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 I am fine [PV Aiden]

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MessageSujet: I am fine [PV Aiden]   Lun 6 Oct - 3:31

Sans trop me rappeler pourquoi, la veille, j’étais partie du bureau à huit heures. Oh! Oui! Nous avions bouclé une enquête – je voulais que mon rapport soit parfait. Je savais très bien que si j’étais à la maison mon attention serait à tricoter un chandail pour bébé plutôt qu’à finir mon rapport. Mieux valait être au bureau. Je m’étais donc acharnée jusqu’à ce qu’un concierge passe la tête dans mon bureau. Regard plein de jugement. Mon gros ventre et moi nous avions plié bagage sur les coups de huit heures quinze. J’avais pris l’ascenseur plutôt que les escaliers – je commençais à ne plus voir mes pieds à vingt-neuf semaines de grossesse. Ça m’étonnait considérant que j’avais facilement réussi à camoufler que j’étais enceinte pendant près de vingt semaines. Mais en l’espace de neuf semaines j’étais passé à un stade de semi-baleine. J’avais beau avoir fait ma médecine, admettre que j’avais besoin de repos parce que mon corps après tout construisait de rien un nouvel être humain qui avait simplement besoin de moi m’était difficile.

Le fait était que sept semaines plutôt, j’avais demandé quelque jours de repos à Lestrade pour la première fois depuis qu’une petite croix bleue s’était dessinée sur le test de grossesse. J’avais donné la même excuse à Greg, la même excuse à John, la même excuse à Aiden et la même excuse à Molly Hooper. De la fatigue. J’avais besoin de me reposer. Le fait était que sept semaines plutôt, j’avais eu des contractions et que dans l’état chronique d’angoisse qu’avait soulevé les trois douleurs vives que j’avais ressentie, j’avais demandé quelque jours de congé. Le bon gros bon sens aurait voulu que j’en parle à John Watson qui était non seulement un bon ami à moi mais aussi mon médecin traitant qui assurait du suivi de mon petit moustique. Non, la seule personne à qui j’en avais parlé, c’était avec Mary Morstan. Parce que c’était une femme. Parce qu’indirectement elle comprenait ce que je ressentais. Parce qu’elle était infirmière et qu’elle avait réussi à me convaincre d’aller prendre quelque jours de congé.

Est-ce que je me doutais qu’elle en avait parlé à d’autre gens?
Oui… nécessairement.

Il ne fallait pas être membre MESNA pour comprendre que j’étais sous surveillance constante. Le regard des collègues-espions de mon médecin traitant et de sa traitre-infirmière qui me servait d’amie ne trahissait rien. Ils attendaient nécessairement que je m’effondre pour venir me mettre en congé forcé. Ça n’arriverait pas. J’avais décidé et que l’on accorde ou pas de l’importance à mon poids, ce n’était pas le petit parasite qui allait décider mais bien moi bon! Bon, j’avouais toutefois que ce fut lui qui eut préséance sur le choix du souper et sur l’heure du coucher – parce que si j’avais vraiment eu un poids majeur, je n’aurais pas soupé en mangeant de la glace et des cornichons et je ne me serais pas endormie sur le sofa de salon avec la cuillère encore en main

Réunion au bureau, debout depuis cinq heures parce que quelqu’un trouvait vachement amusant de donner des coups de pieds dans ce qui était fort visiblement mon poumon, je sentais que ma patience ne serait pas à la hauteur d’une telle observation. Je fixais avec une attention quasiment vitreuse la tasse de café de Greg Lestrade dont l’odeur me donnait encore la nausée – c’était bien simple… j’étais encore aussi malade qu’au premier jour malgré la forme de plus en plus arrondi de mon ventre. La seule adaptation que l’on avait fait depuis que j’avais officiellement dépassé l’apparence de poids d’un cachalot de petite taille, c’était que l’on m’avait déplacé de la chaise au bout de la table jusqu’à celle la plus proche de la sortie. Parce que l’odeur des cafés mélangés à celui des parfums m’avait déjà fait me lever en urgence au beau milieu d’une réunion et j’avais peiné à me rendre jusqu’à la poubelle. Leçon retenue, mon siège avait été déplacé entre Aiden et Greg. Le plus loin possible d’Esther. Arrivée parmi les premières, je m’étais assise sur la chaise. Et si la plupart avait choisi de passer par l’autre côté de la table pour ne pas me déranger, Esther me fit me lever en me passant son café sous le nez.

