui aurais pas fait prendre des risques en l’engageant dans un combat qui pouvait se révéler très – trop ? – dangereux ! Mais chacun ses techniques, et peut-être que c’était lui-même, tout seul, comme un grand, qui avait choisi de travailler en première ligne. Si c’était son choix – ce dont je doutais – alors il avait bien du courage.

« Alors marché conclu, c’est bien ça ? Le partenariat commence aujourd’hui, c’est bien ça ? Quand auront lieu les premiers rendements ? Je veux être tenu au courant, tout de même, alors faites circuler les infos… »

Ce n’était pas une menace loin de là, mais juste un avertissement, pour dire que je n’allais pas plaisanter avec tout cela, et que même si je devais me tenir à carreaux, je n’allais tout simplement pas me laisser faire. Je voulais être tenu au courant des avancées, au moins une fois par mois, sinon ça ne servait à rien de faire équipe… et ça les embêterait autant que ça m’ennuierait, moi.
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MessageSujet: Re: It's just a normal day... [Ft. Arthur]   Sam 29 Nov - 20:10


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Timeo se souvint, presque avec nostalgie, de l'histoire d'un client qui n'avait pas respecté son contrat, ce qui avait fortement énervé la mafia. Timeo avait aidé à mettre le feu chez lui, parce qu'il habitait dans une maison en bois. C'est fou comme ça flambe vite, ces machins-là. Il ne s'agissait pas de tuer l'homme, mais d'un simple avertissement. Histoire de montrer qu'ils ne rigolaient pas, et qu'ils étaient prêts à prendre les mesures nécessaires s'il le fallait.
Le jeune homme espérait ne pas avoir à en arriver là avec Miligan. Ce serait dommage. Mine de rien, ce type lui faisait bonne impression et il appréciait sa répartie. Lui qui avait eu peur de tomber sur quelqu'un d'ennuyant, ou même d'effrayé par la mafia. le genre de type qui ne parle presque pas, qui tremble comme une feuille et qui ne fais que répondre par l'affirmatif, histoire d'éviter de se voir malencontreusement tirer une balle entre les deux yeux. Même si Timeo pouvait aimait ce sentiment de domination et de puissance, il n'avait pas la tête à tomber sur ce genre de personne aujourd'hui. Il était donc ravi d'être tombé sur un homme tel que celui qui se trouvait en face de lui. Il ne perdait pas son temps et sortirait même sûrement de bonne humeur de cet entretien, ce qui n'était pas toujours le cas.

Ce que Timeo appréciait aussi chez Miligan, c'est le sarcasme dont il pouvait parfois faire preuve dans ses réponses, ce qui fut encore le cas. En quelque sorte, cela les mettaient sur un pied d'égalité. Un peu de répartie ne pouvait qu'égayer sa journée. C'est fou comme il pouvait se contenter d'un rien...

- Il faut bien qu'on anticipe.

Peut-être que c'était aussi que la mafia fonctionnait. Il prévoyait que leurs clients, et même leurs collègues, puissent mourir, et voulaient être prêt si cela arrivait. La plupart des humains perdaient tout leurs repères quand un proche décédait, et, pour la mafia, c'était comme perdre du temps. Autant rester droit dans ses bottes et pleurer les morts la nuit. C'était comme ça qu'on faisait fonctionner les affaires.

- Oui, marché conclu.

Son interlocuteur n'avait pas l'air de vouloir plaisanter non plus avec ce partenariat et voulait le plus d'infos, au plus vite. Ça promettait d'être un bon client. Le sicilien était ravi. Il pourrait appeler Gianni et lui assurant que les affaires risquait de marcher de ce côté-là, et qu'il faudrait bien veiller sur Miligan. Car autant dire que la mafia garderait un oeil sur lui, autant pour vérifier qu'il respecte son contrat que pour s'assurer qu'il ne courait aucun danger. S'il se révélait être un bon partenaire, la Cosa Nostra assurerait sa sécurité.

"Si quelqu'un cherche à le buter, on buteras ce quelqu'un avant"


Miligan voulait aussi savoir quand arriverait les premiers rendements. Normal. A sa place, le jeune homme aurait probablement posé la même question. La curiosité l'emporte généralement sur tout les autres sens.

- Ils arriveront très bientôt, rassurez-vous. Je n'ai pas les dates exactes. Et je vous fournirais des infos quand j'en aurais, je ne peux pas décider de tout.
En tout cas, merci d'avoir accepté ce partenariat.


Bon, c'est pas comme si il lui avait laissé un très grand choix, mais un peu de politesse ne pouvait pas faire de mal. N'est-ce pas?


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