Mon Dieu! Je rêvais d’un café qui ne me donnerait pas envie de vomir. Je rêvais d’une tasse de café. La tête me tournait. Assise sur ma chaise, je tentais de me convaincre que mon estomac tiendrait le coup pour une rencontre d’équipe d’une heure. Mais au bout de vingt minutes, j’avouais que j’en avais plus qu’assez et d’un air distrait – ayant laissé mon cerveau je ne sais trop ou à l’intérieur de cette semaine de travail qui avait été franchement trop longue pour quelqu’un dans mon état - je pense que j’avais frôlé ou dépassé encore une fois les quatre-vingt heures, je dessinais sur un coin de l’ordre du jour. Je sentis les regards de glace d’Aiden et de Greg sur moi. Je finis par déposer mon crayon et prendre plutôt une longue gorgée de mon jus d’orange dans l’espoir infime que cela vienne contrecarrer le gout amer de la bile qui menaçait de sortir, retirer l'envie d'aller me coucher toute suite et trouver le moyen d'arrêter de voir la salle qui tournait comme un carrousel.

Sans surprise, après la réunion, Greg me demanda de rester : « Vous allez bien, Casey? » me demanda-t-il. Il faut dire que j'avais littéralement appuyée la tête sur le bureau pendant les quinze dernières minutes de la réunion. Après avoir marmonné un truc un peu flou sur le fait que « Bébé bouge alors j’ai moins d’attention… » ce qui en un certain sens évitait la question de comment moi j’allais, j'ai senti le regard de mon patron sur moi. Malgré la tête qui me tournais, je me suis levée de ma chaise. Oh… ce n’était pas une bonne idée. Je ne savais pas si c’était le mouvement qui était trop rapide ou quoi que ce soit mais assez rapidement la pièce se décomposa et je tombais au sol comme une petite poupée de chiffon.

J’ouvris les yeux sur une dizaine d’yeux qui me fixaient avec un air profondément inquiet. J’avais de l’eau dans le visage. Quelqu’un au loin demandait si appelé une ambulance était une bonne idée. Sortant ma médecine pour une rare fois à demi-consciente je grognais : « Appelez pas une ambulance, je vais bien… c’était juste une petite chute de pression. » et je m’assis péniblement. Tourne, tourne la pièce. Quand étais-je embarqué dans un carrousel pour enfants? Je fermais les yeux pendant un petit instant. Si les couleurs pourraient se replacer et que cette DS, Donovan, je crois, dont le parfum m’horripilait pouvait s’en aller de la pièce, ça irait déjà mieux songeais-je.

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MessageSujet: Re: I am fine [PV Aiden]   Mer 15 Oct - 21:50


You're fine ? Please.


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Casey & Aiden



Ce n'est pas comme si je ne l'avais pas prévenu, non rectification, c'est pas comme si tout le monde l'avais pas prévenue. Ça fait un bon moment que son petit ventre vaguement rond ne trompe plus personne. Et pourtant elle continue de s'entêter, à vouloir travailler, parfois jusqu'à bien trop tard le soir, refusant la moindre aide. Oh et je sais ce que vous vous dîtes, on devrait lui dire que ce n'est pas bon pour elle, qu'elle va finir par se faire du mal et tout…. Mais sincèrement, vous pensez que Casey écoute quelqu'un sur cette planète ? Non. Autant se l'avouer. Plus têtue qu'elle, je pense que ce n'est pas vraiment possible.

C'est pourquoi lorsque je la vois s'installer entre moi et Greg ce matin, je ne peux m'empêcher de poser sur elle un regard réprobateur. Elle ne devrait pas être là, pas si tôt et pas avec la tête qu'elle se traîne. Elle serait bien mieux chez elle à se reposer, au chaud sous sa couette, à rattraper les nombreuses heures de sommeil qu'elle essaye d'accumuler pour une raison qui m'échappe complètement. Plutôt qu'à être avec nous de si bon matin, autour d'une tasse de café manquante… Ah oui, parce qu'avec ça… On peut être sûr qu'elle nous rend le contenue de son estomac. Même si pour ma part, j'en aurais bien besoin. Mais bon, ça devra attendre la fin de la réunion. Je vois alors Esther passer avec une tasse brûlante, lui jetant un regard mauvais. Tu cherches vraiment à la faire vomir pas vrai ? Je lève les yeux au ciel, de plus en plus agacé. Va vraiment falloir que je garde mon calme. Juste une heure et ensuite j'ai le droit à ma tasse de café. Ça va le faire.

Je sens mon portable vibrer dans ma poche. Oh. Merde. Sans le sortir de ma poche je coupe l'appel, m'excusant silencieusement auprès de Greg. Heureusement, j'ai la politesse d'avoir mis mon téléphone sur silencieux. Sinon je pense que "Riders on the Storms" aurait eu un drôle d'effet si tôt ce matin. Mon portable se remet alors à vibrer. 'Tain c'est pas vrai… Je soupire discrètement avant de sortir le portable de ma poche, captant du regard le numéro que l'écran affiche. J'émet un claquement de lange contrarié avant de m'excuser auprès de toute le monde, m'échappant de cette réunion, refermant doucement la porte derrière moi.

"C'est pas vraiment le moment pour m'appeler, je suis un peu en réunion là…."

Je soupire.

"Très bien, je… Oui je sais. Je m'en occuperais… Pas maintenant c'est tout. Oui je te rappelle…"

Je raccroche, voyant de l'agitation dans la salle de réunion que j'ai quitté un peu plus tôt. C'est pas possible. Je pars le temps de cinq minutes, et voilà que tout semble s'agiter. Je repasse la porte, mon sang se glaçant dans mes veines lorsque je vois tout le monde autour de Casey, qui semble encore plus pale qu'à l'ordinaire. Je m'approche, l'entendant grommeler que tout va bien. Je lève les yeux au ciel en l'entendant dire que tout va bien.

"Juste une chute de tension ? Casey… C'est inquiétant, surtout avec ta grossesse. C'est pas normal."

Je m'accroupis face à elle, posant mon regard inquiet et quelque peu réprobateur, tandis que je l'observe un peu plus. Ouais t'as vraiment une sale mine. Je passe une main sur mon visage, soupirant une fois de plus.

"Casey… J'accepte de ne pas appeler les ambulances, mais tu me laisses te ramener à la maison, et je t'interdis de protester. Ça fait longtemps que tu devrais être en congé à prendre soin de toi, plutôt que de passer des nuits à bosser ici."

Le ton que j'utilise ne laisse pas place à la moindre contestation. Qu'elle essaye seulement de me dire que tout va bien et je vais finir par réellement m'énerver. Parce que j'en ai marre de cet entêtement qui va finir par la pousser à l'hôpital. Le temps est venu d'être raisonnable Casey.



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MessageSujet: Re: I am fine [PV Aiden]   Dim 19 Oct - 4:36

Assise sur le plancher de la salle de réunion du Yard, je n’ai qu’un seul désir me relever pour réussir à convaincre les paires d’yeux qui me fixent d’un regard inquiet que je vais vraiment bien. Je ne vais pas aussi mal que ce que les autres prétendent… enfin, c’est ce que je me fais croire. Sauf qu’avec le poids de mon petit moustique… sérieusement? C’est tout une bataille de partir seule du sol pour remonter et m’asseoir sur au minimum la chaise que j’ai quitté quelque minutes plutôt. Ce l’est encore pire parce que la tête continue de me tourner dès que j’ai les yeux ouvert. Un petit regard autour de la pièce me confirme qu’Esther rigole dans son coin du bureau – ne pas avoir eu la tête qui tournait autant, j’aurais répliqué une des douze insultes qui traverse mon cerveau gonflé d’hormones pendant un instant – que Donovan me fixe avec son air prétentieuse, que Greg a ce regard de père surprotecteur – j’ai beau lui affirmé que je vais bien, je vois que dans sa tête il me traite de menteuse – et qu’Aiden manque à l’appel. Ce dernier détail me trouble. C’est peut-être un signe que je ne vais pas bien dans le fond. Je ne l’ai pas vu sortir de la salle de réunion. Est-ce qu’il m’avait vu appuyé ma tête sur la table ou pas?

Je rouvre les yeux pour quelque petites secondes. Depuis quand la salle de réunion vient avec une fonction manège de chevaux de bois? Parce que moi, je veux en descendre toute suite. Pourtant, j’entends mon orgueil affirmé que je vais bien. Comme si c’était vraiment pour convaincre quelqu’un que je dise que j’allais bien en restant assise sur le sol. Non, je me rends à l’évidence, pour que les autres me croient, il faut que je me relève du sol. Et vite en plus de ça. Une main appuyée sur mon ventre, je fixe mon regard sur Aiden qui rentre dans la pièce. Je murmure une autre affirmation qui dit que je vais bien et tente de minimiser la scène… « Juste une chute de tension ? Casey… C'est inquiétant, surtout avec ta grossesse. C'est pas normal. » et puis c’est qui qui t’as sonné le cousin? a envie de gueuler une partie de mes hormones. Si quelqu’un sait si je vais bien ou pas… c’est moi bon! Pas personne d’autre dans la pièce.

Luttant contre l’envie de fermer les yeux encore – parce que la pièce tangue moins quand j’ai les yeux fermé, je regarde Aiden se mettre à ma hauteur. Juste à voir le regard sur moi, je me sens jugée à mort. Je ne veux pas retourner à la maison. La maison, c’est ce cocon que je partageais avec mon mari. Quand je suis à la maison, j’ai mal. C’est pratiquement invivable comme douleur. Je me sens devenir folle avec la chambre du bébé qui est rempli de petit pyjama. Je ne me sens pas prête. Je ne me sens pas adaptée à être une mère… mais ça, je ne suis pas capable de l’admettre à personne. Surtout pas à mon cousin qui tente de me raisonner en ce moment même. Un long soupire précède lui qui ouvre la bouche : « Casey… J'accepte de ne pas appeler les ambulances, mais tu me laisses te ramener à la maison, et je t'interdis de protester. Ça fait longtemps que tu devrais être en congé à prendre soin de toi, plutôt que de passer des nuits à bosser ici. ».

Ma réponse c’est d’abord et avant tout un petit grognement. Non, je ne me laisserais pas ordonner le fait que je n’ai pas le droit de protester. Il n’est pas dans mes souliers… il ne comprend pas. J’ai besoin de travailler. Si je ne travaille pas, je vire cinglée. Mon grognement se transforme en un « J’ai pas besoin de congé… » qui est loin de convaincre. Parce que je vois l’espèce de haussement de sourcils de Lestrade qui fait signe aux autres de prendre cinq minutes – surement le temps qui sera nécessaire pour m’évacuer du local – ou pas, pensais-je avec un défi lisible dans les yeux : « Je vais bien! Je le jure… Et puis je suis partie à une heure raisonnable hier soir! »

Le fait que je portais un autre être humain n’influençait pas sur l’heure qui était raisonnable ou pas pour quitter mon bureau. J’étais correcte au bureau bon. J’avais juste envisagé à quelques reprises de dormir blottie dans ma chaise. Mais ce n’était pas la question. Mon regard se planta avec défi dans celui d’Aiden. Lestrade avait cessé de tenter de me raisonner après mes cinq jours de congé. Il avait compris qu’en cas d’urgence, je demanderais du temps pour prendre soin de moi. Mais je n’étais pas encore rendue là dans mon état. Parce que ma main droite placée contre mon ventre, mes yeux brillaient de défi alors que je fixais l’ennemi qui voulait m’envoyer me morfondre en baleine à bosse sur mon sofa de salon – parce que je doutais de mes capacités d’aller me glisser à jeun entre les draps que j’avais un jour partagés avec mon mari. Toujours avec la même attitude suffisante, je répliquais : « Sérieusement, ça peut arriver… bébé est gros, il met de la pression sur plusieurs veines… et causer des chutes de pression quand on se lève trop vite! C’est juste ça qui est arrivé. ».

Je réussis presque à me faire croire pour de vrai que ce n’est que ça. Mon boulot est la méthode que j’ai utilisée pour combler le vide laissé par l’absence de mon mari dans ma vie. Un trou béant. Rassemblant les efforts, je finis par l’appuyer sur mes bras pour tenter de me relever. La pièce tourne un peu moins, ça devrait être correct si je me relève. On pourra faire rentrer les autres dans la salle et reprendre comme si de rien n’était. Ça ne serait tristement pas la seule fois que ma grossesse prolongerait de quelques minutes la réunion. Mais visiblement, passer de la position assise à debout n’était pas facile aujourd’hui. D’un ton capricieux digne d’un enfant de trois ans, j’articulais : « Sauf que je prendrais bien de l’aide pour me relever… ». Pourtant, en me relevant soutenue, je sens mes jambes vacillées sous mon poids et les couleurs à nouveau quitter mon visage. Je suis rendue à mi-chemin entre les deux positions quand je réalise à quel point c’est une mauvaise idée que de me relever du sol. Je grommelle un petit : « Peut-être pas… finalement… je crois que… je vais… » mais je n’arrive pas à décider ce que je vais faire. Je me sens faible et nauséeuse… Aiden a peut-être un point. Rassise sur ma chaise de bureau, je ferme les yeux avec acharnement. « Je vais bien… » répétais-je avec une détermination qui échoue lamentablement. Les larmes que je retiens depuis des semaines menacent de tout engloutir. Le fait que je le répètes, c’est la même chose que quand j’étais petite et que ça n’allait pas bien. « Je vais bien » sur ce ton sec et sans appel, c’est un hurlement de détresse qui veut dire aussi que je n’ai pas envie d’en parler.

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MessageSujet: Re: I am fine [PV Aiden]   Mer 29 Oct - 9:27


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Une heure raisonnable? Je lève les yeux au ciel. Je suis déjà rentré bien tard et lorsque j'ai décidé de quitter mon bureau, elle était encore en train de travailler. Pas de mensonge avec moi Casey. Tu sais que je détestes ça. Encore plus quand on me prend pour un con. À mon tour de grogner entre mes dents serrés. Je soutiens son regard, quelque peu furieux qu'elle se foute de moi de la sorte. Je vous jure que je lève les yeux au ciel une fois de plus lorsqu'elle nous sort que c'est normal et tout et que le bébé doit simplement appuyer sur des veines. Je ne suis pas médecin mais tout de même.

"Casey… J'ai pas bu assez de café pour supporter que tu te foutes de ma gueule de la sorte… Alors je te conseille d'arrêter."

Autant être claire. J'ai vraiment pas le temps pour ça. Enfin, surtout pas la patience. Je ne sais pas combien de fois, combien d'heures nous avons tentés de la raisonner, mais là, c'est le coup de trop. Je ne cesse de soutenir son regard, lui faisant comprendre qu'avec moi, son petit jeu ne fonctionne pas. Ne penses pas m'avoir de la sorte. Je l'aide à se relever, la soutenant du mieux que je peux avec l'aide de Lestrade. Seulement quand je la vois passer du teint "être vivant" à "cachet d'aspirine", je n'attends pas qu'elle en dise plus pour la rassoir. Ouais, ça va pas si bien que ça en fait. Mais genre, vraiment pas. Intérieurement je pousse un long, mais long soupir d'agacement. Je ne sais pas si c'est ma mauvaise humeur ou son entêtement qui me chagrine le plus mais je commence moi-même à être lassé de ses échanges. J'ai l'impression de répéter en boucle et en boucle la même dispute, la même conversation, ressortant les même arguments en vain. C'est comme si elle ne m'écoutait pas et pour être honnête je commence à en avoir marre. Marre de me répéter sans cesse. C'est agaçant et fatiguant. Seulement tout cet énervement s'évanouit au moment où, au milieu de son chapelet de "je vais bien", des larmes commencent à rouler sur ses joues. Tu sais que je déteste de te voir ainsi. Par réflexe je viens la prendre dans mes bras, la laissant pleurer sur mon épaule tandis que je caresse d'un geste rassurant son dos.

"Eh ça va… Écoute… Je vais prendre ma journée et te ramener à la maison, d'accord ?"

Lestrade me regarde un peu comme si je venais de lui apprendre la vérité sur le monstre du Loch Ness, mais il finit par accepter d'un grognement presque mécontent.

"Je resterais avec toi, d'accord ?"

Je lui adresse un sourire qui se veut rassurant tandis que je caresse doucement sa joue. Ça va aller ma belle, je vais m'occuper de toi. Je suis là maintenant.


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MessageSujet: Re: I am fine [PV Aiden]   Mer 29 Oct - 23:22

De ces mots que l’on répète sans cesse, mon « je vais bien » était sans doute parmi les pires. À toutes les sauces, comme un écho inlassable depuis les derniers mois. Mais au fur et à mesure que je le martèle dans la salle de réunion, j’ai vachement l’impression que les mots perdent leur sens. « Je vais bien! » vraiment ? Vraiment ? C’est un beau mensonge. C’est un très très beau mensonge que je répète si souvent dans l’espoir que l’on me croit et que personne ne voit par-dessus le putain de masque. Par-dessus la fille qui est au sol et en désastre. Un instant et tout s’effrite. Mes yeux bouillent de défi même si je ne le veux pas au début. Mais quand je le répète une deuxième fois, les mots me semblent presque caricaturaux dans ma bouche. Je vais « bien » ouais… pour un fantôme avec un dans le four, j’allais fantastiquement bien. Pour un cœur brisé. Pour quelqu’un de complètement effondré, j’allais vraiment bien. Ton sec quand je répète pour une troisième fois que je vais bien m’arrache une première larme qui est rapidement rejointe par les autres larmes en l’espace de quelque secondes. Au début, c’est en silence que je le fais. Je rajoute un quatrième « je vais bien » qui, lui, s’étrangle dans l’espèce de torrent de larmes qui commence à couler avec une véritable force. Ça prend quelques secondes avant qu’Aiden réalise que je suis en train de craquer.

Un dernier effort surhumain que je tente pour le cacher se trouve à être de mordiller ma lèvre inférieure dans l’espoir que ça réussisse à faire étouffer l’espèce de vague de douleur qui m’envahissait avec une force telle. Un hoquet de douleur finit le petit : « je vais bien » qui devait bien être le septième. Aiden me leva doucement et me prit dans ses bras. Non… non… non… Je ne voulais pas. Ce que j’ai, c’est un hoquet de panique. Pas devant Lestrade. Pas ici. Le câlin est zéro confortable avec mon gros ventre qui se dresse comme une limite entre mon cousin et moi. Et ce n’est pas comme d’habitude. Le câlin n’a rien de rassurant. Il me fait peur parce que c’est d’être en train d’admettre que je vais pas bien que je fais. Faiblement, je tente de le repousse : « lâche moi… je vais bien… », hoquetais-je avant qu’un simple explosion de larme engloutisse le fait que je me sente comme une véritable merde. Mais mon nez reste blotti contre son épaule. Ce « je vais bien » là est un mensonge qui est ne trompe absolument personne. La main d’Aiden se dépose dans mon dos et caresse doucement en forme de petit cercle. La plupart du temps, personne ne le voit. Sauf que là… je suis complètement écroulé. Je n’ai pas de masque. « Eh ça va… Écoute… Je vais prendre ma journée et te ramener à la maison, d'accord ? ». Avec une véritable force, je fais non de la tête. Non. Non… je ne veux pas qu’il reste avec moi à la maison. Je ne veux pas y aller. J’ai un petit gémissement paniqué. J’entends Lestrade qui accepte en un grognement. Je ne veux pas… « Je resterais avec toi, d'accord ? ».

Il réussit à captiver mon regard pendant quelques petites secondes. Lentement, il caresse ma joue. Comme une gamine, j’essuie mes larmes de l’endos de ma main. Une chance que j’ai complètement cesser de me maquiller depuis quelques semaines. Je suis un désastre qui a l’air d’un désastre. J’en ai conscience pendant quelque petites secondes. Il m’a fallu quelque temps pour répondre. Péniblement, je reprends un peu de contenance : « Je vais pouvoir revenir demain ? ». Ma voix n’est qu’un tout petit murmure. Je suis pathétique et j’en ai conscience : « S’il te plait… Me renvoie pas à la maison… » . Ma voix n’est qu’un murmure tout faible et je suis incapable de soutenir le regard de mon cousin et encore moins celui de Greg sur moi. Depuis… depuis… je suis la seule survivante de mon couple… je n’ai jamais parlé de comment je me sens et j’en ai conscience. Pénible de juste mentionner le nom de mon amoureux, du père de mon enfant. Je me sens merdique… je me sens fatiguée… mais je trouve la force de murmurer un  « Je veux pas aller à la maison… ça sent encore comme Jesse… »

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MessageSujet: Re: I am fine [PV Aiden]   Lun 3 Nov - 15:51


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Casey & Aiden



On dirait une enfant apeurée qui fond en larme, se rendant enfin compte que tout ne va pas si bien que ça. Mon coeur se serre face à cette détresse qui l'habite actuellement, la laissant en larme dans la salle de réunion sous le regard presque gêné de Greg et le mien. Je pousse un soupir discret avant de chercher son regard, en vain. Il lui faut bien une petite minute avant d'accepter de croiser mon regard à nouveau. Telle une enfant, elle essuie ses joues trempées par les larmes. Elle voudrait revenir demain. Je souris doucement. Elle est pas croyable parfois. Pourquoi s'entêter à vouloir travailler alors qu'elle est enceinte jusqu'au yeux et que visiblement, c'est un supplice de se lever le matin. Je comprends qu'elle ne veuille pas rester seule chez elle, y'a rien cep lus déprimant, et croyez-moi que je le sais… Mais il est évident qu'elle ne peut plus continuer ainsi. En plus de manquer de flinguer sa santé, elle met surtout celle de l'enfant en danger. Et à certains moments, je me demande si elle en a conscience. Je lui adresse un sourire qui se veut rassurant avant d'essuyer le reste de ses larmes.

"Je te promet pas de t'autoriser de retourner au travail demain… Ça dépendra de la tête que tu as demain. Mais si tu veux, tu peux passer la soirée chez moi, qu'est-ce que tu en dis ? Comme ça, tu ne te sentiras pas seule chez toi et en plus tu vas avoir la chance de m'avoir tout pour toi… Tu vas voir, après cette soirée t'auras envie d'un peu de solitude."

Par cette petite phrase j'essaye de lui arracher un sourire, du moins un semblant d'amusement. Mais j'ai vaguement l'impression que c'est vain. Je comprends sa peine et sa douleur, dans une moindre mesure j'ai aussi perdu quelqu'un de précieux, alors je sais à quel point cela doit être difficile pour elle, mais il n'est pas question que je la laisse s'enfermer dans ce cercle vicieux qui la ronge au point qu'elle préfère s'abîmer dans le travail, négligeant sa propre santé par la même occasion. Je me tourne vers Lestrade, lui demandant si je peux avoir ma journée pour m'occuper de Casey. Au moins ça lui évitera de s'inquiéter pour elle, et qui sait, j'arriverais à la convaincre de prendre enfin ce foutu congé. Même si je pense qu'il me faudra plus d'une simple journée pour la convaincre… Seulement ça fait déjà un long moment qu'elle repousse l'échéance, qu'elle tire sur la corde, nous assurant que tout va bien. Y'a à un moment, faut cesser de reculer et se décider à sauter. Mais t'inquiète, je suis là pour te rattraper.

"Allez… Je te ramène à la maison, et je m'occupe de toi. Histoire que tu te reposes un peu."


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MessageSujet: Re: I am fine [PV Aiden]   Lun 22 Déc - 2:56

À trente semaines de grossesse, je n’étais pas rationnelle de m’accrocher ainsi à mon boulot. J’avais conscience en partie de l’absurdité de mon acharnement auprès de mon boulot. Je m’y raccrochais comme une bouée de sauvetage. C’était réconfortant pour moi de savoir que mon boulot existait indépendamment du fait que je me sentais bien ou pas. J’en avais besoin et je le savais très bien. C’était d’une immaturité. C’était comme la chambre de bébé qui n’était pas encore complètement prête avec le berceau pas encore monté – la dernière fois que j’avais tenté d’ouvrir la boîte, j’avais fondu en larme comme une hystérique après une heure de travail à tenter de comprendre le stupide plan incompréhensible qu’il y avait dessus. Aiden voyait dans mon plan et je me doutais qu’il ne disait cela que dans le vain espoir de me rassurer parce qu’il continua : « Je te promets pas de t'autoriser de retourner au travail demain… Ça dépendra de la tête que tu as demain. » et je sais très bien qu’elle n’aura pas changé ma tête. Le poids et le stress m’ont usée. J’ai eu mal. Et je sais que les prochaines semaines seront dures. Bébé bouge beaucoup – surtout la nuit. Mes nuits trop courtes n’étaient pas assez bonnes pour qu’une seule nuit puisse tout changer. Je fixais néanmoins Aiden avec un air tout embêtée alors qu’il continuait de parler.

« Mais si tu veux, tu peux passer la soirée chez moi, qu'est-ce que tu en dis ? Comme ça, tu ne te sentiras pas seule chez toi et en plus tu vas avoir la chance de m'avoir tout pour toi… Tu vas voir, après cette soirée t'auras envie d'un peu de solitude. » Ces mots m’arrachèrent un faible petit sourire. C’était trois fois rien. Un riquiqui peu. Ma main étit bien posée sur mon ventre. Je ne lui avais pas encore fait sentir mon petit moustique. Je ne me sentais pas assez forte pour me lever. « Ça peut être chez moi… faut juste pas me laisser seule. Parce que j’ai… pas encore monté le berceau et… » je cherchais mes mots. Doucement, je fis glisser ma main jusqu’à mon dos. Faut commencer à quelque part non… Je me sentais horrible. Je finis par soupire et rajouter un petit : « Et je sais pas si je suis en état d’être laissée seule physiquement là. » C’est un premier pas vers le fait d’admettre que je ne vais pas bien. Je soutins même pendant une fraction de seconde le regard de mon cousin en disant cette phrase. Je ne voulais pas néanmoins aller aux urgences. C’était probablement que de la fatigue. « Allez… Je te ramène à la maison, et je m'occupe de toi. Histoire que tu te reposes un peu. » comme réponse, j’hochais la tête. Je me relevais très lentement et je m’agrippais de toutes mes forces au bras de mon cousin. J’avais l’impression en quelque secondes d’avoir pris dix ans. J’ai vieilli ou la grossesse a fini par gagné. « Me reposer finalement c’est peut-être une bonne idée… tu sais ce que j’ai envie là… des crêpes avec des myrtilles. »

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I am fine [PV Aiden]

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